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Région : Abitibi-Témiscamingue
Nombre de témoignages : 18
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Karine Thibault
Abitibi-Témiscamingue
Karine Thibault a des contacts avec Emploi-Québec depuis plusieurs années. Ayant quitté les bancs de l'école à l'âge de 16 ans, Karine, sans emploi pendant plusieurs années, demeurait à la maison avec ses enfants. Elle souhaitait toutefois intégrer le marché du travail pour briser la routine quotidienne et relever de nouveaux défis. Sachant que son manque de scolarité et d'expérience était un obstacle à la réalisation de son souhait, elle a pris la décision de reprendre ses études secondaires grâce au programme Alternative jeunesse en 2007.
Après une démarche d'orientation au centre local d'emploi, Karine désirait suivre une formation en cuisine d'établissement pour terminer ses études. Afin de valider son choix professionnel, son agent d'aide lui a proposé un stage d'observation pour explorer l'environnement de travail et les réalités du métier de cuisinier ou cuisinière. Après une recherche active, Karine trouve un stage de deux semaines à la boulangerie-pâtisserie Le St Honoré : « Après la première journée, le cuisinier m'a mise à contribution en m'attribuant diverses tâches. J'ai tout de suite su que j'étais à la bonne place! » , affirme Karine Thibault. Elle devait toutefois terminer sa formation avant de pouvoir trouver un emploi dans ce domaine, mais elle a tellement impressionné le propriétaire du restaurant au cours de son stage qu'il lui a offert un emploi moins d'une semaine plus tard.
C'est sans hésiter qu'elle a accepté le poste, qui s'inscrivait dans le cadre de la mesure Subvention salariale .
Dans son nouveau travail, Karine participe au Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) . Ce compagnonnage permet à un employé expérimenté de former un collègue en lui transmettant son savoir-faire. Après 24 mois d'apprentissage, Karine est sur le point d'obtenir son certificat de qualification pour le métier de cuisinière. Elle a conservé sa motivation tout au long de son parcours, ce qui lui a permis d'obtenir l'emploi qu'elle occupe depuis maintenant deux ans : « Depuis que j'ai intégré le marché du travail, je peux enfin penser à moi et concrétiser plusieurs projets auxquels j'aspirais depuis longtemps. Avant, lorsque j'étais à la maison, j'étais moins motivée, tandis qu'aujourd'hui je sens que j'accomplis quelque chose et j'ai beaucoup plus confiance en moi. Il n'est jamais trop tard pour avoir une belle qualité de vie! »
Jean-François Delisle Roy
Abitibi-Témiscamingue
Originaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Jean-François quitte la région et s'établit à Montréal pour y étudier et travailler. Sa vie bascule quelques années plus tard lorsqu'il apprend qu'il souffre d'un trouble mental. Atteint de schizophrénie, Jean-François a traversé plusieurs épisodes difficiles avant d'être en mesure de comprendre et d'accepter sa maladie. Aujourd'hui, l'emploi qu'il occupe lui permet de s'épanouir et de mener une vie équilibrée.
Après une visite au centre local d'emploi en 2008, Jean-François réintègre le marché du travail dans le cadre du programme Action ( Programme d'aide et d'accompagnement social [PAAS] ) qui a pour objet d'aider les personnes éloignées du marché du travail à acquérir la plus grande autonomie possible sur le plan socioprofessionnel. Il travaille depuis maintenant trois ans pour le groupe de défense des droits en santé mentale de l'Abitibi-Témiscamingue (RAIDDAT).
Jean-François y travaille comme rédacteur. Cette expérience lui a permis de concrétiser plusieurs projets, dont l'écriture d'un livre intitulé L'avis mental , recueil de 24 témoignages de personnes qui, à un moment de leur vie, ont fait la brutale découverte de la maladie mentale. Plus de 1500 exemplaires en ont été distribués gratuitement jusqu'à aujourd'hui. « Dans mon milieu de travail, j'ai reçu des confidences de personnes démunies et désespérées de vivre avec une telle maladie » , affirme Jean-François. Effectivement, c'est à la suite de rencontres, d'ateliers et de cafés-échanges que lui est venue l'idée d'un recueil de témoignages qui pourrait aider à comprendre la maladie, à vivre avec et à vaincre ses tabous. « La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce l'encouragement des gens du RAIDDAT » , mentionne Jean-François. D'ailleurs, la directrice du groupe, M me France Riel, se sent privilégiée de pouvoir l'aider à développer son potentiel avec l'appui financier d'Emploi-Québec.
