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Catégorie : Citoyens
Nombre de témoignages : 128
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Jeaninne Vizuet
Laval
Je m'épuisais à travailler à différents endroits sans trouver d'emploi permanent. Alors je voulais changer de vie, faire quelque chose de mieux. J'ai décidé de demander de l'aide à Emploi-Québec.
Heureusement, j'ai rencontré Mme Brigitte St-Jacques (agente d'aide à l'emploi au CLE de Laval-des-Rapides, à Laval) et grâce à sa confiance en moi, j'ai réussi à poursuivre mes études. Maintenant, je suis capable d'écrire en français, d'aider mes enfants à faire leurs devoirs et, surtout, d'avoir un emploi stable. Aujourd'hui, j'ai mon diplôme en éducation de la petite enfance et un emploi et, avant tout, je fais ce que j'aime le plus : être en contact avec les enfants et les aider dans leur développement.
Merci beaucoup!
Karine Martineau
Estrie
Étant dysphasique de naissance, j'ai eu une vie scolaire difficile. Mon parcours a été plus long et plus ardu que celui de la majorité de mes amis et camarades de classe. Toutefois, c'est avec beaucoup de détermination, de volonté et de persévérance que j'ai terminé ma 5 e secondaire, à l'école pour adultes.
Par la suite, j'ai poursuivi ma route scolaire en suivant une formation subventionnée par Emploi-Québec et en obtenant une attestation de compétences comme aide-ébéniste au Pont de Bois Ébénisterie. C'était une formation de 780 heures à raison de 30 heures par semaine durant 6 mois. Ce plateau de travail m'a permis de mieux me connaître, de me surpasser et d'apprendre un métier.
J'ai tellement aimé mon expérience que j'ai décidé de poursuivre mes études dans ce domaine. En août prochain, je commence ma formation en ébénisterie à l'École nationale du meuble et de l'ébénisterie, à Victoriaville. Je quitte Sherbrooke, mes amis, ma famille pour relever un nouveau défi.
Je suis fière de moi et j'encourage tout le monde à croire en soi.
Bruce Swartz
Montérégie
Après que mon poste a été aboli, j'ai vécu une période de chômage beaucoup trop longue à mon goût. Étant père de famille monoparentale, j'ai vu ma situation financière devenir vraiment corsée, et je ne savais plus trop où m'en aller du point de vue professionnel.
Lors d'une rencontre au centre local d'emploi, mon agente m'a parlé d'une formation en conduite d'autobus offerte par la commission scolaire de ma région et financée par Emploi-Québec. Ce fut une véritable révélation, car quand j'étais plus jeune, je rêvais de conduire un autobus!
J'ai eu la chance de suivre cette formation qui m'a remonté le moral en plus de changer complètement ma vie. Aujourd'hui, je travaille dans le transport adapté. Alors, chaque jour, j'amène à leurs rendez-vous des personnes de tous âges, atteintes de divers handicaps sévères. Moi qui adore travailler avec le public, non seulement je conduis un autobus comme je le souhaitais, mais en plus, je vis des expériences humaines hors du commun. La société m'a donné un coup de pouce quand j'en avais besoin, et maintenant, j'ai la chance de redonner un peu à mon tour…
Geneviève Gamache
Montérégie
J'étais secrétaire de direction dans une entreprise de transport à Montréal, mais je rêvais depuis longtemps de travailler à mon compte. Comme je voyais ma vie défiler rapidement et que je me sentais prête à faire le grand saut, mon congé de maternité fut le prétexte parfait pour passer à l'action.
Quand je suis allée m'établir à Sorel-Tracy, ma ville natale, mon idée d'entreprise est devenue claire. Toutefois, j'avais quand même besoin qu'on me guide et, surtout, qu'on me fournisse les outils nécessaires au bon démarrage de mon entreprise. J'ai alors bénéficié de la mesure Soutien au travail autonome. Au départ, je ne savais même pas qu'il y avait du soutien financier offert. Ce fut une énorme délivrance pour moi! Cela a fait toute la différence…
Mon entreprise, Eklat Vitrail, a finalement vu le jour en juillet 2007. Elle propose un ensemble de produits et services relatifs au verre : fabrication sur mesure, boutique de cadeaux, formation, réparation, vente de matériaux et création d'œuvres d'art. Mon travail comme entrepreneure est exigeant, mais c'est ma passion. Je ne retournerais plus travailler dans un bureau, car j'adore cette nouvelle vie dans l'action!
Marie-Hélène Mercier
Estrie
Âgée de seulement 21 ans, atteinte de rachitisme à la naissance, une maladie de la croissance qui touche le squelette, je suis une fille déterminée et courageuse. Malgré la maladie, mon parcours scolaire et professionnel est varié, mais ô combien chronologique et clair (rectiligne, franc, direct). En 2009, j'ai obtenu mon diplôme d'études secondaires. En 2010, j'ai participé au projet Jeunes en action, et en 2011, au projet Adelante (projet à l'international - aide humanitaire). Cette année, j'ai terminé ma formation de 26 semaines comme aide-ébéniste au PONT de BOIS Ébénisterie. À la fin de ma formation, je me suis trouvée un emploi chez Cuisine Idéale. J'y travaille depuis le 28 mai 2012.
Avant mon arrivée au PONT de BOIS, j'étais une personne plutôt renfermée et peu sûre de moi. Le passage au PONT de BOIS m'a permis de développer ma confiance en moi, en mes capacités de travailleuse, et aussi d'améliorer ma communication avec les gens autour de moi.
Je voudrais remercier tous ceux qui donnent la chance à des personnes comme moi de réintégrer la société, et de pouvoir démontrer que nous pouvons contribuer à la demande croissante des besoins en main-d'œuvre du marché du travail.
Je peux paraître difficile d'approche au premier contact, mais quand je me laisse apprivoiser, vous découvrirez mon magnifique sourire, mon humour décapant et mon talent en ébénisterie.
Mon objectif professionnel : obtenir mon DEP en ébénisterie. Regardez-moi bien réussir!
Jean-Pierre Briand
Laurentides
Le 2 décembre 2010, M. Jean-Pierre Briand se présente au CLE de Saint-Eustache afin d'obtenir de l'aide et de l'accompagnement dans sa recherche d'emploi.
À cette époque, M. Briand a perdu son emploi à la suite d'un conflit chez son ancien employeur. Bien qu'il possède 30 ans d'expérience dans le polissage de métal, il n'a qu'une « 8 e année ». Cette situation le met mal à l'aise et entrave sa recherche d'emploi.
L'agente d'aide à l'emploi qu'il rencontre alors l'accompagne sur le site Placement en ligne et lui présente le conseiller aux entreprises qui lui fait connaître les employeurs potentiels des environs. M. Briand est très motivé et est même prêt à accepter une diminution de salaire.
À la suite de ses démarches, M. Briand a obtenu une subvention salariale et a été embauché par FACC Solutions Canada, entreprise de polissage de bois à Saint-Eustache. La période de subvention est maintenant terminée et M. Briand travaille toujours. Son employeur est très satisfait de son rendement et lui a donné une augmentation de salaire.
Jose Arce Saavedra
Estrie
C'est le 19 novembre 2007 que j'ai mis les pieds en sol québécois pour la première fois. Ma femme et moi, ainsi que nos sept enfants natifs de la Colombie, avions choisi Sherbrooke comme ville d'accueil, étant donné que quelques amis colombiens nous y attendaient.
Les quatre dernières années, en Colombie, j'ai travaillé pour ma ville natale, Ibagué située à deux heures de route de Bogota, la capitale de la Colombie. Mais la guerre représentait un danger pour ma vie et celle de ma famille.
Depuis mon arrivée, j'ai suivi les cours destinés aux nouveaux arrivants, j'ai appris le français, intégré les enfants à l'école et encore plus. Nous comptons maintenant un Estrien dans notre famille et nous avons donc huit enfants âgés de 14 mois à 18 ans. Notre nouvelle terre d'accueil est sans contredit le meilleur choix que nous ayons fait pour assurer notre avenir.
Le 9 mai 2011, j'ai entrepris une formation de 26 semaines au PONT de BOIS Ébénisterie, un plateau de travail en ébénisterie financé par Emploi-Québec de l'Estrie. Depuis le 31 octobre dernier, après un stage de deux semaines, je travaille comme aide-ébéniste chez Multi Comptoirs à Sherbrooke. Je suis très heureux de mes choix, et je remercie toutes les personnes qui nous ont aidés, ma famille et moi, à nous intégrer à la société sherbrookoise, québécoise et canadienne.
Caroline Joyner
Montréal
J'ai travaillé plus de 14 ans dans les communications, occupant divers postes en marketing et en relations publiques dans le domaine culturel et télévisuel. J'ai eu un enfant ensuite. Habitant à Beaconsfield, je ne supportais plus de devoir affronter la circulation et les inconvénients du centre-ville pour aller travailler chaque jour. Lorsque j'arrivais chez moi, je faisais des exercices de yoga à l'aide de DVD pour me détendre. J'ai alors constaté qu'aucun DVD de ce genre n'était produit au Canada; j'ai donc entrevu la possibilité de produire une série de DVD de yoga. Puis m'est venue l'idée de créer un studio de yoga, où je pourrais enseigner et produire mes DVD d'exercices.
Ayant pris du recul par rapport au marché du travail, après ma grossesse, je me suis mise à mûrir mon idée. Je voulais un endroit spacieux, rappelant les studios de yoga de Californie, où j'ai suivi ma formation. Je voulais explorer une formule différente de celle des nombreux studios que l'on trouve à Montréal, et sans les problèmes de stationnement ou d'espace pour se changer.
Au moment de chercher de l'aide pour élaborer mon projet, mes voisines ainsi que la Fondation du maire m'ont parlé du Soutien au travail autonome . Je suis allée au Service d'aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE), mandaté par Emploi-Québec, pour obtenir l'aide dont j'avais besoin.
J'ai donc suivi une formation sur le lancement d'une entreprise afin de peaufiner mon plan d'affaires. Le Soutien au travail autonome m'a permis de mettre mon projet en ?uvre, tout en continuant à bénéficier d'un soutien technique et financier.
Mon entreprise, Cielo Studios, qui a ouvert ses portes le 6 juin 2011 à Dorval, emploie 33 professeurs dans différentes disciplines. Nous connaissons déjà beaucoup de succès et pensons déjà à agrandir. La production de DVD de yoga fait toujours partie de mes projets. Le travail d'entrepreneure est stimulant et il amène son lot de défis quotidiens!
Grâce à l'aide d'Emploi-Québec, j'ai pu acquérir une formation déterminante dans mon cheminement entrepreneurial. Ce soutien des plus utiles favorise le réseautage avec d'autres futurs entrepreneurs. Et avec la subvention obtenue, je n'ai pas besoin de me verser de salaire pendant les prochains mois pour mieux investir dans d'autres aspects de mon entreprise.
Bruce Huard
Montréal
Cela fera bientôt huit ans que je travaille chez Tim Hortons et j'ai toujours autant envie d'aller travailler lorsque je me lève le matin!
J'ai eu besoin d'un certain temps pour intégrer le marché du travail, mais après beaucoup d'efforts, j'y suis arrivé et j'en suis fier! Au début, j'ai eu de la difficulté à trouver un emploi en raison de limitations intellectuelles légères, alors j'ai demandé une aide financière à Emploi-Québec, qui me l'a accordée. Voyant ma volonté de me trouver un emploi, l'agente d'aide que j'ai rencontrée m'a dirigé vers Action main-d'œuvre . À partir de ce moment, ma vie a changé. L'intervenante d'Action main-d'œuvre m'a aidé à préciser mes besoins et à rédiger mon curriculum vitæ; j'ai pu ainsi obtenir un emploi dans une entreprise de récupération. Mais comme je trouvais que cela ne correspondait pas à mes aspirations, l'intervenante m'a aidé à consulter les offres d'emploi sur le Placement en ligne . Les nombreuses offres dans le service à la clientèle ont attiré mon attention et j'ai souhaité acquérir de l'expérience dans ce domaine. C'est ainsi que j'ai effectué un premier stage chez Tim Hortons.
Grâce à un Contrat d'intégration au travail (CIT) d'Emploi-Québec, j'ai obtenu après mon stage un poste rémunéré chez Tim Hortons. À la fin de mon contrat de deux ans, mon employeur, très satisfait de mon travail, m'a gardé comme préposé à l'entretien général. Mon travail me permet d'effectuer différentes tâches, en cuisine aussi bien qu'au service à la clientèle.
Cet emploi me permet d'acquérir de l'expérience et une grande autonomie, mais aussi de développer mes habiletés interpersonnelles. J'ai appris à me faire confiance et à croire en mes capacités. J'apprécie, encore aujourd'hui, l'aide dont j'ai bénéficié pour mon insertion en emploi.
Danielle Moreau
Estrie
Danielle Moreau, une chauffeuse d'autobus scolaire, s'est présentée au Centre local d'emploi (CLE) de Sherbrooke. Un problème de santé l'avait forcée à arrêter de travailler pendant près d'un an. Les démarches effectuées jusqu'alors n'avaient pas porté fruit et elle se sentait découragée.
L'agente du CLE l'a adressée au Centre d'intégration au marché de l'emploi (CIME), un organisme spécialisé dans l'intégration et le maintien des femmes en emploi dans tous les secteurs d'activités, dont les milieux non traditionnels.
Madame Moreau a participé à un programme de préparation à l'emploi (PPE) au CIME. Cette démarche lui a permis de reconnaître ses compétences personnelles et professionnelles, et lui a appris à les mettre en valeur. Les intervenantes du CIME l'ont aidé à définir ses stratégies de recherche d'emploi : lettre de présentation, CV adapté, préparation à l'entrevue et retour sur l'entrevue.
Une visite d'entreprise à Sherbrooke, dans le cadre du PPE, a été révélatrice. Elle a constaté qu'elle pouvait transférer ses compétences de chauffeuse d'autobus vers un métier d'ouvrière : « En observant les tâches qu'effectuent les cols bleus de la Ville, je me suis rapidement rendue compte qu'avec mon expérience je pouvais occuper un poste de journalière, de préposée de parc ou même de chauffeuse de déneigeuse. Mon choix s'est confirmé sur-le-champ! » .
Madame Moreau a obtenu un emploi de préposée de parc à la Ville de Sherbrooke : « Grâce aux services d'Emploi-Québec et du CIME, j'ai repris confiance en moi, je suis motivée et j'ai obtenu un emploi qui me satisfait. »
Jolyane Plourde
Estrie
Emploi-Québec finance des services propres à la main-d'œuvre féminine, dont le Centre d'intégration au marché de l'emploi (CIME). Le CIME de l'Estrie offre, entre autres, des services pour l'intégration et le maintien des femmes en emploi dans des milieux traditionnellement masculins. En voici un exemple :
Jolyane Plourde obtient son diplôme d'études professionnelles (DEP) en électricité d'entretien en 2008. Au cours de sa formation, elle a assisté à une séance d'information donnée par le CIME. Elle retient qu'un des services offerts par l'organisme consiste à soutenir les femmes qui se dirigent vers des métiers non traditionnels.
Madame Plourde obtient un emploi dans une commission scolaire à sa sortie de l'école. Un an plus tard, l'électricienne éprouve des difficultés relationnelles avec certains compagnons de travail : « J'endurais depuis des mois des comportements sexistes et je ne savais plus comment gérer la situation. Je remettais en question mon choix de travail même si j'adorais mon métier. »
Poussée à bout, elle décide d'appeler au CIME. Une intervenante l'aide à identifier les éléments sur lesquels elle a du pouvoir. Elle apprend à s'affirmer de façon respectueuse et s'aperçoit qu'en utilisant ce moyen, la situation se normalise facilement. Au fil des suivis avec le CIME, elle prend conscience qu'elle possède un leadership naturel et une bonne capacité à communiquer.
