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Région : Estrie
Nombre de témoignages : 11
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Karine Martineau
Estrie
Étant dysphasique de naissance, j'ai eu une vie scolaire difficile. Mon parcours a été plus long et plus ardu que celui de la majorité de mes amis et camarades de classe. Toutefois, c'est avec beaucoup de détermination, de volonté et de persévérance que j'ai terminé ma 5 e secondaire, à l'école pour adultes.
Par la suite, j'ai poursuivi ma route scolaire en suivant une formation subventionnée par Emploi-Québec et en obtenant une attestation de compétences comme aide-ébéniste au Pont de Bois Ébénisterie. C'était une formation de 780 heures à raison de 30 heures par semaine durant 6 mois. Ce plateau de travail m'a permis de mieux me connaître, de me surpasser et d'apprendre un métier.
J'ai tellement aimé mon expérience que j'ai décidé de poursuivre mes études dans ce domaine. En août prochain, je commence ma formation en ébénisterie à l'École nationale du meuble et de l'ébénisterie, à Victoriaville. Je quitte Sherbrooke, mes amis, ma famille pour relever un nouveau défi.
Je suis fière de moi et j'encourage tout le monde à croire en soi.
Marie-Hélène Mercier
Estrie
Âgée de seulement 21 ans, atteinte de rachitisme à la naissance, une maladie de la croissance qui touche le squelette, je suis une fille déterminée et courageuse. Malgré la maladie, mon parcours scolaire et professionnel est varié, mais ô combien chronologique et clair (rectiligne, franc, direct). En 2009, j'ai obtenu mon diplôme d'études secondaires. En 2010, j'ai participé au projet Jeunes en action, et en 2011, au projet Adelante (projet à l'international - aide humanitaire). Cette année, j'ai terminé ma formation de 26 semaines comme aide-ébéniste au PONT de BOIS Ébénisterie. À la fin de ma formation, je me suis trouvée un emploi chez Cuisine Idéale. J'y travaille depuis le 28 mai 2012.
Avant mon arrivée au PONT de BOIS, j'étais une personne plutôt renfermée et peu sûre de moi. Le passage au PONT de BOIS m'a permis de développer ma confiance en moi, en mes capacités de travailleuse, et aussi d'améliorer ma communication avec les gens autour de moi.
Je voudrais remercier tous ceux qui donnent la chance à des personnes comme moi de réintégrer la société, et de pouvoir démontrer que nous pouvons contribuer à la demande croissante des besoins en main-d'œuvre du marché du travail.
Je peux paraître difficile d'approche au premier contact, mais quand je me laisse apprivoiser, vous découvrirez mon magnifique sourire, mon humour décapant et mon talent en ébénisterie.
Mon objectif professionnel : obtenir mon DEP en ébénisterie. Regardez-moi bien réussir!
Jose Arce Saavedra
Estrie
C'est le 19 novembre 2007 que j'ai mis les pieds en sol québécois pour la première fois. Ma femme et moi, ainsi que nos sept enfants natifs de la Colombie, avions choisi Sherbrooke comme ville d'accueil, étant donné que quelques amis colombiens nous y attendaient.
Les quatre dernières années, en Colombie, j'ai travaillé pour ma ville natale, Ibagué située à deux heures de route de Bogota, la capitale de la Colombie. Mais la guerre représentait un danger pour ma vie et celle de ma famille.
Depuis mon arrivée, j'ai suivi les cours destinés aux nouveaux arrivants, j'ai appris le français, intégré les enfants à l'école et encore plus. Nous comptons maintenant un Estrien dans notre famille et nous avons donc huit enfants âgés de 14 mois à 18 ans. Notre nouvelle terre d'accueil est sans contredit le meilleur choix que nous ayons fait pour assurer notre avenir.