Prêt à relever de nouveaux défis, Jean-François est déjà sollicité pour un autre projet portant sur l'embauche de personnes aux prises avec un problème de santé mentale. Étant lui-même dans cette situation, il est très conscient des bienfaits que lui procure son environnement de travail : « Le fait d'avoir un travail que j'aime m'a permis de retrouver l'équilibre et d'acquérir de nouvelles compétences, mais surtout, j'ai gagné de la confiance en me prouvant que je suis capable d'accomplir des choses utiles. Je peux enfin vivre en paix, moins perturbé par les angoisses à cause de ma maladie. »
Micheline Barrette et Yvan Herbet, copropriétaires
Abitibi-Témiscamingue
Boucher de métier, Yvan Herbet travaille depuis plus de trente ans à l'épicerie Smith de Guigues avec sa conjointe, Micheline Barrette, qui s'occupe surtout des commandes et du service à la clientèle. En mai 2009, la fermeture du pont occasionnée par des travaux routiers oblige la seule épicerie du village à fermer ses portes. Sous le choc, le couple se retrouve du jour au lendemain sans emploi. Après une recherche d'emploi infructueuse, Yvan et Micheline envisagent de lancer leur propre commerce, une boucherie, puisqu'il n'y en a plus à Guigues. Ayant une grande expérience dans ce domaine, ils sont prêts à faire le grand saut et à devenir travailleurs autonomes après quelques mois de chômage.
Le couple se rend à la Société de développement du Témiscamingue, qui a pour mission de favoriser l'éclosion et la croissance d'entreprises dans la région. C'est après cette visite qu'Yvan et Micheline apprennent l'existence de la mesure Soutien au travail autonome offerte par Emploi-Québec. Tous les deux admissibles, ils obtiennent une aide financière pour une durée de douze mois pour élaborer leur plan d'affaires et fonder leur entreprise. M me Barrette affirme qu'elle n'aurait jamais pensé se lancer en affaires un jour. L'aide d'Emploi-Québec a permis au couple d'investir plusieurs heures dans le démarrage du commerce sans se soucier de l'aspect financier.
Après beaucoup d'efforts et d'investissements, la nouvelle boucherie ouvre ses portes le 3 mars 2010 et, depuis, les affaires vont bien, selon M me Barrette : « Nous sommes fiers de ce beau projet. Ce commerce est l'une de nos plus belles réalisations et la population semble satisfaite d'avoir ce service à proximité. Depuis l'ouverture, notre entreprise a pris de l'expansion. D'ailleurs, nous avons élargi notre stock afin de répondre davantage aux besoins des clients. »
Michelle Michaud
Abitibi-Témiscamingue
Avec sa 5 e secondaire en poche, Michelle est toujours parvenue à se trouver un emploi, que ce soit dans le domaine de l'hôtellerie ou dans celui de la restauration. En 2009, l'entreprise où elle travaille éprouve des difficultés financières; Michelle perd alors son poste et se retrouve au chômage à 57 ans. Loin de songer à la retraite, elle rencontre un agent du Centre local d'emploi de Senneterre pour qu'il l'aide à réintégrer le marché du travail. En plus de se familiariser avec les divers outils du Placement en ligne, Michelle bénéficie des services d'accompagnement offerts par l'organisme Vision-Travail : « J'avais de très bonnes relations avec M me Johanne Mayrand, qui m'a rendu visite à quelques reprises pour m'aider dans ma recherche d'emploi. Je suis très satisfaite de nos rencontres qui m'ont permis d'acquérir beaucoup d'assurance. »
C'est en avril 2010 que Michelle est embauchée par la Maison de la famille de Senneterre grâce à la mesure Subvention salariale . Ses principales fonctions consistent à animer des ateliers pour les aînés des résidences et des HLM. Elle occupe ce poste depuis déjà un an et demi et sa superviseure, M me Isabelle Lizotte, se dit très satisfaite de ses services : « En plus d'être dynamique, Michelle est une très bonne animatrice. Elle a de bonnes idées et les activités qu'elle organise plaisent aux aînés. » Ses efforts ont d'ailleurs porté leurs fruits puisqu'elle a été sélectionnée cette année au gala Les Exceptionnelles, qui honore les bénévoles de Senneterre. Michelle est très satisfaite de son emploi et elle se sent très valorisée : « Je suis toujours fière de me rendre au travail le matin, car je sens que j'accomplis quelque chose et que j'apporte ma contribution à la société. L'aide d'Emploi-Québec m'a grandement été utile, car ce n'est pas toujours facile de se trouver un emploi quand on est un peu plus âgée. »
Réal Bérubé, copropriétaire
Abitibi-Témiscamingue
Fromagerie La Vache à Maillotte
C'est en 1996 que l'entreprise spécialisée dans la fabrication de fromages ouvre ses portes à la population abitibienne. Depuis son implantation, la fromagerie La Vache à Maillotte répond à une demande toujours croissante en misant sur la diversification géographique et la variété de ses produits.