« Emploi-Québec m'a permis de bénéficier des services du CIME, ce qui m'a aidé à me maintenir dans mon métier. Si je suis encore électricienne d'entretien, c'est beaucoup grâce à mon intervenante au CIME … »
Karine Thibault
Abitibi-Témiscamingue
Karine Thibault a des contacts avec Emploi-Québec depuis plusieurs années. Ayant quitté les bancs de l'école à l'âge de 16 ans, Karine, sans emploi pendant plusieurs années, demeurait à la maison avec ses enfants. Elle souhaitait toutefois intégrer le marché du travail pour briser la routine quotidienne et relever de nouveaux défis. Sachant que son manque de scolarité et d'expérience était un obstacle à la réalisation de son souhait, elle a pris la décision de reprendre ses études secondaires grâce au programme Alternative jeunesse en 2007.
Après une démarche d'orientation au centre local d'emploi, Karine désirait suivre une formation en cuisine d'établissement pour terminer ses études. Afin de valider son choix professionnel, son agent d'aide lui a proposé un stage d'observation pour explorer l'environnement de travail et les réalités du métier de cuisinier ou cuisinière. Après une recherche active, Karine trouve un stage de deux semaines à la boulangerie-pâtisserie Le St Honoré : « Après la première journée, le cuisinier m'a mise à contribution en m'attribuant diverses tâches. J'ai tout de suite su que j'étais à la bonne place! » , affirme Karine Thibault. Elle devait toutefois terminer sa formation avant de pouvoir trouver un emploi dans ce domaine, mais elle a tellement impressionné le propriétaire du restaurant au cours de son stage qu'il lui a offert un emploi moins d'une semaine plus tard.
C'est sans hésiter qu'elle a accepté le poste, qui s'inscrivait dans le cadre de la mesure Subvention salariale .
Dans son nouveau travail, Karine participe au Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) . Ce compagnonnage permet à un employé expérimenté de former un collègue en lui transmettant son savoir-faire. Après 24 mois d'apprentissage, Karine est sur le point d'obtenir son certificat de qualification pour le métier de cuisinière. Elle a conservé sa motivation tout au long de son parcours, ce qui lui a permis d'obtenir l'emploi qu'elle occupe depuis maintenant deux ans : « Depuis que j'ai intégré le marché du travail, je peux enfin penser à moi et concrétiser plusieurs projets auxquels j'aspirais depuis longtemps. Avant, lorsque j'étais à la maison, j'étais moins motivée, tandis qu'aujourd'hui je sens que j'accomplis quelque chose et j'ai beaucoup plus confiance en moi. Il n'est jamais trop tard pour avoir une belle qualité de vie! »
Jean-François Delisle Roy
Abitibi-Témiscamingue
Originaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Jean-François quitte la région et s'établit à Montréal pour y étudier et travailler. Sa vie bascule quelques années plus tard lorsqu'il apprend qu'il souffre d'un trouble mental. Atteint de schizophrénie, Jean-François a traversé plusieurs épisodes difficiles avant d'être en mesure de comprendre et d'accepter sa maladie. Aujourd'hui, l'emploi qu'il occupe lui permet de s'épanouir et de mener une vie équilibrée.
Après une visite au centre local d'emploi en 2008, Jean-François réintègre le marché du travail dans le cadre du programme Action ( Programme d'aide et d'accompagnement social [PAAS] ) qui a pour objet d'aider les personnes éloignées du marché du travail à acquérir la plus grande autonomie possible sur le plan socioprofessionnel. Il travaille depuis maintenant trois ans pour le groupe de défense des droits en santé mentale de l'Abitibi-Témiscamingue (RAIDDAT).
Jean-François y travaille comme rédacteur. Cette expérience lui a permis de concrétiser plusieurs projets, dont l'écriture d'un livre intitulé L'avis mental , recueil de 24 témoignages de personnes qui, à un moment de leur vie, ont fait la brutale découverte de la maladie mentale. Plus de 1500 exemplaires en ont été distribués gratuitement jusqu'à aujourd'hui. « Dans mon milieu de travail, j'ai reçu des confidences de personnes démunies et désespérées de vivre avec une telle maladie » , affirme Jean-François. Effectivement, c'est à la suite de rencontres, d'ateliers et de cafés-échanges que lui est venue l'idée d'un recueil de témoignages qui pourrait aider à comprendre la maladie, à vivre avec et à vaincre ses tabous. « La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce l'encouragement des gens du RAIDDAT » , mentionne Jean-François. D'ailleurs, la directrice du groupe, M me France Riel, se sent privilégiée de pouvoir l'aider à développer son potentiel avec l'appui financier d'Emploi-Québec.
Prêt à relever de nouveaux défis, Jean-François est déjà sollicité pour un autre projet portant sur l'embauche de personnes aux prises avec un problème de santé mentale. Étant lui-même dans cette situation, il est très conscient des bienfaits que lui procure son environnement de travail : « Le fait d'avoir un travail que j'aime m'a permis de retrouver l'équilibre et d'acquérir de nouvelles compétences, mais surtout, j'ai gagné de la confiance en me prouvant que je suis capable d'accomplir des choses utiles. Je peux enfin vivre en paix, moins perturbé par les angoisses à cause de ma maladie. »
Micheline Barrette et Yvan Herbet, copropriétaires
Abitibi-Témiscamingue
Boucher de métier, Yvan Herbet travaille depuis plus de trente ans à l'épicerie Smith de Guigues avec sa conjointe, Micheline Barrette, qui s'occupe surtout des commandes et du service à la clientèle. En mai 2009, la fermeture du pont occasionnée par des travaux routiers oblige la seule épicerie du village à fermer ses portes. Sous le choc, le couple se retrouve du jour au lendemain sans emploi. Après une recherche d'emploi infructueuse, Yvan et Micheline envisagent de lancer leur propre commerce, une boucherie, puisqu'il n'y en a plus à Guigues. Ayant une grande expérience dans ce domaine, ils sont prêts à faire le grand saut et à devenir travailleurs autonomes après quelques mois de chômage.
Le couple se rend à la Société de développement du Témiscamingue, qui a pour mission de favoriser l'éclosion et la croissance d'entreprises dans la région. C'est après cette visite qu'Yvan et Micheline apprennent l'existence de la mesure Soutien au travail autonome offerte par Emploi-Québec. Tous les deux admissibles, ils obtiennent une aide financière pour une durée de douze mois pour élaborer leur plan d'affaires et fonder leur entreprise. M me Barrette affirme qu'elle n'aurait jamais pensé se lancer en affaires un jour. L'aide d'Emploi-Québec a permis au couple d'investir plusieurs heures dans le démarrage du commerce sans se soucier de l'aspect financier.
Après beaucoup d'efforts et d'investissements, la nouvelle boucherie ouvre ses portes le 3 mars 2010 et, depuis, les affaires vont bien, selon M me Barrette : « Nous sommes fiers de ce beau projet. Ce commerce est l'une de nos plus belles réalisations et la population semble satisfaite d'avoir ce service à proximité. Depuis l'ouverture, notre entreprise a pris de l'expansion. D'ailleurs, nous avons élargi notre stock afin de répondre davantage aux besoins des clients. »
Michelle Michaud
Abitibi-Témiscamingue
Avec sa 5 e secondaire en poche, Michelle est toujours parvenue à se trouver un emploi, que ce soit dans le domaine de l'hôtellerie ou dans celui de la restauration. En 2009, l'entreprise où elle travaille éprouve des difficultés financières; Michelle perd alors son poste et se retrouve au chômage à 57 ans. Loin de songer à la retraite, elle rencontre un agent du Centre local d'emploi de Senneterre pour qu'il l'aide à réintégrer le marché du travail. En plus de se familiariser avec les divers outils du Placement en ligne, Michelle bénéficie des services d'accompagnement offerts par l'organisme Vision-Travail : « J'avais de très bonnes relations avec M me Johanne Mayrand, qui m'a rendu visite à quelques reprises pour m'aider dans ma recherche d'emploi. Je suis très satisfaite de nos rencontres qui m'ont permis d'acquérir beaucoup d'assurance. »
C'est en avril 2010 que Michelle est embauchée par la Maison de la famille de Senneterre grâce à la mesure Subvention salariale . Ses principales fonctions consistent à animer des ateliers pour les aînés des résidences et des HLM. Elle occupe ce poste depuis déjà un an et demi et sa superviseure, M me Isabelle Lizotte, se dit très satisfaite de ses services : « En plus d'être dynamique, Michelle est une très bonne animatrice. Elle a de bonnes idées et les activités qu'elle organise plaisent aux aînés. » Ses efforts ont d'ailleurs porté leurs fruits puisqu'elle a été sélectionnée cette année au gala Les Exceptionnelles, qui honore les bénévoles de Senneterre. Michelle est très satisfaite de son emploi et elle se sent très valorisée : « Je suis toujours fière de me rendre au travail le matin, car je sens que j'accomplis quelque chose et que j'apporte ma contribution à la société. L'aide d'Emploi-Québec m'a grandement été utile, car ce n'est pas toujours facile de se trouver un emploi quand on est un peu plus âgée. »
Akrem Bounamous
Montréal
Ma femme et moi sommes arrivés au Québec en août 2008. Originaires d'Algérie, nous vivions en France.
J'ai d'abord fait mes propres recherches d'emploi et j'ai trouvé un poste d'agent de sécurité en moins de trois semaines. Or, cet emploi était provisoire, car j'avais la ferme intention de trouver un poste dans le domaine de la gestion. J'avais, en effet, obtenu un baccalauréat en recherche opérationnelle en Algérie et une maîtrise en gestion de production en France.
En me renseignant, j'ai découvert les services d'Emploi-Québec. Je me suis présenté au CLE de Saint-Michel où j'ai été accueilli par M me Marie-Philippe François, agente d'aide à l'emploi. Elle a su être entièrement à mon écoute et a été en mesure de bien m'informer des possibilités qui s'offraient à moi. J'étais admissible à une subvention salariale du Programme d'aide à l'intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) , mais j'ai décidé de changer de parcours. En effet, mon agente d'aide à l'emploi était pour moi une source d'inspiration et je lui ai demandé comment elle avait obtenu son poste. Elle m'a expliqué le processus de recrutement dans la fonction publique.
J'ai donc passé le concours puis, en attendant les résultats, j'ai suivi une formation de caissier dans une institution financière, subventionnée par Emploi-Québec. J'ai ensuite été dirigé vers un stage qui m'a permis d'obtenir un vrai poste dans une institution financière.
Quelques mois après mon embauche, Emploi-Québec m'a annoncé que ma candidature avait été retenue pour un poste d'agent d'aide à l'emploi au CLE de Rosemont?Petite-Patrie, poste que je me suis empressé d'accepter. Aujourd'hui, j'y travaille toujours et je suis plus heureux que jamais!
Grâce à ma formation universitaire, j'ai pris l'initiative de suggérer la création d'un nouveau système de gestion de la démarche de soutien à la clientèle à l'intérieur du CLE où je travaille. Je me suis engagé volontairement dans ce projet qui me tenait à c?ur. Il faut savoir que ma directrice, M me Denise Choinière, croyait en mon potentiel et m'a laissé carte blanche. Aujourd'hui, le système que j'ai mis en place est utilisé dans tous les CLE de l'île de Montréal.
En tant qu'immigrant ayant connu le processus de recherche d'emploi à mon arrivée, je recommande fortement d'entrer en contact avec un agent d'aide à l'emploi. Pour moi, mon agente a été une ressource clé, me permettant de parfaire ma formation, de bénéficier de subventions et de prendre connaissance des démarches nécessaires pour participer aux concours de la fonction publique.
Je remercie sincèrement mon agente d'aide à l'emploi qui m'a orienté, le personnel d'Emploi-Québec qui a cru en moi, les formatrices, toujours d'Emploi-Québec, qui ont su me transmettre leur passion et, finalement, la directrice du CLE où je travaille, car elle m'a fait confiance et m'a permis de me dépasser.
Je me réveille tous les matins et j'ai réellement envie d'aller travailler, car j'occupe maintenant un poste au sein d'une formidable équipe dans une ambiance de travail extraordinaire!
Carolyne Leduc
Montréal
Il y a plus d'un an, je me suis présentée au Centre local d'emploi de Montréal-Nord pour demander une aide financière de dernier recours. Sans expérience de travail, presque à la rue par suite d'un incendie, c'était la seule solution que j'envisageais pour remédier à ma situation à ce moment-là.
Après m'avoir écoutée d'une oreille attentive, et comme j'étais âgée de moins de 25 ans, mon agent d'aide à l'emploi m'a plutôt orientée vers le Programme alternative jeunesse . Il a travaillé de concert avec moi pour élaborer un plan d'intervention en fonction de mes besoins. Le programme me permettait de bénéficier d'une aide financière tout au long de ma démarche d'intégration au marché du travail, assurant ainsi ma capacité à subvenir à mes besoins. J'ai donc choisi d'intégrer un groupe offrant diverses activités d'orientation et de préparation à l'emploi qui m'ont beaucoup apporté, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel.
Grâce aux diverses activités auxquelles j'ai participé, je me suis finalement orientée vers la profession d'agente de sécurité qui présentait toutes les caractéristiques que je recherchais dans un emploi.
Mon agent d'aide à l'emploi m'a précisé les éléments dont j'avais besoin pour exercer ce métier. J'ai donc eu une subvention pour terminer ma cinquième secondaire et entreprendre une formation professionnelle que j'ai suivie avec succès!
Un mois après avoir terminé ma formation, j'ai obtenu un poste d'agente de sécurité que j'occupe toujours. Emploi-Québec m'a permis d'obtenir un emploi que j'aime et dans lequel je me sens valorisée. Je tiens à souligner le travail exceptionnel accompli par mon agent d'aide qui m'a soutenu tout au long de ma démarche.
Grâce à mon parcours, j'envisage maintenant d'entreprendre des études collégiales techniques afin de devenir agente des services correctionnels!
Mohamed Daf
Montréal
Il y a deux ans, ma femme et moi avons quitté l'Algérie pour venir nous installer à Montréal. À mon arrivée, je me suis présenté au centre local d'emploi le plus près de chez moi. Mon agent d'aide à l'emploi m'a orienté et donné des conseils pour intégrer le marché du travail . Par la suite, je me suis joint à un club de recherche d'emploi, ce qui m'a permis de me familiariser avec le domaine de l'emploi au Québec : normes de présentation des curriculum vitæ, démarches en vue d'obtenir une entrevue, etc.
Après avoir consulté Placement en ligne à plusieurs reprises, j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'offres dans le domaine de l'assainissement des eaux. J'ai donc rencontré de nouveau mon agent d'aide afin d'avoir plus d'information concernant ce domaine et j'ai découvert la formation en traitement des eaux au cégep de Saint-Laurent. Emploi-Québec m'a permis d'obtenir une subvention afin d'obtenir cette attestation d'études collégiales (AEC). J'avais suivi une formation en chimie en Algérie, donc les cours menant à l'obtention de cette AEC tombaient pile dans mes cordes! Mon agent d'aide à l'emploi m'a aussi précisé que j'étais admissible à un Supplément de retour au travail .
Le 15 avril 2011, j'étais officiellement finissant au cégep de Saint-Laurent. Le lundi suivant, j'étais convoqué à une entrevue pour un poste de technicien en assainissement des eaux à la Ville de Laval, et on m'a embauché sur le champ!