Le 9 mai 2011, j'ai entrepris une formation de 26 semaines au PONT de BOIS Ébénisterie, un plateau de travail en ébénisterie financé par Emploi-Québec de l'Estrie. Depuis le 31 octobre dernier, après un stage de deux semaines, je travaille comme aide-ébéniste chez Multi Comptoirs à Sherbrooke. Je suis très heureux de mes choix, et je remercie toutes les personnes qui nous ont aidés, ma famille et moi, à nous intégrer à la société sherbrookoise, québécoise et canadienne.
Danielle Moreau
Estrie
Danielle Moreau, une chauffeuse d'autobus scolaire, s'est présentée au Centre local d'emploi (CLE) de Sherbrooke. Un problème de santé l'avait forcée à arrêter de travailler pendant près d'un an. Les démarches effectuées jusqu'alors n'avaient pas porté fruit et elle se sentait découragée.
L'agente du CLE l'a adressée au Centre d'intégration au marché de l'emploi (CIME), un organisme spécialisé dans l'intégration et le maintien des femmes en emploi dans tous les secteurs d'activités, dont les milieux non traditionnels.
Madame Moreau a participé à un programme de préparation à l'emploi (PPE) au CIME. Cette démarche lui a permis de reconnaître ses compétences personnelles et professionnelles, et lui a appris à les mettre en valeur. Les intervenantes du CIME l'ont aidé à définir ses stratégies de recherche d'emploi : lettre de présentation, CV adapté, préparation à l'entrevue et retour sur l'entrevue.
Une visite d'entreprise à Sherbrooke, dans le cadre du PPE, a été révélatrice. Elle a constaté qu'elle pouvait transférer ses compétences de chauffeuse d'autobus vers un métier d'ouvrière : « En observant les tâches qu'effectuent les cols bleus de la Ville, je me suis rapidement rendue compte qu'avec mon expérience je pouvais occuper un poste de journalière, de préposée de parc ou même de chauffeuse de déneigeuse. Mon choix s'est confirmé sur-le-champ! » .
Madame Moreau a obtenu un emploi de préposée de parc à la Ville de Sherbrooke : « Grâce aux services d'Emploi-Québec et du CIME, j'ai repris confiance en moi, je suis motivée et j'ai obtenu un emploi qui me satisfait. »
Jolyane Plourde
Estrie
Emploi-Québec finance des services propres à la main-d'œuvre féminine, dont le Centre d'intégration au marché de l'emploi (CIME). Le CIME de l'Estrie offre, entre autres, des services pour l'intégration et le maintien des femmes en emploi dans des milieux traditionnellement masculins. En voici un exemple :
Jolyane Plourde obtient son diplôme d'études professionnelles (DEP) en électricité d'entretien en 2008. Au cours de sa formation, elle a assisté à une séance d'information donnée par le CIME. Elle retient qu'un des services offerts par l'organisme consiste à soutenir les femmes qui se dirigent vers des métiers non traditionnels.
Madame Plourde obtient un emploi dans une commission scolaire à sa sortie de l'école. Un an plus tard, l'électricienne éprouve des difficultés relationnelles avec certains compagnons de travail : « J'endurais depuis des mois des comportements sexistes et je ne savais plus comment gérer la situation. Je remettais en question mon choix de travail même si j'adorais mon métier. »
Poussée à bout, elle décide d'appeler au CIME. Une intervenante l'aide à identifier les éléments sur lesquels elle a du pouvoir. Elle apprend à s'affirmer de façon respectueuse et s'aperçoit qu'en utilisant ce moyen, la situation se normalise facilement. Au fil des suivis avec le CIME, elle prend conscience qu'elle possède un leadership naturel et une bonne capacité à communiquer.
« Emploi-Québec m'a permis de bénéficier des services du CIME, ce qui m'a aidé à me maintenir dans mon métier. Si je suis encore électricienne d'entretien, c'est beaucoup grâce à mon intervenante au CIME … »
Pierre Dostie
Estrie
A. Lapointe et fils ltée
Nous tenons à manifester notre grande reconnaissance à toute l'équipe d'Emploi-Québec.