L'augmentation rapide de nos effectifs a eu des répercussions sur la gestion de nos ressources humaines, affirme M. Bérubé, copropriétaire de la fromagerie. Nous manquions de structure et nous étions sur le point de perdre le contrôle. Nous avons donc demandé au centre local d'emploi de nous soutenir dans la croissance de notre entreprise. Nous pouvons désormais profiter des conseils d'un consultant qui nous accompagne dans l'instauration d'un service de ressources humaines et dans la formation des superviseurs. Plusieurs outils ont été mis en place jusqu'à maintenant : grille d'entrevue, programme d'accueil et d'intégration, politique de santé et de sécurité au travail, manuel de l'employé, etc. Nous nous sentons privilégiés de pouvoir profiter de ressources qui nous permettent de faire le point sur nos forces et nos faiblesses afin d'adapter nos stratégies de développement en conséquence.
Le partenariat avec Emploi-Québec, combiné aux efforts investis par notre équipe de travail, a permis à la fromagerie d'évoluer et de demeurer compétitive sur le marché. Nous sommes davantage outillés pour gérer la croissance de notre entreprise. Le centre local d'emploi est un partenaire d'affaires important pour nous et nous avons établi une relation de confiance avec cette équipe de travail très professionnelle et à l'écoute de nos besoins.
Merci de croire en nous!
Francine Grenier et Jeanne Grenier, copropriétaires
Abitibi-Témiscamingue
Fourrures Grenier
Fourrures Grenier est une entreprise familiale qui a officiellement ouvert ses portes en 1978 en Abitibi-Témiscamingue. Nous avons suivi les traces de nos parents et, après trente ans de service, nous assurons aujourd'hui la relève de l'entreprise qui est active dans trois secteurs : fourrure brute, boutique de détail et confection artisanale.
Afin de gérer la croissance de l'organisation, nous avons fait appel à Emploi-Québec à plusieurs reprises dans les dernières années. Qu'il s'agisse de mesures de formation pour l'apprentissage de l'anglais ou de subventions salariales pour l'embauche d'une main-d'œuvre compétente, les services utilisés nous ont permis de demeurer un chef de file dans notre domaine d'activité. D'ailleurs, la formation sur l'implantation de la production à valeur ajoutée offerte par Emploi-Québec a contribué à améliorer nos méthodes de travail et, ainsi, de réduire le délai de production et nos stocks.
Notre entreprise s'est aussi inscrite au programme Innovaxion, fruit de la collaboration de plusieurs partenaires, dont Emploi-Québec. Ce programme favorise l'innovation en offrant de la formation et du coaching avec des consultants qui posent un diagnostic et proposent un plan d'action. Le plan stratégique réalisé l'an passé nous a permis de déterminer nos orientations pour les prochaines années. Plusieurs projets prometteurs découlent de cet exercice, tels que l'agrandissement de la boutique, l'accroissement et la diversification de nos gammes de produits ainsi que l'expansion du réseau de ventes. Ce plan stratégique a complètement modifié les perspectives d'avenir de notre entreprise!
De plus, le diagnostic a fait ressortir la nécessité d'élargir notre équipe administrative. Ayant très peu d'expérience en matière de gestion des ressources humaines, la conseillère aux entreprises du Centre local d'emploi d'Amos nous a soutenus tout au long de notre processus d'embauche. Elle nous a fourni des outils et des conseils pour l'affichage des postes, la grille d'entrevue et l'évaluation des candidatures. Nous avons bénéficié d'un accompagnement respectueux de notre identité et d'une grande disponibilité. Un professionnalisme à toute épreuve!