Aujourd'hui, j'occupe un emploi qui me passionne et qui me motive. Lorsque j'avais des questions, le personnel d'Emploi-Québec m'a toujours rapidement fourni des renseignements complets! Je ne serais probablement pas où j'en suis en ce moment sans l'aide de mon agent qui a été à l'écoute de mes besoins tout au long de ma démarche. C'est avec sincérité que je n'hésiterais pas un instant à recommander les services d'Emploi-Québec!
Marlyn Belbuto
Montréal
Lorsque je me suis présentée au CLE la première fois, je venais de perdre mon emploi et je n'avais pas de diplôme d'études secondaires. On m'a dirigée vers le Programme alternative jeunesse grâce auquel j'ai suivi un cours en technique de scène. Cette formation m'a donné le goût de reprendre les études. J'ai travaillé en technique de scène, mais j'ai subi un accident de travail qui m'a fait comprendre que, même si j'aimais ce domaine, je n'aurais peut-être pas la force d'exercer ce métier, exigeant sur le plan physique, toute ma vie.
Je suis retournée rencontrer mon agente d'aide à l'emploi, M me Nadia Grenier, car j'envisageais un retour à l'école, sans savoir vers quel domaine me diriger. Elle m'a parlé de Jeunes en action , auquel je participe volontairement depuis mars 2011. Grâce à ce programme, je participe à différentes activités d'orientation organisées par le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) d'Hochelaga-Maisonneuve. Grâce à Jeunes en action, je travaille en collaboration avec une conseillère en orientation et un intervenant qui m'offrent un soutien extraordinaire.
Dernièrement, un stage Découvrir m'a fait connaître le travail social. Cela m'a permis de mieux définir mes intérêts et de poursuivre ma démarche en ayant de nouvelles perspectives.
Grâce à l'aide des intervenantes et des intervenants de Jeunes en action, j'ai la motivation et le soutien essentiels pour pouvoir progresser. Ces personnes m'ont aidée à préparer mon dossier de candidature pour devenir membre du Conseil jeunesse de Montréal. J'y ai mis beaucoup de détermination et d'efforts et j'ai finalement été sélectionnée! Cette expérience de travail bénévole me permettra de m'engager davantage dans la vie communautaire et de faire valoir les besoins des jeunes d'Hochelaga-Maisonneuve. On m'a aussi aidée à constituer un dossier de candidature pour le programme Jeunes ambassadeurs du savoir.
Depuis le début, le personnel d'Emploi-Québec s'est montré humain et compréhensif. Au CLE et au CJE, j'ai rencontré des gens passionnés par leur métier, faisant preuve d'écoute et offrant un soutien constant.
Je retourne à l'école à l'automne pour finir mes études secondaires grâce au soutien d'Emploi-Québec. Et j'ai la ferme intention d'obtenir un jour un diplôme d'études collégiales!
Guillaume Bonneau
Montérégie
Lors d'un moment difficile dans ma vie, j'ai dû retourner vivre chez mes parents. J'ai donc décidé de me prendre en main. Je me suis rendu au Centre local d'emploi (CLE) de Saint-Rémi. Mon agent d'aide à l'emploi m'a mis sur le bon chemin et je me suis inscrit avec beaucoup d'enthousiasme au programme Alternative Jeunesse . Au début, j'avais plusieurs hésitations quant à mon choix de carrière. Grâce au CLE, j'ai eu la chance d'explorer différentes professions et cela m'a permis de différencier ma passion de mes passe-temps.
J'ai donc entrepris une formation pour compléter les unités du programme d'études secondaires qui me manquaient avec l'objectif d'obtenir un diplôme d'études professionnelles (DEP). Ma motivation était très grande et cela se reflétait dans mon attitude. Aujourd'hui, j'en sors grandi et j'ai beaucoup appris sur moi-même. Je considère que j'ai enfin trouvé ma place dans la vie. Emploi-Québec m'a appuyé dans ma démarche et les résultats ont été plus que positifs. Je recommande fortement aux gens d'aller au CLE de leur région, car « quand on veut, on peut! » Ma prochaine étape est de recevoir mon DEP en installation et réparation d'équipement de télécommunication.
Pascal Duhamel
Montérégie
Ayant toujours été attiré par le milieu artistique, je rêvais d'écrire une série télévisée, mais je n'avais pas les ressources nécessaires. À la suite d'un arrêt de travail, la réalité m'a rattrapé. L'idée d'écrire une série télévisée tournait constamment dans ma tête. Comme la vie fait bien les choses, j'ai eu l'occasion de rencontrer une agente d'aide à l'emploi du Centre local d'emploi de ma région. Celle-ci a immédiatement compris ma situation et elle m'a parlé du programme Jeunes volontaires . Cette journée a été la plus belle de toute ma vie! À ce moment, j'ai réalisé que j'avais enfin les ressources nécessaires pour écrire une série télévisée à temps plein, ce dont j'avais tant rêvé depuis la fin de mes études secondaires.
L'accomplissement de soi est un sentiment unique et très agréable. Depuis que je participe à Jeunes volontaires , je ne doute plus et je fonce constamment dans la vie. J'ai développé une confiance qui me permet de croire en mes projets. Je conseille à tous ceux et celles qui en ont la chance de ne pas passer à côté de ce programme, car même si cela prend de la maturité et beaucoup d'efforts, l'expérience est incroyable.
Groupe Compétences polyvalentes : Sylvia Sanschagrin, Lucie Bernier, Hélène Boucher, Nathalie Pelletier, Nancy Messervier
Chaudière-Appalaches
Les centres locaux d'emploi de Montmagny et de L'Islet, avec la collaboration de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud, ont mis sur pied un projet axé sur les compétences polyvalentes qui a été très révélateur pour cinq participantes. Ces dernières ont suivi des cours permettant de développer diverses compétences dans plusieurs champs d'activité tels que la cuisine, l'informatique, la communication, la réanimation cardiorespiratoire, les soins d'assistance à la personne, etc.
L'objectif premier de ce projet pilote est de transmettre aux participantes des connaissances qui suscitent leur intérêt pour une formation . En plus d'atteindre cet objectif, le projet a permis aux participantes de briser leur isolement et d'apprendre à utiliser un réseau de connaissances.
Voici les témoignages de quelques participantes.
« Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en acceptant de prendre part à ce projet et le terme compétences polyvalentes n'avait aucune signification pour moi. Cette formation a comblé mon grand besoin de socialiser et m'a permis de découvrir mon intérêt pour la santé et l'alimentation. Je désire travailler auprès des personnes âgées. À la suite de ces cours, j'ai eu la chance de faire un stage dans un centre hospitalier de soins de longue durée et mon choix est devenu très clair. Merci au CLE pour cette belle expérience! » (Sylvia)
« J'ai beaucoup aimé les cours, car ils m'ont permis de savoir ce que je veux faire comme métier. Tout en apprenant plusieurs choses, j'ai pu découvrir l'informatique, les techniques de secourisme et d'assistance. Je suis à présent très intéressée à découvrir d'autres choses et, surtout, à rencontrer de nouvelles personnes. » (Lucie)
« En plus de nouer de nouvelles amitiés, les formations ont renforcé mes connaissances et m'ont permis d'en acquérir d'autres. Ce fut toute une chance de bénéficier de ces cours en informatique, en cuisine, en secourisme et en soins personnels. En plus de faire un stage en milieu de travail, j'ai beaucoup appris sur moi. » (Hélène)
« J'aimerais vous remercier pour cette belle idée. Vous avez beaucoup fait pour moi grâce à ce projet. J'étais loin de me douter que cette expérience serait très spéciale. J'ai appris énormément. » (Nathalie)
« La formation m'a donné le goût de faire autre chose, elle m'a donné un but! Je n'aurais jamais pensé retourner à l'école un jour. Dès que j'y ai mis les pieds, j'ai eu hâte au lendemain pour y retourner. Le projet m'a permis de découvrir qui je suis et il m'a donné une plus grande confiance en moi. » (Nancy)
Keven Jones, Cyndia Beaulieu et Émylie Lessard
Chaudière-Appalaches
C'est dans le contexte d'un projet de création de bandes dessinées intitulé « Le monde parallèle de Lilly et Mister Jones » que Keven, Cyndia et Émylie ont eu l'occasion de faire preuve de créativité et d'acquérir des compétences en participant à toutes les étapes de la production de l'œuvre, jusqu'à sa présentation au Musée minéralogique et minier de Thetford Mines. Ce projet a été rendu possible grâce au programme Jeunes volontaires .
« Ce fut, pour chacun d'eux, un accomplissement fantastique. Ils ont travaillé fort et ils m'ont appris plusieurs choses. Quand je travaille avec des jeunes, j'essaie toujours de leur inculquer le désir de s'engager et de se réaliser dans leur communauté afin d'en faire profiter leur prochain. Ce projet leur a donné beaucoup d'espoir » , a déclaré M. Réal Poulin, membre du comité Jeunes volontaires et intervenant au Carrefour jeunesse-emploi de Frontenac.
« J'ai commencé à dessiner aussitôt que j'ai pu tenir un crayon. À partir de l'école primaire, j'ai commencé à créer des bandes dessinées et à illustrer la vie fictive de groupes de musique japonais, histoires basées sur des faits réels. » (Cyndia)
« Depuis l'âge de 7 ans, je dessine sur tous les bouts de papier qui me tombent sous la main. J'ai découvert la bande dessinée à l'adolescence et, maintenant, à 23 ans, je suis sur le point de faire un premier pas vers l'atteinte de mon but. » (Keven)
« Je dessine depuis toujours et le corps humain est souvent le thème de mes dessins. Il est aussi fascinant à regarder que complexe à dessiner. Le dessin me permet de m'exprimer et de me détendre. » (Émylie)
Métal Bernard
Chaudière-Appalaches
Par l'entremise du Programme d'aide à l'intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) , il a été possible d'embaucher M. Fernan Rodrigo Diaz afin de le soutenir dans son intégration au marché du travail. Après avoir travaillé durant 10 ans comme ingénieur dans son pays d'origine, la Colombie, M. Diaz a, à son arrivée au Canada, fait reconnaître d'une part, son titre professionnel par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles et, d'autre part, ses compétences en production par l'entremise de la démarche de Reconnaissance des acquis et des compétences (RAC). « En plus de faire reconnaître mes compétences, j'ai appris les procédures et les façons de faire d'ici » , précise M. Fernan Rodrigo Diaz.
Le PRIIME a permis à l'équipe de Métal Bernard de se donner les moyens d'intégrer M. Diaz en emploi comme programmeur et planificateur de production. Cette aide offerte par Emploi-Québec a été appréciée, car le potentiel, les compétences et l'ambition de M. Diaz sont des atouts importants pour l'entreprise.
Shella Roy
Chaudière-Appalaches
À présent, je suis persuadée d'avoir fait le bon choix en faisant le grand saut vers une nouvelle carrière. La dernière année a été remplie de rebondissements. J'ai cessé de travailler dans le domaine de l'horticulture pour étudier en dessin de mécanique industrielle. Je ne regrette pas mon choix et je remercie l'agente du Centre local d'emploi de Saint-Georges qui m'a appuyée dans ma démarche de retour aux études . Mes expériences professionnelles antérieures m'ont préparée à affronter cet univers majoritairement masculin qu'est le domaine de la mécanique. Ma joie de vivre, ma générosité et ma vivacité d'esprit ont fait en sorte que je me suis vite intégrée dans ce nouvel environnement. Le printemps dernier, mes efforts ont été récompensés aux volets régional et national du concours Chapeau, les filles! 2011 .
Valérie Morin
Chaudière-Appalaches
La perte d'un emploi nous fait parfois vivre des moments difficiles et nous force à envisager notre avenir autrement. Pour ma part, comme je me dis que rien n'arrive pour rien, j'ai décidé de prendre un nouveau départ. Emploi-Québec m'a donné l'occasion de réaliser un vieux rêve, celui de retourner aux études dans le domaine de la santé. J'ai donc suivi le cours Santé, assistance et soins au Centre de formation professionnelle Pozer.
Au début, j'avais un peu peur de retourner à l'école, car je n'y étais pas allée depuis longtemps et je me posais beaucoup de questions. Quel âge auront les autres étudiants et étudiantes ? Est-ce que je vais réussir? Est-ce que ça me semblera long un an et demi de formation? Aujourd'hui, je peux affirmer que c'est le plus beau choix de ma vie! Il y avait des personnes de tous âges dans ma classe et j'ai tellement aimé la formation que je l'ai trouvée trop courte. Quand on retourne aux études pour apprendre un métier, c'est tellement différent et stimulant. J'ai aujourd'hui un métier qui me passionne, celui d'infirmière auxiliaire. Je travaille pour les Centres de santé et de services sociaux de Beauce et des Etchemins.
J'ai reçu tellement d'offres d'emploi que j'ai dû en refuser. Toute cette belle aventure n'aurait pas été possible sans l'aide du Centre local d'emploi de Saint-Georges qui, en plus de m'appuyer financièrement, m'a soutenu dans mes démarches et m'a fourni toutes les ressources nécessaires pour que j'atteigne mes objectifs. Merci à toutes les personnes qui ont contribué à ma réussite et j'encourage tous ceux et celles qui ont l'occasion de retourner aux études à saisir cette chance! Je viens d'obtenir deux très belles récompenses pour tous mes efforts, la Médaille du mérite de l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) pour l'étudiante qui s'est le plus distinguée durant sa formation et un Méritas pour mon engagement dans le contexte de ma formation et auprès de mes camarades de classe.
Tchamie Piyalou
Laval
Madame Tchamie Piyalou est originaire du Togo. Depuis son arrivée au Québec en 2009, elle n'avait pas réussi à intégrer le marché de travail , même après avoir participé à des mesures d'aide à la recherche d'emploi. En entreprenant sa participation au programme Démarcheurs d'emploi, madame Piyalou n'avait pas de formation, pas d'expérience de travail au Québec et aucune connaissance en informatique. Elle a, en plus, une déficience auditive. Elle a cependant une qualité qui lui permet de surmonter toutes ces difficultés, LA DÉTERMINATION. Tous les jours, madame Piyalou consultait les offres d'emplois dans le site d'Emploi-Québec. Lors de ses rendez-vous hebdomadaires avec une ressource externe spécialisée en employabilité, le Groupe priorité travail, un plan d'action pour la semaine était établi. Il s'agissait d'aller rencontrer des employeurs en personne pour leur offrir ses services, et ce, en transport en commun, beau temps, mauvais temps, même en pleine canicule. Elle a évidemment eu des périodes de découragement. On lui posait toujours la même question : avez-vous de l'expérience de travail au Québec? Après plus de quatre mois de persévérance, on offre à madame Piyalou un poste de femme de chambre à temps partiel dans un motel. Elle s'adapte difficilement au rythme et aux exigences de l'emploi. Toutefois, deux semaines plus tard, Montpak international lui offre un poste d'emballeuse à temps plein. Madame Piyalou est toujours en emploi, elle aime beaucoup son travail et elle n'a pas l'intention de reprendre la route de la recherche d'emploi.
Rubèn Dario Sabogal Acero
Laval
M. Sabogal est arrivé au Québec le 11 juillet 2008. Il a travaillé dans son pays comme ingénieur en environnement. À son arrivée, nous l'avons aidé à faire une évaluation comparative de ses compétences et à traduire ses diplômes. M. Sabogal était sans soutien public du revenu et il vivait sous le seuil de faible revenu. Il avait trouvé un emploi grâce à une subvention salariale , mais, l'entreprise a malheureusement fermé ses portes. Il a donc continué à chercher un emploi. Comme il faut posséder beaucoup de connaissances pour travailler dans son domaine, Emploi-Québec lui a permis de suivre une formation en gestion et prévention environnementales au collège de Rosemont afin de lui permettre de se familiariser avec ce domaine en sol québécois. Tout en suivant sa formation, M. Sabogal continuait à chercher un emploi. Il a eu, grâce au programme PRIIME, la chance d'obtenir un poste dans une firme-conseil comme technicien consultant en environnement. Il est toujours en emploi.