La formation en français et en mathématiques offerte à nos 21 employés a contribué à améliorer leur efficacité et leur estime de soi.
Le professionnalisme et la proactivité du personnel d'Emploi-Québec Estrie méritent d'être soulignés à grands traits, plus particulièrement dans le cas des conseillères et des conseillers du Service aux entreprises, dont nous avons grandement apprécié la célérité et la rigueur.
Merci encore pour votre excellent travail d'équipe.
Marc Lapointe Président
Amélie Labonté, conseillère en ressources humaines
Estrie
Meubles Gober
Nous désirons souligner la contribution d'Emploi-Québec qui, au moyen du programme Soutien aux entreprises à risque de ralentissement économique (SERRÉ), permet à notre personnel d'acquérir de nouvelles compétences.
En effet, avec les connaissances acquises dans le cadre du projet en cours actuellement dans notre entreprise, nos employés et employées accroissent leur polyvalence à chacune des étapes de la production. La meilleure productivité de notre main-d'œuvre qui en résultera nous procurera une plus grande flexibilité et nous préparera à mieux profiter de la reprise économique.
En résumé, la formation obtenue par l'entremise du programme SERRÉ est une expérience très positive pour Meubles Gober, tant pour le développement de ses ressources humaines que pour l'amélioration de la productivité et le maintien en emploi de ses ressources clés.
Merci aux responsables de ce programme, qui fournissent une aide précieuse à des entreprises comme la nôtre dans la période de récession que nous connaissons actuellement.
Cédric Szwab
Estrie
En novembre 2008, la Direction régionale d'Emploi-Québec Estrie recevait, d'une professeure de l'école secondaire Montcalm de Sherbrooke, un appel concernant un de ses élèves, Cédric Szwab. Elle le décrit comme un jeune homme très dynamique avec beaucoup de détermination. Malgré ses qualités, il arrive difficilement à surmonter ses importantes difficultés d'apprentissage, qui risquent d'en faire un « décrocheur » . Toutes les tentatives pour le motiver et l'inciter à persévérer ont échoué, mais elle a fini par découvrir l'étincelle qui anime ce grand bonhomme de 15 ans : Cédric rêve de devenir boucher!
Se sentant impuissante à le « réchapper » seule, elle fait appel aux services d'Emploi-Québec pour trouver une solution. On l'adresse au responsable du Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) à qui elle explique l'intervention et la démarche qu'elle effectue pour monsieur Szwab. Le métier de boucher de détail fait justement partie de ce programme; le responsable communique donc avec un des employeurs associés au programme, qui se montre intéressé.
Cédric a terminé ses cours en juin dernier et travaille maintenant à temps complet pour cet employeur réputé dans le domaine. Le jeune homme s'est inscrit au PAMT en août dernier, ce qui lui permettra d'apprendre son métier dans le cadre d'une démarche structurée de formation. À la fin de son apprentissage, il se verra décerner un certificat de qualification professionnelle confirmant les compétences acquises dans le métier de boucher de détail.
Cédric est convaincu qu'il a fait le bon choix et sa passion pour le métier ne fait qu'augmenter.
Pauline Beaudry
Estrie
À sa première rencontre avec une agente d'Emploi-Québec, Pauline Beaudry venait de terminer un baccalauréat, tout en s'occupant de ses neuf enfants. Nouvellement diplômée, elle croyait que le marché du travail s'ouvrirait facilement à elle. Cela ne s'est pas passé comme elle l'espérait, l'obligeant à recourir à l'aide sociale.
Comme première expérience de travail, elle profite d'une mesure d'insertion en emploi , d'une durée de six mois, en tant qu'intervenante sociale. Tout va bien mais, à la fin, l'organisme pour lequel elle travaillait ne peut, par manque de budget, la garder à son service, même s'il aurait souhaité le faire. Voilà M me Beaudry de nouveau à la recherche d'un emploi.