L'ensemble des efforts fournis par l'entreprise, combiné au soutien d'Emploi-Québec, a permis à Fourrures Grenier de remporter le prix de l'entreprise de l'année au gala Élite de la Chambre de commerce d'Amos en 2011.
Rita Marois, directrice générale de l'équipe administrative
Abitibi-Témiscamingue
Agritibi R. H.
Active principalement dans la grande région de l'Abitibi-Témiscamingue et celle du Nord-du Québec, Agritibi R. H. offre depuis plus de vingt ans une vaste gamme de produits neufs et d'occasion dans les domaines agricole, forestier et industriel, auxquels s'est ajouté le secteur minier. C'est grâce à ce dernier qu'elle a pu surmonter la crise forestière, se développer et prendre de l'expansion afin de pouvoir répondre à la demande de l'industrie minière.
N'étant pas préparée à cette croissance rapide, la direction s'est rendue à l'évidence qu'elle ne pouvait plus fonctionner comme avant et qu'elle avait de nouveaux besoins de main-d'œuvre et d'outils de travail. Elle a donc fait appel aux services d'Emploi-Québec pour l'aider à restructurer son organisation et implanter un service de ressources humaines . Grâce au coaching du groupe de consultants qui a posé le diagnostic approprié, la direction a ciblé plusieurs objectifs de restructuration. Le réaménagement de l'atelier de travail pour le rendre plus fonctionnel et minimiser les pertes de temps, la mise sur pied d'un comité de gestion pour faciliter la communication interservices ainsi que l'implantation d'un programme de relève font partie des projets menés à bien avec l'aide des consultants. Selon M me Rita Marois, directrice générale, « les consultants nous donnent de précieux conseils et nous guident dans nos démarches afin que nous puissions prendre des décisions éclairées et nous préparer à l'avenir. C'est toujours intéressant d'avoir un avis extérieur » .
Grâce à son partenariat avec Emploi-Québec, la direction d'Agritibi R.H. a pu gérer la croissance de l'entreprise en uniformisant ses méthodes de travail. Selon M me Marois, « l'aide financière d'Emploi-Québec a permis à notre entreprise d'avancer plus rapidement dans ses démarches de restructuration et, ainsi, de demeurer concurrentielle malgré les difficultés rencontrées dans les secteurs forestier et agricole. Nous sommes très heureux de la collaboration du Centre local d'emploi d'Amos! » .
Jasmine Pépin
Abitibi-Témiscamingue
En 1999, diplômée du secondaire, Jasmine Pepin entreprend une formation technique en production animale à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe. De retour dans sa région natale, en 2003, elle décroche un emploi à la Coopérative agricole d'Amos, où elle agit à titre d'experte-conseil en production animale. Revenant d'un congé de maternité, en 2008, elle constate que ses services sont de moins en moins sollicités avec la crise agricole que vit la région. Alors en chômage, elle se présente à Emploi-Québec pour explorer différentes possibilités en vue de réintégrer le marché du travail. Elle sait toutefois qu'elle veut se spécialiser en mécanique. « J'ai toujours fait un peu de mécanique. Mon père m'a toujours incitée à aller dans ce domaine » , confie-t-elle pour motiver ce choix peu traditionnel.
D'août 2008 à janvier 2010, Jasmine complète la formation professionnelle en mécanique d'engins de chantier, soutenue par la Mesure de formation d'Emploi-Québec qui lui permet de recevoir une aide financière. La formation se donne à La Sarre, à 140 kilomètres de son domicile de Vassan, ce qui représente au bas mot trois heures de déplacements quotidiens? à la condition que Dame Nature ne fasse pas des siennes! Pendant ses études, la jeune femme bénéficie de deux bourses : l'une, de 500 $, de Chapeau les filles , l'autre, de 250 $, de l'Association canadienne des distributeurs d'équipements.