Marianne Luc
Laval
J'ai eu recours aux services d'Emploi-Québec à Laval parce que mes recherches pour trouver du travail n'aboutissaient pas. J'étais découragée et j'ai demandé de l'aide. Monsieur Conrad Vallée, agent d'aide à l'emploi, m'a beaucoup aidée et il m'a dirigée vers le Centre régional de récupération et de recyclage Laval (CRRRL) où je me suis présentée pour une entrevue. Je me félicite de ma décision, car dès ma rencontre avec madame Beauchamp, j'ai senti que ma vie allait changer. Grâce au CRRRL, j'ai suivi un parcours sans difficulté et je n'ai jamais été aussi heureuse. La compétence des formatrices techniques, les formations et le suivi psychosocial ont contribué à me donner confiance en mes capacités. À la fin de mon parcours, j'étais très peinée de quitter cette entreprise qui m'avait tant apporté. Le jour suivant mon départ, j'ai reçu un appel téléphonique de madame Beauchamp pour fixer un rendez-vous avec madame Arbic, la directrice du centre. La semaine suivante, j'étais engagée comme formatrice technique sur un tout nouveau plateau de travail pour la confection de fleurs. Le défi était très grand, mais mon parcours m'avait bien préparée et j'ai relevé ce défi. Mon employeur est satisfait de mon rendement et c'est toujours avec plaisir que je me rends au travail le matin.
Je recommande les services d'Emploi-Québec à toutes les personnes qui ont besoin d'aide pour trouver du travail, car les agentes et les agents d'aide à l'emploi possèdent l'expertise qu'il faut pour nous aider et nous diriger vers des entreprises comme le CRRRL afin que nous puissions acquérir des compétences professionnelles et personnelles.
Je vous dis « Merci » , car vous avez changé ma vie.
Valérie Brisson
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En novembre 2008, alors âgée de 19 ans, Valérie se joint à un groupe « Jeunes en action » dirigé par le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) afin de mieux se connaître et d'obtenir de l'aide pour sa recherche d'emploi jusque-là infructueuse.
Dans le contexte de sa démarche vers l'emploi, Valérie a fait part à un intervenant du CJE de son projet d'écrire un livre. Ce dernier lui a suggéré de se rendre au centre local d'emploi afin d'obtenir plus de renseignements sur le programme Jeunes volontaires .
La rencontre avec un agent d'Emploi-Québec a été fructueuse. En effet, le programme Jeunes volontaires a permis à Valérie d'obtenir une aide financière et le soutien nécessaire à la réalisation de son projet. Un mentor a donc été désigné pour la soutenir en vue de l'écriture de son livre, soit l'un de ses anciens professeurs de français à la polyvalente, qui a accepté de lui assurer l'encadrement nécessaire pour mener son projet à terme. L'intervenant du CJE a toujours été présent pour motiver, encourager et accompagner notre jeune écrivaine afin qu'elle puisse réaliser son projet.
Après de nombreuses heures de travail qui se sont échelonnées sur plus d'un an, Valérie a mis la dernière main à son ambitieux projet en imprimant son ouvrage intitulé « Saoku » qui a fait l'objet d'un lancement à la Bibliothèque municipale de Saguenay en novembre dernier.
Valérie précise « qu'elle a beaucoup aimé son expérience et que ce projet lui a permis de mieux se connaître et de découvrir son goût pour l'écriture » . Actuellement, Valérie a le vent dans les voiles. Elle se consacre au peaufinage de son manuscrit dans le but de le faire publier au début de l'année 2012.
Voilà une démarche stimulante qui a permis à Valérie de réaliser son audacieux projet et d'être en meilleure position pour intégrer le marché du travail.
Héloïse Levieux et Marie-Eleanor Ngobayi
Montréal
Toutes deux chefs de famille monoparentale, Héloïse et Marie-Eleanor ont quitté le marché de l'emploi il y a plusieurs années pour prendre soin de leurs enfants.
Aujourd'hui, grâce au soutien du SORIF , un projet de préparation à l'emploi (PPE) financé par Emploi-Québec, mais surtout grâce à leur détermination, elles peuvent être fières de leur réussite!
Manon Fortin
Montérégie
« Je travaillais en entretien ménager et, en raison de la perte d'un gros contrat, mon employeur a dû me mettre à pied. Je suis allée me renseigner à Emploi-Québec et j'ai appris que je pourrais y obtenir de l'aide pour terminer mes études secondaires . Je me suis lancée parce qu'aujourd'hui, sans études secondaires, c'est difficile de trouver du travail. J'ai réussi. J'ai donc voulu continuer et apprendre un métier. Options non traditionnelles, un organisme qui aide les femmes à se diriger vers des métiers « masculins » , m'a présenté plein de métiers intéressants auxquels je n'aurais jamais pensé. J'ai choisi la peinture d'atelier et j'adore ça! Après ma formation de trois mois pour obtenir un DEP, je me suis inscrite sur Placement en ligne d'Emploi-Québec et j'ai été recrutée par une entreprise quelques semaines plus tard.
J'ai cet emploi depuis deux ans. Il a marqué le commencement de ma nouvelle vie. J'ai appris à me connaître et j'ai trouvé ma voie. Maintenant, j'ai hâte d'arriver au travail le matin! À celles qui sont dans la situation où je me trouvais et qui hésitent, je leur dis : Allez! Foncez, ça vaut le coup! » .
Sylvie Charron
Nord-du-Québec
Madame,
Je tiens à vous exprimer ma reconnaissance pour votre appui dans ma réorientation de carrière ainsi que pour votre aide durant mon cheminement scolaire. Les délais que vous m'avez accordés ont été utiles pour continuer mes études après 33 ans d'absence des bancs d'école. Je suis très heureuse d'avoir fait le choix d'étudier en comptabilité.
De plus, grâce à vos conseils, je me suis inscrite au service de Placement en ligne d'Emploi-Québec . C'est cette démarche qui m'a permis d'obtenir un emploi. Je tenais à vous informer que j'ai commencé à travailler, au début du mois de mars, dans mon domaine pour l'entreprise MAS Chibougamau inc.
Je vous remercie mille fois! J'ai maintenant un métier que je suis certaine d'adorer. C'est grâce à des personnes comme vous que nous pouvons réussir.
Veuillez agréer, Madame, mes salutations distinguées.
Sylvie Charron
Maxime Dubois
Nord-du-Québec
Maxime Dubois s'était fixé plusieurs objectifs à son arrivée dans le Nord-du-Québec : retourner aux études, obtenir un diplôme et travailler dans un domaine intéressant. « J'ai quitté l'école à 15 ans et j'ai occupé divers emplois, mais aujourd'hui, à 22 ans, je réalise l'importance de la scolarité » , dit-il.
Afin de connaître les possibilités qui s'offraient à lui, Maxime s'est rendu au Centre local d'emploi de la Baie-James, point de service de Beaucanton. « Je souhaitais me renseigner sur les perspectives d'emploi dans la région . Mon agente m'a aidé dans mes recherches avec divers outils, mais avant tout par ses conseils » , raconte Maxime. Après toutes ces démarches, le jeune homme s'est retrouvé devant un dilemme, car deux métiers l'attiraient!
Pour l'agente, les stages Découvrir un métier, une profession s'imposaient. Maxime a donc effectué un stage d'observation en mécanique d'engins de chantier et un autre en électricité, dans une entreprise minière près de chez lui. « J'ai vraiment apprécié mon expérience. Le personnel était disponible pour répondre à mes questions, j'ai découvert un nouveau milieu de travail et j'ai aussi trouvé mon futur métier » , explique Maxime avec satisfaction.
Avant de commencer sa formation professionnelle, le jeune homme devra toutefois finir ses études secondaires. Loin d'être découragé par ce cheminement nécessaire, Maxime se dit heureux et motivé, car il sait qu'une carrière passionnante l'attend en mécanique d'engins de chantier.
Lynda Bubar
Nord-du-Québec
Mise sur pied en 1988, l'Association des personnes handicapées de Chibougamau (APHC) compte aujourd'hui cinq employées et 100 membres. Sans structure au départ et étant axée sur le loisir, l'APHC a maintenant pour objectifs de soutenir les personnes handicapées et leur famille, de briser l'isolement, de divertir, d'informer et de permettre les échanges. « Nous avons osé aller de l'avant, mais notre évolution a été graduelle et toujours en réponse aux besoins exprimés par nos membres. C'est ce qui fait notre grande force » , déclare la coordonnatrice, M me Lynda Bubar.
L'an dernier, dans le cadre du Programme d'aide et d'accompagnement social ? Interagir, l'organisme a aidé neuf adultes à se découvrir de nouvelles compétences tout en cheminant vers une insertion socioprofessionnelle. L'APHC a également permis à deux personnes de vivre une expérience de travail grâce à la mesure Contrat d'intégration au travail . À cet égard, M me Bubar souligne l'excellente collaboration des agentes du Centre local d'emploi de la Baie-James.
Récemment, l'APHC a bénéficié de la Mesure de formation (MFOR) afin d'aider sa nouvelle agente administrative à augmenter ses connaissances dans le domaine de la comptabilité pour organismes sans but lucratif (OSBL). « Nous avons gagné en efficacité tout en donnant la possibilité à notre employée d'assumer pleinement ses fonctions » , déclare M me Bubar avec satisfaction.
Pour l'APHC et ses membres, tous les rêves sont réalisables. Il s'agit simplement d'y croire! Le leitmotiv de l'APHC? « Donner le pouvoir d'oser! »
François Lemieux
Nord-du-Québec
Véritable caverne d'Ali Baba, l'entreprise d'insertion sociale de Chibougamau La Mine d'Or est assurément à découvrir, ou à redécouvrir. En plus d'une friperie et d'un atelier d'ébénisterie, on peut trouver : des produits équitables et du terroir, des livres et des meubles d'occasion, et plusieurs autres articles qui connaissent tous une seconde vie. Toutefois, ce qui fait de La Mine d'Or un endroit exceptionnel, c'est sa vocation d'insertion sociale et professionnelle des personnes éprouvant des difficultés à intégrer le marché du travail.
Par exemple, depuis quelques années, l'entreprise a recours à la mesure Contrat d'intégration au travail pour pourvoir un poste de journalier ou de journalière au sein de son équipe. De plus, La Mine d'Or offre annuellement un soutien et un suivi à 12 personnes vivant diverses problématiques. « Dès leur arrivée, nous évaluons leurs besoins et un plan d'action est développé pour l'atteinte d'un but : le retour aux études ou en emploi » , explique le coordonnateur, M. François Lemieux.
Grâce à la mesure Entreprises d'insertion d'Emploi-Québec, les participants et les participantes acquièrent une expérience de travail dans cette entreprise d'économie sociale à la friperie ou à l'atelier, tout en étant accompagnés par un ébéniste et une agente d'insertion. « Notre travail en entreprise d'insertion est valorisant, car nous sommes témoins de la progression de ces personnes jour après jour. En 26 semaines d'accompagnement, leur évolution est remarquable » , dit M. Lemieux. Il ajoute avec fierté : « L'an dernier, nous avons obtenu un taux de retour à la vie active de 70 %. »
C'est donc dire qu'à La Mine d'Or on trouve aussi de belles réussites!
Antonin Mousseau-Rivard
Montréal
Antonin Mousseau-Rivard a exercé tous les métiers dans la restauration. En 11 ans, il est passé de simple plongeur à chef propriétaire du restaurant du Musée d'art contemporain de Montréal. Pourtant, il a été refusé par les écoles spécialisées. Comment, donc, en est-il arrivé là?
Dans son émouvant témoignage lors de la soirée Hommage aux certifiés apprentis et compagnons du Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) , tenue à Montréal à l'occasion de la Semaine québécoise des adultes en formation, il a relaté son parcours, où détermination et passion du métier s'unissent. « J'avais besoin d'être reconnu dans mon métier, explique-t-il. D'abord apprenti, puis compagnon en restauration, j'ai acquis plus de confiance en moi-même et j'ai vraiment appris comment pratiquer mon métier. »
C'est avec fierté, raconte-t-il, qu'il a présenté à ses parents son certificat d'apprenti il y a quelques années et son certificat de compagnon récemment. Antonin a exhorté les représentants d'entreprises qui venaient célébrer l'obtention de certificat par des membres de leur personnel, à titre de compagnons ou d'apprentis, à poursuivre ce programme de façon permanente, comme il a l'intention de le faire lui-même, maintenant qu'il est chef propriétaire du restaurant Le Contemporain.
« C'est important, conclut-il, car on donne ainsi la chance aux futurs cuisiniers et cuisinières de se qualifier et d'exercer le métier qu'ils aiment, et ce, en toute confiance. »
Jean Wilner Fabien
Montréal
Pour assurer l'avenir de son fils et de sa famille, Jean a abandonné la rue et son ancien mode de vie. À la suggestion d'Emploi-Québec, il a entrepris des démarches avec l'aide d'un organisme spécialisé en employabilité. Il occupe aujourd'hui l'emploi de ses rêves : aide-pâtissier.
Emilie Dufour
Centre-du-Québec
À la suite de ses études en infographie à Sherbrooke, c'est au Centre-du-Québec que la jeune entrepreneure de 22 ans a décidé de poursuivre son rêve : démarrer sa propre entreprise. Pour s'orienter dans son aventure, Emilie Dufour s'est d'abord tournée vers le projet Jeunes volontaires d'Emploi-Québec qui lui a permis de réaliser son portfolio et de mettre sur pied son site Internet.
Forte de ses appuis et de ses nouvelles compétences en matière de démarrage d'entreprise, Emilie a déposé une demande de subvention en vertu de la mesure Soutien au travail autonome (STA) offerte conjointement par Emploi-Québec et par la Corporation de développement économique des Bois-Francs (CDEBF). Emilie Dufour dirige aujourd'hui l'entreprise d'infographie Emily Creactive qui se spécialise dans la conception d'affiches, de dépliants, de cartes d'affaires et de sites Internet ainsi que dans la photographie.
Jacqueline Hainault-Roch et Dana Roch
Montérégie
Après avoir connu un échec financier, Dana et Jacqueline ont déménagé en région. Ils ont alors reçu un coup de pouce d'Emploi-Québec pour remettre leur vie sur les rails. Le Soutien au travail autonome a permis à Dana d'ouvrir un commerce d'ébénisterie et de restauration de meubles. De son côté, Jacqueline a trouvé un emploi qui lui convient grâce à une subvention salariale versée à un employeur.
Julie Stewart
Nord-du-Québec
À Matagami, qui dit « repas santé » dit CAFÉ BISTRO MATAGAMI! Nouvellement propriétaire, M me Julie Stewart propose divers plats maison et un service de traiteur, et approvisionne les dépanneurs en muffins et en sandwiches.
« Grâce à la mesure Soutien au travail autonome (STA) , j'ai atteint mon but de me créer un emploi. Le restaurant LA MIE BORÉALE menaçait de fermer et je rêvais de posséder un commerce. Stimulée par mon conjoint qui voyait en moi des qualités entrepreneuriales et motivée par mon agente au Centre local d'emploi de la Baie-James, j'ai décidé de me lancer en affaires » , raconte M me Stewart.
Seule employée pour le moment, M me Stewart travaille de nombreuses heures par semaine. Heureusement, son conjoint et sa famille l'aident à bien s'organiser. Même son fils l'encourage en venant déguster sa collation au restaurant après l'école!