Elle trouve un emploi à temps partiel dans une maison d'hébergement pour personnes souffrant de maladie mentale. Puis vient un autre emploi à temps partiel à l'organisme Virage Santé mentale.
Aujourd'hui, elle est directrice générale chez Virage. Et depuis cet automne, une fondation qui vient en aide aux familles démunies de la MRC du Haut-Saint-François porte son nom et elle a comme porte-parole officiel le magicien Alain Choquette.
Selon M me Beaudry, c'est l'aide-conseil, le soutien et l'accompagnement de son agente d'emploi (qu'elle nomme son ange) qui a fait toute la différence. Son agente croit plutôt qu'elle lui a simplement offert les outils dont elle avait besoin. Toutes les deux ont probablement raison!
David Boustouller-Durand
Estrie
Âgé de 22 ans et prestataire de l'assistance-emploi, M. Boustouller-Durand avait peu d'expérience de travail. Il a rencontré une agente d'Emploi-Québec pour s'informer sur les services d'emploi.
M. Boustouller-Durand avait déjà fait des démarches auprès du Centre d'études professionnelles de Saint-Jérôme et s'était inscrit à la formation en conduite de camion, cours donné à Sherbrooke. Il attendait une réponse pour savoir si sa candidature allait être acceptée.
Après sa rencontre avec l'agente d'Emploi-Québec, il a accepté de participer aux programmes Alternative jeunesse et Mesure de formation pour le diplôme d'études professionnelles (DEP) conduite de camion. Il a entrepris sa formation avec motivation, s'est adapté au groupe et a réussi ses cours. Sa plus grande difficulté a été de se trouver un stage, étape nécessaire pour obtenir son diplôme.
Même une fois sa formation terminée, il a poursuivi sa recherche de stage avec beaucoup de détermination. Il a obtenu de l'aide d'appoint de son agente et en salle multiservice pour s'outiller dans sa recherche d'un stage ou d'un emploi comme chauffeur de camion dans les régions de Sherbrooke et Montréal. Une lettre d'admissibilité au programme Découvrir lui a été remise pour l'aider dans ses démarches.
Après trois mois de recherches intensives, il a trouvé un emploi de chauffeur de camion pour une entreprise de Granby, qui a accepté de devenir son milieu de stage. Il a finalement obtenu son diplôme officiel et il conduit maintenant un camion sur de longues distances au Canada et aux États-Unis.
André Lalonde
Estrie
En 2007, M. Lalonde a déposé une demande d'aide financière de dernier recours, car il ne recevait plus de prestations d'assurance-emploi. À cette époque, son fils de 21 ans vivait avec lui. Il avait de l'expérience de travail à titre de journalier et d'employé d'entretien ménager. M. Lalonde a un handicap à la main droite, ce qui le limite dans le type d'emploi qu'il peut occuper. De plus, il souffrait alors d'une dépression. Malgré ces difficultés, il désirait faire appel aux services publics d'emploi. Il a rencontré une agente de ces services, qui a fait l'évaluation de son employabilité. Elle a suggéré à M. Lalonde de s'assurer auprès de son médecin qu'il était apte à l'emploi. Il a ensuite rencontré l'agente qui administre le programme PAAS ( Devenir ). Pendant trois mois, il a occupé un poste d'entretien à l'Accueil Notre-Dame. L'expérience s'est ensuite poursuivie chez le même employeur pendant une période de cinq mois, grâce à une subvention salariale . Par la suite, il a été engagé à l'Accueil Notre-Dame comme préposé à l'entretien. L'employeur se dit très satisfait du travail de M. Lalonde, qui ne reçoit plus d'aide financière d'Emploi-Québec puisqu'il a retrouvé sa pleine autonomie.
M. Lalonde est maintenant le formateur désigné pour les gens que le CLE adresse à cet employeur dans le cadre du programme PAAS.