Depuis peu, Jasmine travaille à la scierie de Domtar, à Val-d'Or. Elle se dit très satisfaite de travailler dans son domaine et entretient d'excellentes relations avec ses collègues masculins. Elle reconnaît devoir une fière chandelle à son conjoint, qui l'a toujours soutenue et encouragée. Et elle conserve un excellent souvenir de ses relations avec le personnel d'Emploi-Québec dont elle dira, en guise de conclusion : « C'est la première fois de ma vie que je voyais un orienteur compétant! »
Abitibi-Témiscamingue
Entreprises Parlec
Situées à Val-d'Or, Les Entreprises Parlec ltée offrent un service d'usinage de pièces à l'industrie du forage. L'entreprise appartient à deux jeunes entrepreneurs, M me Fanny Benoît et son frère Jonathan, qui l'ont acquise il y a quatre ans. Ses principaux clients sont des grands fournisseurs d'accessoires de forage et des compagnies de forage établies partout au Canada.
Aux Entreprises Parlec, le ralentissement économique de la dernière année s'est traduit par une diminution sensible des commandes, entraînant une coupure de 7 des 21 postes de l'entreprise. Soucieux de protéger les emplois restants, les dirigeants ont fait appel au Soutien aux entreprises en risque de ralentissement économique (SERRÉ) d'Emploi-Québec. Ce programme d'aide financière a été lancé au début de la récession afin de permettre aux entreprises de profiter du ralentissement pour former leur personnel au lieu de faire des mises à pied.
Grâce au SERRÉ, les travailleuses et les travailleurs de Parlec ont reçu des formations permettant à l'entreprise de devenir plus concurrentielle, notamment par l'apprentissage de nouveaux logiciels de dessin, l'implantation d'un système de gestion des inventaires et l'initiation à de nouvelles pratiques menant à l'obtention de la certification ISO. Chez Parlec, cette certification est importante, car elle contribue à améliorer la réputation de l'entreprise et la qualité de sa production s'en trouve accrue.
Aujourd'hui, selon M me Benoît, Les Entreprises Parlec se portent bien. Quatre des personnes mises à pied au plus fort de la récession ont été rappelées. L'aide d'Emploi-Québec a été très appréciée et M me Benoît n'hésiterait pas à suggérer à un chef d'entreprise d'y avoir recours.
Abitibi-Témiscamingue
Installations BG
Fondée il y a une quinzaine d'années, Installations BG se spécialise dans l'installation, la réparation et l'entretien d'équipements industriels. Située à Rouyn-Noranda, l'entreprise fait appel au Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) d'Emploi-Québec depuis cinq ans. Ce programme permet à des travailleuses et à des travailleurs d'acquérir des compétences et des connaissances reconnues en soudure, en chaudronnerie et en mécanique industrielle pendant leurs heures de travail. Après avoir complété sa formation, la personne reçoit un certificat de qualification professionnelle délivré par Emploi-Québec.
Luc Bégin, fils de l'un des deux fondateurs d'Installations BG, prenait la relève de son père, il y a trois ans. Selon lui, le PAMT permet de doter les travailleuses et les travailleurs de certificats de compétence qui constituent une garantie de professionnalisme aux yeux d'éventuels clients et clientes. À ce jour, une quinzaine de personnes de l'entreprise ont complété leur apprentissage et obtenu une certification. Cette formation s'avère valorisante tant pour les compagnons que pour les apprenties et apprentis, dont plusieurs reçoivent ainsi le tout premier certificat de leur vie. « Il faut voir les étincelles dans leurs yeux » , dit Luc Bégin.
M. Bégin reconnaît que le PAMT a contribué au succès d'Installations BG et recommande sans hésiter à d'autres entreprises d'y recourir pour accroître la qualification de leur main-d'œuvre.
Cynthia Landriault-Desgroseillers
Abitibi-Témiscamingue
Mon nom est Cynthia Landriault-Desgroseillers et je suis âgée de 23 ans. C'est à l'âge de 18 ans que j'ai décidé de compléter mes études secondaires à l'éducation des adultes afin de pouvoir, ensuite, apprendre un métier. Par la suite, j'ai rencontré une conseillère en orientation d'Emploi-Québec qui m'a proposé, grâce au Programme Découvrir , de faire de courts stages d'observation dans diverses entreprises, dont une animalerie et une clinique d'esthétique. Très attirée par l'esthétique, j'ai décidé de m'inscrire au DEP.
Au début, Emploi-Québec a hésité à me soutenir financièrement puisque les débouchés en esthétique sont parfois restreints. Puis, Emploi-Québec a accepté de le faire dans le cadre du Programme alternative jeunesse . Depuis septembre 2009, je fais partie d'une cohorte d'une vingtaine d'étudiantes en esthétique du Centre Polymétier de Rouyn-Noranda. Je terminerai mon DEP en décembre 2010. Je vois l'avenir avec optimisme.