« Je tiens à souligner l'excellent travail de mon agente au CLE. Elle a eu confiance en moi et en mon projet dès le départ. Elle m'a présenté toutes les possibilités de la mesure STA d'Emploi-Québec, dont l'allocation pour les frais de garde » , explique M me Stewart. Mère de deux jeunes enfants, l'entrepreneure apprécie grandement ce soutien qui lui permet de se consacrer entièrement à son commerce sans tracas.
« Dans cette aventure, l'appui de mon entourage est essentiel et je sais que mon agente est partie prenante du développement de mon entreprise » , conclut M me Stewart.
Isabelle Drouin
Montréal
Au moment où la compagnie pour laquelle je travaillais a décidé de fermer son usine, j’ai lu dans le journal que le Centre des femmes de Montréal cherchait des femmes intéressées à suivre un cours de manutention en entrepôt. Je me suis immédiatement rendue au Centre local d’emploi de Verdun, où j’ai rencontré une agente à qui j’en ai parlé. Elle m’a rapidement aidée à remplir les papiers nécessaires et à obtenir une entrevue au Centre des femmes. Elle a été très serviable et m’a offert de très bons services.
La formation a débuté deux semaines après la fin de mon emploi, ce qui m’a tout juste laissé le temps de me préparer à l’entrevue et de m’organiser pour savoir si j’étais admissible au programme. Je ne suis donc pas restée à la maison très longtemps!
Après deux semaines d’activités au Centre des femmes pour que le groupe apprenne à se connaître, on a commencé notre formation de six mois à l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal (EMAM).
Deux semaines après la fin de la formation, je me suis trouvé un emploi de magasinière au Centre de santé et de services sociaux de Verdun, où j’ai travaillé intensivement pendant six mois. Cet emploi est directement lié à la formation parce qu’il comporte beaucoup de manutention. Par exemple, je reçois les marchandises, j’apporte les produits aux étages et j’approvisionne les unités. Aujourd’hui, je suis sur une liste d’appel, ce qui veut dire que je fais surtout des remplacements, mais je fais également de la supervision sur chariot élévateur à l’école où j’ai suivi ma formation.
Je recommande aux gens de se rendre à leur centre local d’emploi lorsqu’ils sont à la recherche de conseils et d’accompagnement. Il y a beaucoup de services offerts, et la plupart des gens ne le savent pas. Ce n’est pas seulement une agente ou un agent qui signe un papier, il y a vraiment des services qui sont offerts à tous! Lorsqu’on exprime ce dont on a besoin, les agentes et agents savent nous conseiller, car ils connaissent leurs services et surtout lesquels sont les meilleurs pour nous.
Arpine Saroyan
Montréal
Quand j’ai perdu mon emploi comme conseillère en voyages, c’est tout le secteur des voyages qui souffrait d’un ralentissement considérable. À ce moment-là, j’ai compris que je devais songer à un changement de carrière. Grâce au soutien d’Emploi-Québec, je suis partie à la découverte de mes champs d’intérêt et de mes aptitudes, ce qui m’a permis de décider que je voulais entreprendre un cours en pâtisserie au Centre de formation professionnelle Calixa-Lavallée. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai suivi le cours d’entrepreneuriat pour femmes de Compagnie F avec une idée en tête : confectionner et vendre mes gâteaux. Grâce à notre excellente formatrice, je me suis rendu compte que ma véritable passion ne portait pas uniquement sur la pâtisserie, mais également sur la cuisine. J’ai donc fondé ma propre entreprise, Arpine Chef Vous, qui offre un service de préparation de repas à domicile. Je vais chez ma clientèle pour cuisiner de succulents plats!
Aujourd’hui, je peux subvenir à mes besoins grâce à l’aide que j’ai reçue, et c’est pourquoi je recommande les services d’Emploi-Québec à toutes les personnes que je rencontre et qui en auraient besoin.
Isabelle Vanier
Montréal
J’ai décidé de participer à la formation pour femmes entrepreneures donnée par l’organisme Compagnie F, car je voulais démarrer ma propre entreprise de design d’intérieur résidentiel. Avec du recul, je me rends compte que j’avais besoin de me retrouver dans un milieu de femmes. Concrètement, cela m’a permis d’acquérir de la confiance, de retrouver mon estime de moi et de constater mon potentiel d’entrepreneure! Grâce à cette formation, j’ai eu le courage de commencer des projets de plus grande envergure. J’ai démarré ma propre entreprise et j’ai réussi à obtenir mon autonomie financière dans le domaine du design d’intérieur, ce qui était un de mes buts dans la vie. De ce succès personnel ont découlé des mentions dans des magazines appartenant à Quebecor comme Chambre de rêve 2003 et Votre Maison 2009 .
À la suite de mon parcours, j’ai conseillé le programme d’entrepreneuriat de Compagnie F à d’autres femmes qui voulaient fonder une entreprise.
Merci de m’avoir permis de suivre cette formation et d’avoir fait une différence dans ma vie de femme entrepreneure!
Margoth Llanos
Montréal
En 2003, j’ai quitté la Colombie à cause de mes activités politiques. En arrivant au Québec, je me suis installée à Jonquière pour parfaire mes connaissances en français avant de déménager à Montréal, où j’ai fait un certificat en français écrit, suivi d’un baccalauréat en ressources humaines à l’Université du Québec à Montréal. Avocate de formation, j’ai pensé à demander mes équivalences en arrivant ici, mais je savais que je ne serais pas prête à plaider tant que je ne maîtriserais pas parfaitement la langue. Voilà pourquoi j’ai plutôt opté pour les ressources humaines, qui, par leur lien avec les lois du travail, s’apparentent à ce que je faisais en Colombie. Après avoir reçu mon diplôme, j’ai commencé à envoyer mon CV et à postuler un emploi dans plusieurs entreprises mais, malgré ma formation québécoise, je n’ai jamais eu de réponses.
Un ami établi ici depuis 30 ans m’a expliqué qu’il y a beaucoup de programmes gouvernementaux pour aider les immigrants et immigrantes à obtenir un emploi . J’ai fait des recherches sur Internet et j’ai découvert qu’il existait des entreprises financées par Emploi-Québec pour acquérir de l’expérience canadienne. J’en ai parlé à mon agent d’Emploi-Québec, et il m’a adressée à Novitek International. J’y ai vécu ma première expérience professionnelle en ressources humaines, mais j’y ai aussi bonifié mon CV et me suis exercée à faire des entrevues avec une conseillère en emploi tout en faisant de la recherche active sur le marché du travail.
Parce que j’étais active, j’ai commencé à recevoir des réponses à mes appels! J’ai postulé pour un poste d’agente en ressources humaines à temps partiel chez CAD Railway Industries et j’ai obtenu le poste à ma première entrevue. Comme le suivi du personnel subventionné par Emploi-Québec faisait partie de mes tâches, j’ai découvert que j’étais moi-même admissible à la subvention salariale du PRIIME (Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi) pour me permettre de travailler à temps plein. J’ai entrepris les démarches et commencé à travailler 40 heures par semaine!
Aujourd’hui, quand je présente une candidature à un superviseur et qu’il me dit que le candidat ou la candidate n’a pas d’expérience canadienne, je lui signale que, si on l’embauche, la compagnie recevra, grâce au PRIIME, une subvention représentant 50 % de son salaire pendant 6 mois, que le salaire de la personne qui va le ou la former sera payé à 100 % pendant 12 semaines et que, si on a besoin d’une formation complémentaire pour l’intégrer en emploi, on recevra un supplément de 3 500 $. En ce moment, on a 40 employées et employés subventionnés, ce qui représente pour la compagnie 350 000 $ pour l’année 2009-2010 seulement.
Dans ma vie personnelle, je parle des services d’Emploi-Québec à tout le monde! On a l’habitude de se dire, en tant qu’immigrant ou immigrante, qu’on ne va pas trouver de travail et que ça ne vaut pas la peine de faire des études. Ce n’est pas vrai. Il y a plein de programmes gouvernementaux au Québec pour aider les personnes immigrantes à s’intégrer en emploi.
Claudit Bilodeau
Nord-du-Québec
En plein déménagement, Claudit Bilodeau a accepté avec gentillesse de raconter son expérience afin, dit-elle, de montrer l’exemple à d’autres femmes dans la même situation.
« Après ma séparation, enceinte et déjà maman d’une petite fille, je me suis retrouvée seule pour subvenir aux besoins de ma famille. J’ai travaillé longtemps dans la restauration, mais les horaires et le salaire ne me convenaient plus » , relate Claudit. « Avec uniquement un cinquième secondaire, les possibilités d’emplois étaient minces. Je souhaitais aussi relever de nouveaux défis » , ajoute-t-elle.
« Une agente du Centre local d’emploi de la Baie-James, point de service de Chibougamau, m’a alors présenté Ma place au soleil . Avec cette aide, je suis retournée à l’école dans le but d’obtenir un diplôme d’études professionnelles en secrétariat. Il y avait de bonnes perspectives d’emploi dans ma ville » , raconte Claudit. Motivée et déterminée, Claudit a devancé son groupe de façon exceptionnelle en terminant sa formation en seulement huit mois, et ce, malgré certaines difficultés. « Comme je n’avais pas de place en garderie pour mes enfants, j’ai failli tout abandonner. Heureusement, j’étais soutenue par les intervenantes de Ma place au soleil! » , déclare-t-elle.
Les efforts de Claudit ont également été couronnés de belle manière par la Fondation Excel, qui lui a remis une bourse soulignant sa persévérance et son excellence scolaire. Dès la fin de ses études, Claudit a été engagée par un cabinet de notaire. À son embauche, l’employeur a bénéficié d’une subvention salariale lui permettant d’aider Claudit à développer ses compétences dans le domaine du secrétariat juridique.
C’est avec des étoiles dans les yeux et beaucoup de fierté que Claudit parle de son travail. « Il n’y a pas de routine, j’accomplis des tâches intéressantes et, en prime, j’apprends le métier. J’ai de bonnes conditions de travail et un horaire stable qui me permet de voir grandir mes enfants. » Au-delà de cette réussite, en plus de son indépendance financière, Claudit a acquis la confiance en elle nécessaire pour prendre la place qui lui revient et entrevoir un avenir ensoleillé.
Tammy Gagnon
Outaouais
Infirmière de formation, M me Tammy Gagnon a travaillé pendant plusieurs années dans le domaine de la santé comme représentante médicale, pharmaceutique et dentaire. En 2007, elle s’est spécialisée en micropigmentation esthétique et paramédicale.
Cette nouvelle compétence l’a amenée à créer sa propre entreprise , et elle s’est adressée à Emploi-Québec. « Je n’avais aucune expérience en gestion et en administration. J’avais besoin d’aiguillage et de soutien pour définir mes objectifs et les décisions à prendre pour y arriver » , indique-t-elle. L’aide apportée par Emploi-Québec en accompagnement de gestion et en soutien à la gestion des ressources humaines lui a permis non seulement de développer son entreprise, mais aussi de prendre de l’assurance et de la confiance et de réaliser qu’elle était dans le bon domaine.
« Mon entreprise s’est développée de façon importante; c’est devenu une passion pour moi et un désir de poursuivre, et toujours plus grand. Étant impliquée dans plusieurs organisations d’entrepreneurs, je recommande vivement Emploi-Québec à mon entourage. » Très enthousiaste, M me Gagnon mentionne en terminant que le conseiller aux entreprises d’Emploi-Québec affecté à son dossier est vraiment disponible et a su écouter ses besoins et évaluer les services qui lui seraient utiles.
Linda Bouchard
Montréal
Lorsque j’ai terminé l’École nationale de l’humour et que j’ai commencé dans le métier de comédienne et d’humoriste, j’ai réalisé que ce n’était pas un secteur très stable et je me suis mise à la recherche d’un emploi pour subvenir à mes besoins. Après une rencontre d’information sur la formule des clubs de recherche d’emploi, j’ai réalisé que j’avais besoin d’une approche plus personnalisée, de ne pas être dans un groupe mais plutôt d’entreprendre une démarche avec quelqu’un qui pourrait comprendre ma réalité. Au fil de mes recherches, j’ai découvert le Groupe Conseil Saint-Denis et je me suis rendu compte que je pouvais y aller pour une rencontre individuelle et vraiment y expliquer mon histoire en détail. Comme je travaillais moins de 20 heures par semaine, je me suis inscrite gratuitement pour une première rencontre.
Pendant environ trois mois, j’ai eu des rencontres régulières, et par la suite, j’ai continué à avoir des rencontres sporadiques pour vérifier le cheminement de ma recherche d’emploi. Lors de ces rencontres avec ma conseillère, on a vraiment commencé par la base, c’est-à-dire savoir ce que je voulais vraiment dans ma vie sur le marché du travail. Bref, évaluer mes besoins et savoir si j’avais le bon coffre à outils pour moi . Par exemple, j’ai maintenant deux CV que j’utilise selon le secteur où je postule un emploi. La démarche m’a aidée à trouver ce que je voulais, un emploi à temps partiel qui me laisse le temps de travailler à ma profession de comédienne. Pendant mes rencontres avec la conseillère, j’ai découvert comment me servir du bouche-à-oreille, explorer le marché caché de l’emploi et même me préparer à l’entrevue de groupe. Ce que j’ai préféré, c’est qu’après un mois sans avoir rencontré ma conseillère, elle se rappelait de ma démarche et me posait des questions précises sur mon avancement.
Maintenant, je sais ce que je veux et je suis capable d’établir des critères dans ma recherche d’emploi. Par exemple, je mentionne directement que je veux seulement travailler le jour. L’affirmation de soi, ça commence par poser des questions lors des entrevues, expliquer ce que nous pouvons apporter à l’entreprise et préciser quelles sont nos limites.
Je réalise maintenant qu’Emploi-Québec est un peu partout! Par exemple, je fais une formation en scénarisation télé avec l’Union des artistes qui est financée par Emploi-Québec.
Même si parfois c’est considéré comme honteux d’aller vers ce type de ressource et que les gens ont peur d’être étiquetés comme des personnes incapables de se prendre en main, à un moment il faut se dire qu’il y a de l’aide et aller la chercher.
Carolyne Sévigny
Centre-du-Québec
Permettez-moi de vous décrire mon parcours professionnel.
Je tiens à spécifier que depuis 1997, je me promène d’un emploi ou d’une formation à l’autre.
Durant toutes ces années, je me cherchais terriblement. Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire dans ma vie, et je dirais même de ma vie.
Donc, j’ai suivi trois cours en secrétariat, le dernier en 2001, pour me rendre compte que je ne voulais pas travailler à forfait toute ma vie.
Par la suite, en 2004, j’ai fait une AEC (attestation d’études collégiales) en services de garde pour finalement me rendre compte qu’avec mon problème aux oreilles (je suis sourde d’une oreille et j’ai la maladie de Ménière), je n’étais pas capable de travailler auprès des enfants dans un petit local.
Par la suite, j’ai eu ma fille, maintenant âgée de cinq ans. C’est certain que mon cours en services de garde lui a été et lui est encore profitable.
En 2007, je suis retournée voir mon agent au Centre local d’emploi de Victoriaville afin de voir avec lui ce qui s’offrait à moi. Il m’a proposé de suivre un programme d’immersion anglaise de cinq mois à Plessisville. Cela ne m’a pas nécessairement ouvert des portes pour un emploi, mais je me sens maintenant plus outillée.
Finalement, en 2009, mon agent m’a parlé de la formation à l’intégration sociale Je pense à moi pouvant m’aider à développer mon estime de moi en plus de me permettre de faire une révision de certains logiciels en secrétariat. J’ai sauté sur l’occasion, car je ne voulais pas que ma seule option soit de passer le reste de ma vie sur l’aide sociale.
Je dois l’avouer, lorsqu’une personne comme moi perd continuellement ses emplois et n’est pas en mesure de s’accomplir nulle part, le découragement et la dépression sont des menaces qui planent?
Finalement, grâce à cette formation, j’ai eu la chance de faire un stage dans le milieu communautaire, ce qui m’a finalement permis de me trouver un emploi avec une subvention salariale.
Je suis fière de tout ce que j’ai accompli et je remercie les gens qui m’ont aidée à y arriver.
René Méthot
Côte-Nord
Cela répondait à mes besoins à la suite de la fermeture et de la réouverture incertaine de la compagnie forestière Abitibi-Bowater et j'ai reçu une rémunération maximale qui me permettait de conserver mes biens et d'avoir une vie familiale normale.
Après la fermeture de la Scierie des Outardes, et grâce au soutien syndical et gouvernemental, j'ai pu accéder à une formation qui me convenait, en rapport avec mes acquis scolaires, mon goût de réussite et ma persévérance. Je n'ai rencontré aucune difficulté.
Actuellement, je ne travaille pas dans mon domaine comme mécanicien industriel, mais après avoir obtenu mon diplôme, je poursuis mes démarches.
Tout à fait, en respectant les conditions, c'est-à-dire un salaire d'appoint décent, le respect mutuel (agent et client) et la souplesse de l'agent pour respecter les contraintes d'horaire qu'occasionne celui de l'école.
Merci!
Yves Sabourin et Jonathan Fleury
Montréal
Lors de la remise des certificats de qualification professionnelle qui a eu lieu à l'occasion de la Semaine québécoise des adultes en formation, plusieurs dizaines de compagnons et d'apprentis ont célébré la reconnaissance de leurs compétences. Au cours de cette soirée chargée en émotion, MM. Jonathan Fleury, apprenti, et Yves Sabourin, compagnon, ont livré un témoignage senti sur l'apprentissage en milieu de travail, l'importance de la formation, la persévérance et la réussite.
Yves Sabourin a d'abord pris la parole pour présenter Jonathan, son apprenti du Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT). Il a captivé la foule en racontant le parcours de Jonathan, de sa première expérience du PAMT au Boulot vers…*, en passant par ses débuts chez Multimodules et jusqu'à l'implantation du programme dans l'entreprise. Avec fierté, il nous a expliqué comment Jonathan a arrêté d'accomplir des tâches répétitives pour vraiment évoluer et développer de nouvelles compétences. Il a souligné ses nombreuses qualités, comme son désir de changer sa vie et sa volonté d'apprendre, ainsi que les talents qu'il s'est découvert lorsqu'il lui a proposé de nouveaux défis. Après avoir offert ses félicitations à Jonathan sous les applaudissements chaleureux du public, Yves Sabourin lui a laissé la parole pour qu'il raconte comment il a vécu le PAMT. Voici ce que Jonathan avait à dire :
Jonathan Fleury : Bonsoir à tous. Je m'appelle Jonathan et j'ai 26 ans. J'ai commencé mon apprentissage au Boulot vers? comme apprenti ébéniste. Quand j'ai commencé, je n'avais jamais touché à un banc de scie ni à une toupie, bref, à aucun équipement du métier. À force de travailler, j'ai pris de l'expérience et comme j'aimais ce que je faisais, je suis devenu chef d'équipe au Boulot vers… On m'a rapidement offert de participer au PAMT pour me perfectionner. Grâce à ce programme, j'ai trouvé mon métier et j'ai avancé dans ma vie. C'est pour cette raison que je suis ici aujourd'hui. Je viens chercher mon diplôme parce que j'ai fait mes 12 modules et que je suis passé au travers.
Question de l'auditoire : Jonathan, qu'est-ce qui t'a amené à vouloir faire ce métier?
Jonathan Fleury : Au Boulot vers…, j'ai commencé par faire du massif. Je n'avais jamais travaillé le bois, et ce que j'aimais, c'était de partir d'un morceau d'arbre vraiment rude et de finir avec un meuble beau et bien sablé. Ça m'a donné le goût de continuer, de faire d'autres meubles en bois massif. Quand tu vois comment un arbre devient un meuble, tu comprends que tu peux créer tellement de choses. Ça m'a donné envie de continuer et d'en apprendre plus. Ça m'a donné de la fierté et j'ai compris que quand tu veux, tu peux avancer et trouver un métier que tu vas garder. Quand on trouve quelque chose qu'on aime, c'est bien de le garder.
* Le Boulot vers… est un organisme d'insertion sociale et professionnelle pour jeunes en difficulté âgés de 16 à 25 ans.
Yolanda Ladino Rincon
Centre-du-Québec
Quand la possibilité d'émigrer au Canada s'est présentée, mon idée de trouver un travail dans un pays étranger était idéaliste.
La première fois qu'Emploi-Québec m'a donné son aide, c'était au moment où j'ai suivi les cours de francisation.
Après que j'ai eu terminé ce cours et entrepris ma recherche d'emploi, l'expérience m'a démontré qu'il y a un abîme entre commencer à parler français et trouver un emploi professionnel.
J'ai alors compris pourquoi mon idée de trouver un emploi dans un pays étranger était idéaliste : j'avais cru que mon curriculum vitae semblerait intéressant à plusieurs compagnies puisque je possédais un diplôme technique en comptabilité, un baccalauréat en économie et 17 années d'expérience dans le milieu financier. Mais ce n'était pas suffisant.
Face à la réalité que j'ai vécue à ce moment-là, j'ai décidé de retourner à l'école pour bien apprendre à écrire le français. Encore une fois, Emploi-Québec m'a accompagnée dans ma détermination et m'a offert son soutien.
Après avoir terminé mes études, j'ai trouvé une grande aide professionnelle chez Accès-Travail. On m'a aidée dans le processus de recherche d'emploi et nos efforts ont donné des résultats : on m'a dirigée vers le Centre Vision 2020 pour suivre une mise à jour en comptabilité. Mon agente d'Emploi-Québec a autorisé l'aide financière. Une fois que j'ai eu complété l'actualisation, elle m'a orientée vers mon employeur et a poursuivi toutes les démarches pour me permettre de bénéficier du programme PRIIME. Le respect et la confiance qu'elle m'a accordés, l'ensemble des programmes et des services qu'Emploi-Québec dont j'ai bénéficié et ma propre détermination ont été importants pour me permettre d'atteindre mon but et de réaliser mon rêve.
Aujourd'hui, je remercie Dieu infiniment, car je suis certaine que c'est Lui qui dirige ma vie. Merci à mes parents, à mon conjoint et à mes enfants. Ils sont l'inspiration qui m'a permis de surmonter les difficultés. Merci à chacune de mes enseignantes, à toutes les personnes québécoises et colombiennes qui ont cheminé avec moi. Un grand merci à Danielle Brunelle, mon agente d'Accès-Travail, et à Patricia-Ann Lamarre, mon agente d'Emploi-Québec. Finalement, merci à Michel Légaré, mon employeur.
Aujourd'hui, je travaille comme adjointe administrative dans une compagnie où je peux mettre à profit toutes mes compétences.
Élizabeth Desmarais
Laval
Travaillant dans le domaine dentaire depuis plus de 25 ans et, de plus, dans la même clinique, je me pensais « blindée » en ce qui concerne mon emploi. Or, la clinique a été vendue et mes heures de travail ont diminué. J'ai très mal réagi … Je n'avais d'autre choix que d'admettre que l'impossible était devant moi et que je devais trouver un autre travail pour compenser les heures manquantes.
J'étais déprimée et je ne savais par où commencer, car je n'avais jamais préparé mon CV et je ne connaissais pas le processus de la recherche d'emploi. Ce n'est pas facile de se trouver un poste dans le domaine dentaire à l'âge de 48 ans. Inutile de vous dire que ma confiance en moi en a pris un coup et qu'une rencontre avec la conseillère de Dimension Travail, un organisme partenaire d'Emploi-Québec, était urgente.
En une seule rencontre, j'ai su exactement ce que je devais faire. Nous avons donc rédigé mon CV et je me suis inscrite à des ateliers sur la confiance en soi, sur la première entrevue, ainsi que sur des techniques de recherche d'emploi.
J'étais pleinement confiante et j'ai trouvé deux emplois dans la même semaine. La conseillère avait raison : il n'y a pas de prix pour une employée dévouée, connaissante et expérimentée!
Merci à vous, Dimension Travail, pour les bons conseils, les bons services et surtout, pour l'écoute et la motivation que vous m'avez apportées.
Marjelaine Simard
Laval
Je suis allée chez Dimension Travail, un organisme partenaire d'Emploi-Québec, chercher de l'aide pour faire un curriculum vitae et j'y ai trouvé bien plus. J'ai eu une conseillère hors pair, humaine. Elle m'a suggéré de participer à des ateliers animés par une de ses collègues, des ateliers indispensables pour toutes les femmes cherchant un emploi. J'ai appris comment me présenter en personne ou par téléphone à un employeur, à qui remettre mon curriculum vitae, quoi dire et ne pas dire. L'animatrice nous a aussi remis une liste de sites Internet (ex. : Emploi-Québec) et bien d'autres renseignements. Elle nous a montré comment chercher sur les sites, nous a accompagnées et fait penser à d'autres avenues, nous a fait réfléchir si c'était bien là ce que l'on voulait. De plus, elle nous a encouragées dans nos démarches et ne nous a pas laissé tomber.
Au moment où je suis allée rencontrer ma conseillère, ma vie ne tenait plus qu'à un fil. C'est grâce à elle, à ses paroles, à son professionnalisme, à son encouragement et à ses bons conseils que je travaille maintenant et que je suis heureuse. Je la remercie beaucoup, car sans Dimension Travail et Emploi-Québec, je ne pourrais pas témoigner aujourd'hui. C'est certain que je recommande avec grand plaisir les services de Dimension Travail à toutes les femmes vivant une situation comme la mienne ou n'importe quelle autre. En plus, c'est un service gratuit.
À tous les gens responsables de ce programme, ne le laissez surtout pas tomber, car les femmes en ont besoin.
Joanne St-Jacques
Laval
Je suis demeurée à la maison pendant 10 ans pour élever mes enfants et je souhaite maintenant retourner sur le marché du travail. En raison de mon absence prolongée, j'ai eu besoin d'aide afin de réintégrer le marché du travail.
Grâce à une brochure que j'ai prise un jour dans un bureau d'EmploiQuébec, j'ai découvert une entreprise très utile, Dimension Travail.
Dimension Travail est une entreprise qui aide les femmes à réintégrer le marché du travail. Elle offre les services de conseillers en emploi spécialisés qui sont disponibles pour rencontrer les femmes et discuter de leurs besoins.
Dimension Travail offre également des ateliers visant à aider les femmes à réintégrer le marché du travail. Ces ateliers offrent des outils utiles pour trouver un emploi. Ils portent sur divers aspects, de la rédaction d'un bon curriculum vitæ à la façon de se comporter lors d'une entrevue.
Dimension Travail a constitué un atout dans ma démarche pour réintégrer le marché du travail.
Je recommanderais sans aucun doute les services de Dimension travail
Mary-Ly Blanchette
Centre-du-Québec
À la suite de mon retour dans ma région, j'ai vécu certaines difficultés. Je revenais d'un séjour en Ontario et j'avais besoin d'un temps d'arrêt pour faire le bilan de ma vie. À ce moment, ma mère m'a suggéré d'entrer en contact avec le Centre local d'emploi (CLE) de Nicolet-Bécancour afin de me mettre en action.
J'avais envie d'apprendre à connaître mes forces, de renouer avec un réseau de contacts et d'explorer le marché du travail. J'ai alors entrepris la formation Transition-emploi offerte par le CLE en collaboration avec la Commission scolaire de la Riveraine. Cette formation m'a permis de me familiariser avec les notions de base en informatique, d'explorer différents métiers à l'aide des trousses de Projet personnel d'orientation et surtout, de vivre des ateliers axés sur l'acquisition d'habiletés reliées à l'employabilité. Ce programme m'a aussi permis de tisser des liens, de retrouver confiance en moi et de reprendre le contrôle de ma vie.
J'ai tellement apprécié cette formation que j'ai même donné au suivant en faisant un témoignage devant l'équipe du CLE. Je reconnais que grâce à cette démarche, j'ai appris à me connaître et je me positionne maintenant de façon plus réaliste face au marché du travail. Pour moi, un lien de confiance s'est établi et cela m'aide à continuer mon parcours plus facilement. C'est pourquoi j'envisage maintenant de suivre une formation semi-spécialisée en vue d'occuper un poste en entretien ménager dans des résidences de personnes âgées.
À mes yeux, le soutien d'Emploi-Québec a été déterminant pour ma réussite scolaire. La technique d'un pas à la fois a pris tout son sens dans mon cas. L'approche, le suivi et l'encadrement de mon agente et des intervenants de la Commission scolaire La Riveraine m'ont permis de maintenir ma persévérance dans mon plan d'action. Je compte poursuivre ma réintégration sur le marché du travail et le plus important pour moi, c'est la fierté et la détermination que j'ai démontrées pour atteindre mes buts.
Laurence Pilote
Centre-du-Québec
Depuis plus d'un an, je travaille au Club joie de vivre (maintenant Association des personnes handicapées de l'Érable). Je suis participante au projet Interagir. Je fais du ménage, je passe le balai et l'aspirateur. Depuis peu de temps, je travaille dans la cuisine et je coupe des légumes. Ma vie a changé depuis que je suis là. Je rencontre des gens et nous avons du plaisir ensemble. Je me fais de plus en plus confiance. Avant, peu de gens me faisaient confiance, mais maintenant, cela a changé. Auparavant, je ne prenais pas de décision, même pour m'habiller le matin, et maintenant, je décide de certaines choses. Aussi, je parle beaucoup, je suis moins gênée. Je pourrai même apprendre de nouvelles tâches. Je suis fière de prendre l'autobus le matin pour aller travailler; je suis la seule pensionnaire de ma famille d'accueil à travailler. Je me suis fait de nouveaux amis, environ une dizaine, qui sont contents de me voir; je ne suis plus isolée.
Depuis que je travaille, je me porte mieux, je suis moins malade et plus en forme. Je bouge plus. Je vais en parler aux autres à quel point ça fait du bien de travailler quand tu aimes ce que tu fais!
Jonathan Arbour
Chaudière-Appalaches
À la fin de mes études d'ébénisterie, j'ai eu la chance de participer au concours régional, provincial et même national des Olympiades de la formation professionnelle et technique. Mon parcours m'a permis de me tailler une place dans l'équipe canadienne et ainsi de prendre part au Mondial des métiers. Cela m'a rendu admissible à un perfectionnement de huit mois par l'intermédiaire de Skills/Compétences Canada. Grâce à mon employeur, Portes Baillargeon inc., et à une mesure de formation offerte par Emploi-Québec, j'ai pu m'investir à temps plein pour acquérir de nouvelles compétences. Mes efforts ont été récompensés puisque j'ai obtenu le titre de champion du monde d'ébénisterie au 40e Mondial des métiers de 2009, qui a eu lieu à Calgary.
Ce perfectionnement m'a permis d'acquérir de nouvelles compétences bénéfiques à mon employeur du point de vue des techniques de travail, que je maîtrise davantage à la suite de cette merveilleuse expérience. J'espère avoir plus tard la chance de transmettre mes connaissances à de nouveaux collègues de travail.
Jean-Pierre Bergeron
Centre-du-Québec
J'ai travaillé aux Industries de la Rive sud pendant 32 ans, mais malheureusement, l'entreprise a fermé ses portes à la fin de 2007. Je me suis donc inscrit au comité de reclassement. C'est à ce moment que j'ai connu Emploi-Québec et quelques-uns de ses employés.