J'ai eu beaucoup d'aide d'Emploi-Québec, de la conseillère en orientation et de mon agent. J'ai maintenant l'impression de savoir où je vais et je conseille sans hésiter de faire appel aux services d'Emploi-Québec. Mais malgré toute l'aide reçue, il faut demeurer très motivée et très persévérante.
Danny Lafond
Abitibi-Témiscamingue
Le 8 septembre 2008, l'usine Temlam de Ville-Marie, au Témiscamingue, déclare faillite, mettant à pied 80 travailleuses et travailleurs. Mécanicien de machines fixes dans cette entreprise depuis quelques années, Danny Lafond a vu venir les choses et pris des mesures afin d'atténuer le choc de cette fermeture.
Élevé sur une ferme, l'homme de 30 ans se préparait depuis quelque temps à faire un retour à l'agriculture, à Saint-Bruno-de-Guigues. Depuis 2005, il achète de petites parcelles de terre et une ferme, incluant maison, bâtiments et fonds de terre.
En pleine période de démarrage, privé de revenu, M. Lafond consulte Emploi-Québec. Résultat : d'août 2008 à août 2009, il bénéficie du Programme de soutien au travail autonome . En vertu de ce programme, il est soutenu financièrement, alors que ses prestations lui servent de salaire.
Aujourd'hui, Danny Lafond se consacre à temps plein à sa ferme laitière. À moyen terme, il prévoit investir dans le développement de son entreprise.
Danny attribue le succès du démarrage de son entreprise à un ensemble de facteurs, dont l'entraide familiale et l'apport de sa conjointe. Il reconnaît que l'aide d'Emploi-Québec lui a apporté « un outil de plus » sans lequel les choses auraient pris plus de temps.
Tommy Thibodeau
Abitibi-Témiscamingue
À 11 ans, mal dans sa peau, Tommy Thibodeau se découvre un attrait pour la poésie. Aujourd'hui âgé de 21 ans, le jeune Abitibien n'a pour toute scolarité que l'équivalent d'une quatrième année du primaire, ce qui le confine, il le sait, à de petits boulots : commis, aide-cuisinier et, depuis deux ans, concierge. Il vient malgré cela de publier un premier recueil de poésie!
Tout débute par une visite à Emploi-Québec au cours de laquelle Tommy s'enquiert de l'aide disponible pour rédiger et publier sa poésie « qui traite d'un peu tout ce qui se passe dans une vie » . Admis au Programme Jeunes volontaires , il reçoit pendant une année une allocation hebdomadaire pour ses dépenses et dispose d'un budget de 1 800 $ pour produire et imprimer son livre. Il bénéficie aussi d'une aide technique et d'un appui moral du Carrefour Jeunesse Emploi. Son recueil de poésie, intitulé Entre l'ombre et la lumière , tiré à 100 exemplaires, paraît en novembre 2009 et ses ventes « vont bien » .
Tommy caresse le projet de publier un roman fantastique et d'être parolier comme Francis Cabrel. Dans l'intervalle, il aimerait retourner à l'école, car « c'est difficile de trouver un emploi sans diplôme de secondaire » .
Tommy reconnaît volontiers que l'aide financière et morale d'Emploi-Québec a été déterminante dans sa réussite. Toujours, il a senti qu'on s'intéressait vraiment à son projet et jamais il n'a été laissé à lui-même. Sa reconnaissance s'adresse également à la poésie, dont il écrit, dans l'avant-propos de son recueil, qu'elle lui a sauvé la vie : « Sans elle, je n'avançais qu'à reculons. Sans elle, je n'aurais jamais eu le courage de déployer mes ailes dans la vie. » Que dire de plus?
Jean Séguin, directeur général
Abitibi-Témiscamingue
Centre local de développement d'Abitibi-Ouest (CLDAO)
La MRC d'Abitibi-Ouest s'est particulièrement démarquée sur le plan touristique et économique dans les dernières années. Ayant confié le mandat du tourisme au Centre local de développement d'Abitibi-Ouest (CLDAO), elle se signale à l'échelle régionale et provinciale par son dynamisme et ses initiatives promotionnelles novatrices.