Après ma participation au comité de reclassement, j'ai commencé un travail à Sainte-Croix, mais ça n'a pas bien fonctionné. Alors, je m'en suis trouvé un autre dans une entreprise de transformation de viande en juin 2008. Mais après avoir été 32 ans dans le meuble, j'ai trouvé très difficile de travailler dans ce domaine.
J'ai donc cherché un autre emploi et un jour, comme je passais devant le Centre local d'emploi, je me suis arrêté. Je trouvais que mon CV avait besoin d'un rafraîchissement. Immédiatement, une agente a pris le temps de le refaire, et vraiment, il y a eu une différence. Aussi, elle m'a dirigé à un organisme où j'ai pu simuler des entrevues avec les employeurs.
J'allais souvent sur le site de Placement en ligne d'Emploi-Québec et je peux dire que ce n'est pas si facile de trouver un emploi qui corresponde à nos besoins! Je cherchais un endroit où il est motivant de travailler et j'ai finalement trouvé. Grâce à mes efforts et aux ressources, j'ai commencé un nouvel emploi comme contremaître chez Fenestration Plus, une entreprise très humaine, où les employeurs et les employés sont respectueux.
Le personnel d'Emploi-Québec m'a aidé tout au long de mes démarches pour retourner sur le marché du travail et je reconnais qu'il faut fournir de gros efforts pour y arriver. Il ne faut pas attendre, parce que le temps passe vite!
Merci.
Semsudin Ferhatovic
Centre-du-Québec
Note : M. Ferhatovic, qui a bénéficié de la mesure Soutien au travail autonome , a donné une allocution lors du passage de M. Sam Hamad à Drummondville.
Mon nom est Semsudin Farhatovic. Je suis ici aujourd'hui pour livrer un message d'espoir aux gens qui en ont besoin.
Je suis originaire de l'ex-Yougoslavie et j'ai immigré au Canada, plus précisément à Sherbrooke, en 1994. J'ai alors suivi des cours de français, puis des cours de rattrapage scolaire en alphabétisation et ensuite, de niveau secondaire, grâce à Emploi-Québec.
En 1998, j'ai déménagé à Drummondville où j'ai occupé un poste de contremaître dans une entreprise pendant cinq ans, avant de changer pour un autre emploi, que j'ai malheureusement perdu en 2006. Je me suis donc de nouveau présenté chez Emploi-Québec pour avoir de l'aide afin de réaliser mon rêve de fonder ma propre entreprise.
J'ai bénéficié de la mesure Soutien au travail autonome pendant un an. J'ai reçu de l'aide financière et de l'aide technique pour démarrer mon entreprise, qui s'appelle Boiseries Sem inc., et qui se spécialise dans la fabrication d'escaliers haut de gamme et d'armoires de cuisine en bois. Mon entreprise compte maintenant deux employés à temps plein.
L'aide que j'ai reçue d'Emploi-Québec a été très importante pour moi. J'ai pu apprendre le français, me scolariser et, aujourd'hui, ce coup de pouce qu'on m'a offert me permet de gagner ma vie. Je désire remercier Emploi-Québec d'avoir cru en moi et surtout, en mon projet. Si vous avez un rêve, poursuivez-le et faites confiance aux gens des centres locaux d'emploi qui vous apporteront aide et soutien.
Merci beaucoup.
Éliane Tardif
Centre-du-Québec
Lorsque mon conjoint et moi avons acheté notre maison, nous avions le projet d'y faire un jour un gîte de type Bed & Breakfast. Nous l'avons donc rénovée petit à petit, en lui gardant le plus possible son cachet authentique.
Notre projet a fait un bond en avant lorsque nous avons rencontré des gens d'Emploi-Québec. En effet, mise à part l'aide financière, nous avons apprécié le soutien des intervenants qui nous ont guidés tout au long de nos démarches. Chaque remarque pertinente nous a permis de voir plus loin, de creuser plus à fond dans la réalisation de ce projet.
Nous tenons à remercier Emploi-Québec d'avoir mis sur pied ce programme de subvention aux nouvelles entreprises. Le fait d'en bénéficier nous a permis de fixer une date d'ouverture pour notre gîte.
Il est des moments où les idées seules ne suffisent pas. Merci pour votre coup de pouce : nous avons ouvert au début de mai 2010!
Jonathan Leblond
Nord-du-Québec
En racontant son histoire, Jonathan Leblond affirme : « Mes deux années sur le marché du travail et la perte de mon emploi ont été des éléments déclencheurs pour changer de carrière. » Ce jeune homme de 20 ans, originaire de Matagami, a alors choisi de réaliser son rêve de travailler dans le domaine de la santé pour aider son prochain.
En août 2009, c'est donc un Jonathan décidé qui se présente devant l'agente du Centre local d'emploi de la Baie-James, le point de service de Matagami. Il est prêt, et comme il souhaite travailler dans sa région, il veut faire un retour aux études pour obtenir un diplôme d'études professionnelles en assistance à la personne en établissement de santé. « Même si j'étais bien préparé, mon agente m'a aidé à valider mon choix professionnel et m'a expliqué le soutien auquel j'étais admissible pour les frais de formation. Elle a fait du renforcement positif, et je suis content d'être allé la rencontrer » , dit-il.
À la fin de l'été, c'est le grand départ, dans tous les sens du mot! Jonathan quitte sa ville natale pour entreprendre une formation de sept mois à Rouyn-Noranda. Prendre la décision de partir à plus de 300 km de chez lui n'était pas une évidence, mais un choix calculé. Là-bas, une nouvelle vie commence, la vie d'étudiant. « J'adorais mes cours, mais retourner sur les bancs d'école après deux ans d'arrêt, c'était assez difficile. J'ai mis les efforts nécessaires et j'ai réussi » , dit fièrement Jonathan. Il ajoute avec humour : « Je ne suis pas passé inaperçu, j'étais le seul homme du groupe! »
Fraîchement gradué, Jonathan obtient un emploi au Centre de santé Isle-Dieu de Matagami comme préposé aux bénéficiaires. « Je suis heureux; je suis revenu chez moi, auprès de ma famille, de mes amis et, en plus, j'occupe un emploi gratifiant » , déclare-t-il.
Pour Jonathan, comme pour son agente d'aide à l'emploi, c'est une grande réussite!
Ricardo Vergel
Montréal
Je suis un ingénieur informaticien originaire du Pérou, arrivé à Montréal en avril 2009. Ma femme et moi avons décidé de vivre au Québec pour découvrir de nouvelles possibilités d'avenir. Notre démarche d'immigration a duré trois ans, ce qui nous a donné le temps d'étudier le français à Lima. Une fois installés à Montréal, nous avons poursuivi notre apprentissage en participant au Programme de francisation du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, puis à des cours donnés au Centre Yves-Thériault de la Commission scolaire de Montréal. Pendant un certain temps, nous étudiions le français 10 heures par jour!
Deux semaines après notre arrivée, nous avons eu notre premier rendez-vous au Centre local d'emploi (CLE) de Saint-Michel. Rapidement, notre conseiller nous a dirigés à l'organisme Filière Employabilité. Nous avons commencé par un atelier d'introduction à la culture québécoise, ce qui nous a beaucoup aidé à comprendre la réalité d'ici. Par exemple, comme la majorité des Québécois ne connaît pas la différence entre un résident permanent, un citoyen et un demandeur d'asile, j'ai compris que je devais confirmer aux employeurs que mon statut me permettait de rester ici indéfiniment. Ensuite, j'ai entrepris un atelier d'aide à la recherche d'emploi. J'ai appris à faire mon CV et à me préparer à une entrevue d'embauche. Je me souviens particulièrement d'une activité de groupe très intéressante durant laquelle le conseiller menait une entrevue avec chaque personne et où les autres participants agissaient comme évaluateurs. Cela m'a permis de prévenir les erreurs fréquentes que l'on commet lors des entrevues d'embauche.
Aujourd'hui, je travaille dans mon secteur et je suis heureux de ma situation. Avec du recul, je réalise que ma démarche avec Emploi-Québec et Filière Employabilité m'a donné des outils pour affronter le marché du travail. Je recommande aux gens qui arrivent ici d'utiliser les services qui nous sont offerts parce que faire de la recherche d'emploi sans avoir les outils appropriés n'est vraiment pas facile.
Je pense que les services d'Emploi-Québec et les ateliers facilitent l'adaptation. Maintenant, je peux dire que je suis heureux de mon travail et de ma décision de venir m'installer au Québec.
Hélène Rioux
Chaudière-Appalaches
J'ai eu recours aux services d'Emploi-Québec en 1999, au moment d'une réorientation de carrière. À l'époque, les perspectives d'emploi dans le domaine de la construction étaient médiocres. Emploi-Québec offrait une formation en logistique et production à valeur ajoutée d'une durée de 60 semaines à celles et ceux qui étaient en situation d'emploi précaire et qui avaient le profil recherché. De plus, cette formation répondait à un besoin urgent de main-d'œuvre spécialisée dans l'industrie manufacturière. Le programme offrait un stage en entreprise et un taux de placement quasi garanti. Grâce au soutien financier d'Emploi-Québec (revenu et frais de gardiennage), j'ai pu me consacrer entièrement à mes études et j'ai obtenu avec succès mon diplôme avec, en prime, un emploi à la fin de ma formation.
Récemment, j'ai eu recours une seconde fois aux services d'Emploi-Québec. J'ai tiré avantage du programme Soutien au travailleur autonome pour lancer mon entreprise. Ce soutien m'a permis de me consacrer au développement de mes affaires et de consolider mon entreprise. Je suis très fière de moi et reconnaissante envers Emploi-Québec pour tout le soutien octroyé dans le cadre de mon projet d'affaires. Je suis maintenant conseillère en organisation du travail en technologie du génie industriel.
Emploi-Québec offre une panoplie de services que je conseille à tous ceux et celles qui doivent faire un nouveau choix de carrière. Je les invite à aller rencontrer les conseillères et les conseillers. Ils sauront vous écouter et vous orienter afin de répondre à vos besoins de même qu'à ceux du marché du travail.
Jasmine Pépin
Abitibi-Témiscamingue
En 1999, diplômée du secondaire, Jasmine Pepin entreprend une formation technique en production animale à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe. De retour dans sa région natale, en 2003, elle décroche un emploi à la Coopérative agricole d'Amos, où elle agit à titre d'experte-conseil en production animale. Revenant d'un congé de maternité, en 2008, elle constate que ses services sont de moins en moins sollicités avec la crise agricole que vit la région. Alors en chômage, elle se présente à Emploi-Québec pour explorer différentes possibilités en vue de réintégrer le marché du travail. Elle sait toutefois qu'elle veut se spécialiser en mécanique. « J'ai toujours fait un peu de mécanique. Mon père m'a toujours incitée à aller dans ce domaine » , confie-t-elle pour motiver ce choix peu traditionnel.
D'août 2008 à janvier 2010, Jasmine complète la formation professionnelle en mécanique d'engins de chantier, soutenue par la Mesure de formation d'Emploi-Québec qui lui permet de recevoir une aide financière. La formation se donne à La Sarre, à 140 kilomètres de son domicile de Vassan, ce qui représente au bas mot trois heures de déplacements quotidiens? à la condition que Dame Nature ne fasse pas des siennes! Pendant ses études, la jeune femme bénéficie de deux bourses : l'une, de 500 $, de Chapeau les filles , l'autre, de 250 $, de l'Association canadienne des distributeurs d'équipements.
Depuis peu, Jasmine travaille à la scierie de Domtar, à Val-d'Or. Elle se dit très satisfaite de travailler dans son domaine et entretient d'excellentes relations avec ses collègues masculins. Elle reconnaît devoir une fière chandelle à son conjoint, qui l'a toujours soutenue et encouragée. Et elle conserve un excellent souvenir de ses relations avec le personnel d'Emploi-Québec dont elle dira, en guise de conclusion : « C'est la première fois de ma vie que je voyais un orienteur compétant! »
Annie Montigny
Nord-du-Québec
À 24 ans, sans travail, Annie Montigny, une mère monoparentale de Lebel-sur-Quévillon responsable de deux enfants, décide de retourner aux études pour trouver un emploi intéressant. « Comme je n'avais pas d'argent pour réaliser mon projet, je me suis rendue au centre local d'emploi (CLE) pour obtenir soutien et conseils. »
« Grâce à l'aide de mon agente, je me suis inscrite à une formation menant à un diplôme d'études professionnelles (DEP) en extraction du minerai. » Avec un beau-père et des amis mineurs, ce choix n'était pas le fruit du hasard! « Ce métier piquait ma curiosité depuis longtemps » , dit Annie Montigny. Mais n'y entre pas qui veut! « Il y avait beaucoup de candidats et je devais passer une entrevue de sélection. » Loin de se laisser impressionner, Annie a démontré sa détermination et sa volonté de réussir. Sa candidature a finalement été retenue et elle sera la seule femme parmi 17 hommes.
La formation de sept mois offre aux élèves la possibilité de mettre en pratique leurs nouvelles connaissances dans une mine située à proximité. Malheureusement, cette mine ferma ses portes et Annie dut déménager à Matagami, à plus de 300 km de chez elle, pour poursuivre son programme. « À ce moment-là, le soutien de ma famille a été très important. Avec deux enfants, il fallait savoir s'organiser! »
Annie découvre plusieurs facettes du métier de mineur et se retrouve ainsi au volant d'un camion de 45 tonnes. « J'avais peur de cogner les murs de la mine et de faire du dégât » , affirme-t-elle. Heureusement, tout s'est bien déroulé et Annie a obtenu un contrat de deux mois à Matagami.
« L'apport d'Emploi-Québec m'a permis d'apprendre un métier passionnant et d'atteindre mes objectifs. » Les efforts d'Annie ont d'ailleurs été reconnus, car le Centre de formation professionnelle de la Jamésie lui a décerné un Méritas soulignant sa persévérance.
Annie Lévesque
Montérégie
Je désirais depuis un certain moment devenir travailleuse autonome. Quand j'ai perdu mon emploi d'analyste lors d'une vague de mises à pied massives, je me suis inscrite à un cours de démarrage d'entreprise chez Réseau Emploi Entrepreneurship. C'est là que j'ai appris qu'Emploi-Québec et le Centre local de développement pouvaient aussi m'aider financièrement et professionnellement, par le Soutien au travail autonome (STA). Je me suis renseignée et puisque je répondais aux critères, je m'y suis lancée.
Au cours du STA, j'ai profité d'un excellent appui pour la préparation de mon plan d'affaires. J'ai donc pu déterminer clairement mes produits, ma clientèle, mes concurrents, mon budget, mon potentiel d'affaires, etc. Le principal avantage du STA est justement qu'il nous permet de nous accorder du temps pour la préparation et le démarrage de notre entreprise. De plus, lancer son entreprise demande beaucoup d'énergie, de temps, de réflexion, et c'est stressant. Savoir qu'on est accompagnée par des professionnels fait une grande différence. Je dis souvent que sans le Soutien au travail autonome, je n'aurais peut-être pas réussi à lancer mon entreprise! Aussi, on s'y crée un excellent réseau de contacts utiles, en plus d'avoir accès à de nombreuses formations (ex. : comptabilité).
Devenir travailleur autonome est un bouleversement familial, personnel et financier, mais c'est aussi très gratifiant. Si je n'avais pas osé, je sais que je le regretterais aujourd'hui. Cela fait maintenant trois ans que mon entreprise Les Savons de Légendes est née, et je suis toujours aussi passionnée. Ce ne sont pas les ressources qui manquent, il suffit de les connaître et de les utiliser! Alors, maintenant que vous connaissez le STA, il ne vous reste plus qu'à vous renseigner.