La concertation, c'est le secret de l'évolution du tourisme en Abitibi-Ouest. Les acteurs du milieu ont compris l'importance d'établir des partenariats d'affaires avec les entreprises privées et les organismes pour la promotion du territoire et les projets porteurs, en particulier la méga-production Le Paradis du Nord . Ces liens ont un effet de levier économique pour le territoire et contribuent grandement à son essor.
La collaboration s'est améliorée depuis dix ans grâce à la Table touristique de l'Abitibi-Ouest dont Emploi-Québec est membre. Le partenariat avec Emploi-Québec et le Centre de formation professionnelle Lac-Abitibi a permis d'offrir une formation destinée aux intervenants et intervenantes de première ligne, à laquelle ont déjà participé plus de 300 personnes.
« Emploi-Québec joue un rôle considérable dans le succès des actions du CLD en matière de développement économique, de formation de la main-d'œuvre et de promotion de l'industrie touristique de la région. Par sa participation à la Table touristique, je sens que l'équipe d'Emploi Québec reconnaît que le tourisme est un moteur important pour l'Abitibi-Ouest » , souligne le directeur général du CLDAO, Jean Séguin : Emploi-Québec, un partenaire à l'écoute des besoins de notre collectivité.
Daniel Pinet
Abitibi-Témiscamingue
Tout d'abord journalier, puis expéditeur de bois d'œuvre et répartiteur, Daniel Pinet travaille depuis plus d'un quart de siècle dans l'industrie forestière dans la région de Senneterre quand il se retrouve soudain au chômage. Il décide alors de retourner aux études dans le but d'obtenir un diplôme d'études professionnelles. Il s'adresse à Emploi-Québec, dont l'un des programmes lui permet de s'inscrire à un cours qui le mènera à un DEP en mécanique de véhicules lourds. Tout au long de cette formation qui s'étend d'août 2007 à février 2009, il reçoit une allocation de formation qui lui tient lieu de salaire et qui prend en compte le fait qu'il n'habite pas chez lui et qu'il doit s'acheter des outils, des manuels, etc. « C'était bien généreux de la part d'Emploi-Québec » , commente aujourd'hui le récent diplômé, qui étudierait volontiers à temps plein s'il en avait les moyens!
DEP en main, M. Pinet avait retrouvé son optimisme : « Avec ça, j'avais bon espoir de me placer. » Mais c'était sans compter avec la crise économique et l'effondrement du secteur forestier. Les CV qu'il distribue généreusement demeurent sans réponse jusqu'au jour où lui parvient une offre d'une entreprise de Senneterre qui fabrique des maisons modulaires destinées à servir de camps forestiers ou miniers. Le poste de menuisier qu'on lui propose n'a rien à voir avec sa formation, mais qu'importe puisque c'est un salaire assuré et que ça lui permet de demeurer à Senneterre. Il accepte.
Daniel Pinet se dit totalement satisfait de ses relations avec Emploi-Québec : « J'ai eu la meilleure agente au monde et on m'a toujours adressé aux personnes compétentes. » Si jamais on lui propose un poste en mécanique de véhicules lourds à Senneterre, il l'acceptera avec enthousiasme « si, précise-t-il, les conditions de travail me conviennent » .
Anne Arsenault
Abitibi-Témiscamingue
Au Gala de l'entreprise, organisé par la Chambre de commerce de Val-d'Or en 2007, Plaisir de la table remporte un prix pour la qualité de son service à la clientèle. Au gala de 2009, la même entreprise obtient le Prix de la jeune entreprise « pour l'ensemble de sa gestion, sa stratégie de développement et de croissance » . À l'origine des succès de ce commerce d'articles de cuisine se trouve une jeune femme originaire de la Côte-Nord, Anne Arsenault, mère de trois jeunes garçons, qui adore cuisiner et recevoir à sa table.
En 2004, forte d'une expérience de gérante dans des commerces de vêtements et munie d'un diplôme d'études collégiales en commercialisation de la mode, Anne profite du programme Soutien au travail autonome d'Emploi-Québec qui lui assure un salaire pendant un an, le temps de lancer son entreprise. Cette aide se révélera assez déterminante : « Je ne suis pas sûre, reconnaît-elle aujourd'hui, que j'aurais mis cette entreprise sur pied sans l'aide d'Emploi-Québec. » Par la suite, Anne a recours à plusieurs reprises à la mesure de formation d'Emploi-Québec pour elle-même et pour ses employées, dont le nombre varie de quatre à sept selon l'époque de l'année : comptabilité, vente au détail, gestion du stress, gestion des ressources humaines, anglais, etc. Elle estime que ces formations ont été importantes « parce qu'elles nous ont permis de bien faire les choses, d'éviter certaines erreurs » .
Anne Arsenault fait partie d'un regroupement de femmes d'affaires de la Vallée-de-l'Or, un organisme dont elle a d'ailleurs assumé la présidence pendant quelques années. Il lui arrive d'y côtoyer des femmes ayant à affronter des difficultés qui lui rappellent son propre cheminement dans les affaires. Elle se fait alors un devoir et un plaisir de leur suggérer de recourir aux services d'Emploi-Québec.
Josée Gagnon
Abitibi-Témiscamingue
Josée Gagnon travaille à la Commonwealth Plywood depuis 17 ans quand, en juillet 2006, l'entreprise de Tee Lake annonce sa fermeture. Cette mère de quatre jeunes enfants se recycle alors en caissière et en concierge jusqu'au jour où elle apprend que la commission scolaire sollicite des candidatures pour une formation en aménagement paysager. Depuis toujours passionnée de jardinage, elle s'inscrit à cette formation sachant qu'elle peut compter sur une assistance financière d'Emploi-Québec . D'octobre 2007 à novembre 2008, Josée étudie à Ville-Marie, à une heure de route de chez elle, jusqu'à l'obtention de son diplôme d'études professionnelles (DEP) en horticulture. « J'ai trouvé ça difficile, confie-t-elle, parce qu'on était assez peu actifs physiquement et que ça exigeait beaucoup d'attention. »
DEP en main, M me Gagnon décide de mettre sur pied sa propre entreprise de production en serre et d'aménagement paysager à Témiscaming. Emploi-Québec l'appuie financièrement par le truchement de la mesure de soutien au travail autonome et la caisse populaire lui consent un prêt pour s'équiper. Au printemps 2009, elle amorce sa première production dans une serre louée et offre ses services en aménagement et entretien paysagers. À l'automne 2009, elle installe une serre derrière la maison familiale. « Beautécour » (c'est le nom de son entreprise) a désormais pignon sur rue. Pour le moment, M me Gagnon travaille seule, mais elle prévoit engager deux ou trois personnes d'ici quelques années.
Josée Gagnon reconnaît que son projet n'aurait pas vu le jour sans l'aide d'Emploi-Québec. Elle doit également une fière chandelle à son conjoint qui l'a soutenue et encouragée dans les moments difficiles.
Abitibi-Témiscamingue
Les Entreprises Lanoix et Larouche Inc.
Fondées en 1978 et acquises une année plus tard par Denis Belzile et sa conjointe Huguette, qui en sont les deux seuls actionnaires, Les Entreprises Lanoix et Larouche inc. de Saint-Félix-de-Dalquier, à quelques kilomètres d'Amos, sont dans le domaine de la construction.
Comme superviseure, Huguette Belzile est responsable de la gestion des ressources humaines et de la comptabilité de l'entreprise, qui emploie entre 30 et 35 personnes selon l'époque de l'année et dont le chiffre d'affaires est d'environ 5 millions de dollars par année.
Dans ses fonctions, M me Belzile a eu plus d'une fois recours aux programmes d'Emploi-Québec. D'abord au coaching de gestion grâce auquel elle a pu profiter des conseils d'un consultant en comptabilité et d'un autre pour l'aider à préparer la relève de l'entreprise. Ensuite, à la mesure de formation de la main-d'œuvre qui a permis à des employés et employées de se perfectionner en automatisation et en géothermie. Enfin, à la subvention salariale qui a facilité l'embauche de personnes qui, pour diverses raisons - handicap intellectuel, timidité maladive, intolérance au stress, manque de confiance, formation insuffisante, âge, etc. - éprouvent des difficultés à intégrer le marché du travail.
Appelée à évaluer le rôle joué par ces divers programmes dans les succès de Lanoix et Larouche inc., Huguette Belzile affirme que les interventions d'Emploi-Québec ont soutenu le développement de l'entreprise, lui évitant ainsi des difficultés qui auraient pu la mettre en péril. C'est pourquoi elle suggérait récemment à un constructeur de maisons préfabriquées confronté à des problèmes de personnel de faire appel aux services d'Emploi-Québec.