Mélanie Fluet
Mauricie
Pour M me Mélanie Fluet, comme pour bien d'autres personnes, l'implication bénévole dans un organisme communautaire constitue parfois la première étape d'une démarche d'intégration au marché du travail.
Prestataire de l'aide financière de dernier recours, M me Fluet consacrait à l'occasion quelques heures de bénévolat à l'initiative La Boîte à Cadeaux, de la Maison des Familles de Mékinac.
Ce projet a pour but de sensibiliser la population de ce territoire aux valeurs de partage, d'entraide et de solidarité, de venir en aide aux familles démunies et de favoriser la réutilisation des biens de consommation afin d'offrir à de nombreux enfants le plaisir d'ouvrir un cadeau pendant la période des Fêtes.
C'est ainsi que depuis 10 ans maintenant, jouets, livres, jeux, casse-tête et vêtements destinés à des enfants de 0 à 12 ans ont été nettoyés, emballés, classés et distribués à 497 familles de Mékinac, lesquelles comptent 2084 enfants.
À l'invitation de la responsable de ce projet, M me Fluet a débuté comme aide technique, grâce au Programme d'aide et d'accompagnement social Devenir du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Sa détermination à intégrer le marché du travail lui a ensuite permis de bénéficier d'une subvention salariale d'insertion à l'emploi, qui l'ont amenée à occuper le poste de coordonnatrice de La Boîte à Cadeaux.
En plus de lui permettre de concilier travail et famille, cette démarche emballante a redonné confiance et autonomie à M me Fluet et lui a procuré un emploi … en cadeau!
Ginette Fortin
Saguenay–Lac-Saint-Jean
M me Ginette Fortin, âgée de 58 ans et soutien de famille, s'est retrouvée du jour au lendemain sans emploi, suivant la fermeture de l'entreprise où elle travaillait. Elle avait acquis des compétences comme préposée aux bénéficiaires auprès de personnes âgées et comme encarteuse pour un journal régional.
Inscrite au Programme Initiative ciblée pour les travailleurs âgés (ICTA), M me Fortin a bénéficié d'un soutien personnalisé et adapté de la part des intervenantes et des intervenants du groupe Humanis du collège de Chicoutimi, le promoteur du programme.
Le bilan de compétences de M me Fortin lui indiquait de concentrer ses démarches de recherche d'emploi dans les domaines de l'édition et de postes de manœuvre léger en industrie. À la suite de recherches infructueuses, M me Fortin a revu son choix professionnel et envisagé alors un travail de préposée aux bénéficiaires.
Les intervenantes et intervenants de l'ICTA ont accompagné M me Fortin dans sa démarche auprès des maisons et des centres de santé et d'hébergement de sa région. Rapidement, la propriétaire d'une maison d'hébergement s'est intéressée à sa candidature et lui a offert un poste. M me Fortin travaille depuis ce moment à temps complet comme préposée aux soins dans cette résidence pour personnes en perte d'autonomie.
Voici les propos de l'employeur et de M me Fortin, recueillis au début de la période d'emploi de cette dernière : « Nous sommes absolument ravis de Ginette. En peu de temps, elle a démontré beaucoup d'autonomie et les patients l'aiment déjà; on veut définitivement lui faire une place ici » , dit l'employeur. « Oui, je suis bien heureuse ici. La maison est agréable, l'horaire de travail me plaît, c'est près de mon domicile. Alors oui, je veux rester ici et merci pour l'aide apportée » , affirme M me Fortin.
Rappelons que le Programme ICTA offre un soutien personnalisé aux travailleuses et aux travailleurs de 55 à 64 ans en établissant un bilan de leurs compétences et en évaluant leur transfert dans un autre secteur d'activité. Les intervenantes et intervenants de l'ICTA leur enseignent des stratégies de recherche d'emploi et les assistent dans leurs démarches. L'objectif ultime est de faciliter l'intégration de cette clientèle dans un nouvel emploi.
Patrick Lafleur
Outaouais
Le groupe Les Jaseurs est composé de jeunes dynamiques qui ont décidé d'unir leurs talents et de partager leur passion commune, la musique. « C'est Daniel Robert qui nous a réunis, indique Patrick Lafleur, le batteur du groupe. Nous avons débuté avec trois membres et nous sommes cinq maintenant. » Ils se sont connus en pratiquant des sports et leur amitié s'est poursuivie dans un autre domaine.
« C'est grâce à du bouche-à-oreille que nous avons connu le Programme Jeunes volontaires d'Emploi-Québec, souligne Patrick. Ce programme nous a permis d'être plus disciplinés et plus responsabilisés. Il nous a aussi permis d'enregistrer notre premier CD, dont le lancement est prévu le 24 avril 2010. » Les Jaseurs ont déjà plusieurs spectacles à leur actif, dont la première partie du groupe Mes Aieux au Festival des montgolfières de Gatineau, en septembre 2009. Ce privilège leur a été accordé parce qu'ils ont remporté le concours Gatineau prend la scène.
Au même titre que plusieurs autres artistes qui ont eu recours au Programme Jeunes volontaires, Les Jaseurs poursuivent leur chemin. Souhaitons leur bonne chance!
Jérémy Gagnon
Outaouais
Après mûre réflexion, Jérémy Gagnon a entrepris une formation en mécanique automobile ( Mesure de formation de la main-d'œuvre ) au Centre de formation professionnelle de la Vallée-de-la-Gatineau. Cette décision n'a pas été facile, car il aurait bien pu tenter sa chance comme hockeyeur professionnel. Ce joueur des Huskys de Rouyn-Noranda a donc validé son choix de carrière en mécanique automobile durant un été avant de s'inscrire. Comme il a adoré son expérience, il s'est inscrit et son projet de formation s'est avéré une grande réussite. Jérémy Gagnon a en effet pris part aux Olympiades nationales de la formation professionnelle, qui ont eu lieu à l'Île-du-Prince-Édouard en mai 2009, et ce, sans avoir passé par les compétitions locales et régionales. Sa participation aux Olympiades canadiennes lui a rapporté une médaille de bronze, dont il est très fier. Après ses études, Jérémy s'est trouvé un emploi dans son village, en Abitibi, et a bénéficié du Supplément de retour au travail . Il remercie Emploi-Québec de lui avoir donné la chance de travailler dans un domaine qu'il aime et il encourage ses amies et amis à recourir aux mesures et aux programmes offerts.
Cynthia Landriault-Desgroseillers
Abitibi-Témiscamingue
Mon nom est Cynthia Landriault-Desgroseillers et je suis âgée de 23 ans. C'est à l'âge de 18 ans que j'ai décidé de compléter mes études secondaires à l'éducation des adultes afin de pouvoir, ensuite, apprendre un métier. Par la suite, j'ai rencontré une conseillère en orientation d'Emploi-Québec qui m'a proposé, grâce au Programme Découvrir , de faire de courts stages d'observation dans diverses entreprises, dont une animalerie et une clinique d'esthétique. Très attirée par l'esthétique, j'ai décidé de m'inscrire au DEP.
Au début, Emploi-Québec a hésité à me soutenir financièrement puisque les débouchés en esthétique sont parfois restreints. Puis, Emploi-Québec a accepté de le faire dans le cadre du Programme alternative jeunesse . Depuis septembre 2009, je fais partie d'une cohorte d'une vingtaine d'étudiantes en esthétique du Centre Polymétier de Rouyn-Noranda. Je terminerai mon DEP en décembre 2010. Je vois l'avenir avec optimisme.
J'ai eu beaucoup d'aide d'Emploi-Québec, de la conseillère en orientation et de mon agent. J'ai maintenant l'impression de savoir où je vais et je conseille sans hésiter de faire appel aux services d'Emploi-Québec. Mais malgré toute l'aide reçue, il faut demeurer très motivée et très persévérante.
Danny Lafond
Abitibi-Témiscamingue
Le 8 septembre 2008, l'usine Temlam de Ville-Marie, au Témiscamingue, déclare faillite, mettant à pied 80 travailleuses et travailleurs. Mécanicien de machines fixes dans cette entreprise depuis quelques années, Danny Lafond a vu venir les choses et pris des mesures afin d'atténuer le choc de cette fermeture.
Élevé sur une ferme, l'homme de 30 ans se préparait depuis quelque temps à faire un retour à l'agriculture, à Saint-Bruno-de-Guigues. Depuis 2005, il achète de petites parcelles de terre et une ferme, incluant maison, bâtiments et fonds de terre.
En pleine période de démarrage, privé de revenu, M. Lafond consulte Emploi-Québec. Résultat : d'août 2008 à août 2009, il bénéficie du Programme de soutien au travail autonome . En vertu de ce programme, il est soutenu financièrement, alors que ses prestations lui servent de salaire.
Aujourd'hui, Danny Lafond se consacre à temps plein à sa ferme laitière. À moyen terme, il prévoit investir dans le développement de son entreprise.
Danny attribue le succès du démarrage de son entreprise à un ensemble de facteurs, dont l'entraide familiale et l'apport de sa conjointe. Il reconnaît que l'aide d'Emploi-Québec lui a apporté « un outil de plus » sans lequel les choses auraient pris plus de temps.
Tommy Thibodeau
Abitibi-Témiscamingue
À 11 ans, mal dans sa peau, Tommy Thibodeau se découvre un attrait pour la poésie. Aujourd'hui âgé de 21 ans, le jeune Abitibien n'a pour toute scolarité que l'équivalent d'une quatrième année du primaire, ce qui le confine, il le sait, à de petits boulots : commis, aide-cuisinier et, depuis deux ans, concierge. Il vient malgré cela de publier un premier recueil de poésie!
Tout débute par une visite à Emploi-Québec au cours de laquelle Tommy s'enquiert de l'aide disponible pour rédiger et publier sa poésie « qui traite d'un peu tout ce qui se passe dans une vie » . Admis au Programme Jeunes volontaires , il reçoit pendant une année une allocation hebdomadaire pour ses dépenses et dispose d'un budget de 1 800 $ pour produire et imprimer son livre. Il bénéficie aussi d'une aide technique et d'un appui moral du Carrefour Jeunesse Emploi. Son recueil de poésie, intitulé Entre l'ombre et la lumière , tiré à 100 exemplaires, paraît en novembre 2009 et ses ventes « vont bien » .
Tommy caresse le projet de publier un roman fantastique et d'être parolier comme Francis Cabrel. Dans l'intervalle, il aimerait retourner à l'école, car « c'est difficile de trouver un emploi sans diplôme de secondaire » .
Tommy reconnaît volontiers que l'aide financière et morale d'Emploi-Québec a été déterminante dans sa réussite. Toujours, il a senti qu'on s'intéressait vraiment à son projet et jamais il n'a été laissé à lui-même. Sa reconnaissance s'adresse également à la poésie, dont il écrit, dans l'avant-propos de son recueil, qu'elle lui a sauvé la vie : « Sans elle, je n'avançais qu'à reculons. Sans elle, je n'aurais jamais eu le courage de déployer mes ailes dans la vie. » Que dire de plus?
Sandra Quinchia
Montréal
Je suis arrivée à Montréal avec mon mari le 24 septembre 2008. On a choisi d'immigrer au Canada parce qu'il y avait beaucoup d'insécurité et de chômage en Colombie. S'établir ici, ce n'est pas facile. On doit être conscient que toute notre vie va changer et que l'on va devoir s'adapter. On a commencé par apprendre le français pendant six mois, en suivant d'abord des cours à temps partiel, puis à temps plein à l'Université de Montréal, lorsque le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles nous en a donné la possibilité.
Tout au long de mon processus d'adaptation et de francisation, je suis allée au Centre local d'emploi (CLE) de Côte-des-Neiges pour demander des conseils. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que l'agent d'emploi a toujours été très gentil, ses conseils ont été très bons et son aide a été précise. Il m'a aidée à comprendre toute l'information disponible ici et m'a même conseillée sur la façon de gérer mon budget très limité. Dès que j'ai eu besoin de parler avec lui, il m'a accordé du temps et m'a fait connaître les vraies occasions que j'ai ici.
En arrivant ici, on doit quitter sa famille, son pays, son travail, bref, tout quitter et vivre une expérience totalement nouvelle. C'est pourquoi je pense que l'on doit s'impliquer dans son processus d'adaptation, et pour moi, ce cheminement passe par une visite au CLE et par une rencontre avec un agent d'emploi. Cela permet de prendre le temps de réfléchir pour prendre les meilleures décisions.
Par la suite, j'ai fait l' atelier de recherche d'emploi avec l'organisme Intégration Jeunesse. Pendant trois mois, j'ai pu commencer ma recherche, faire mon CV et m'exercer au processus d'entrevue au moyen des ateliers et des entrevues personnalisées. Par exemple, j'ai appris qu'on ne doit pas mettre son âge, sa religion ou son état civil sur son CV, ce qui est totalement différent dans mon pays d'origine. Maintenant, je sais que je peux trouver un bon emploi, que je peux commencer ma recherche sans problème et que j'ai tous les outils pour réussir.
J'ai eu trois entrevues d'embauche, mais comme j'ai un profil de consultante et d'administratrice dans le domaine des technologies de l'information, les employeurs m'ont dit que je devais améliorer ma connaissance de l'anglais. Avec l'aide du programme de prêts et bourses, je suis retournée aux études. En ce moment, je suis étudiante au certificat en anglais à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et je pense que c'est la meilleure façon d'améliorer mon profil et de trouver un emploi dans mon domaine.
Lucie Crête
Capitale-Nationale
En acceptant simplement d'être aidée, elle a découvert qui elle était, quels étaient ses rêves et que le travail pouvait lui permettre d'acquérir son autonomie tout en lui inspirant de la fierté.
Suzie Pouliot
Capitale-Nationale
Suzie constate qu'elle s'est trompée de carrière. Sans faire ni une ni deux, elle choisit un nouveau métier fait pour elle.
Carine Aubry
Laval
Après avoir occupé plusieurs emplois qui ne la satisfaisaient pas et fait un passage à l'aide sociale, Carine, une jeune chef de famille monoparentale, a eu recours aux services d'Emploi-Québec en matière d'orientation professionnelle et d'aide à la recherche d'emploi. Elle est aujourd'hui conseillère en cosmétiques dans une pharmacie, un travail qui la passionne et dans lequel elle s'engage avec tout le dynamisme et l'énergie qui la caractérisent.
Josée Faille
Centre-du-Québec
Extrait d'une lettre envoyée par M me Josée Faille à son agente d'aide à l'emploi, M me Josée Cormier, du Centre local d'emploi de Drummondville.
Madame,
J'aimerais vous remercier pour tout le professionnalisme dont vous avez fait part à mon endroit au mois de juin 2008. Vous m'avez reçue avec dignité et je me suis sentie très à l'aise dès le début de notre rencontre.
J'avais plusieurs raisons d'avoir peur de me lancer activement en emploi puisque j'avais un enfant handicapé adulte et que j'étais inquiète de concilier famille-emploi. Cependant, après quelques minutes de conversation, vous m'avez informée que j'aurais de l'aide financière pour la garde de mon fils.
J'avais besoin d'un programme qui me donnerait la chance de me trouver un emploi et j'étais intéressée par l'entreprise d'entraînement Abrimex avant de me lancer. Lorsque vous avez évalué mes besoins et appris que je possédais un diplôme d'études professionnelles en secrétariat (2007) et un autre en comptabilité (2005), vous avez pris le temps d'appeler afin de savoir si une place était disponible. Vous m'avez inscrite chez Abrimex pour le lundi suivant.
Mon programme s'est très bien passé et à la dernière journée de celui-ci, soit le 16 octobre 2008, j'avais trouvé un emploi aux Ateliers Savoir Faire pour le poste de commis de bureau. J'ai reçu, à peine quelques jours plus tard, le supplément du retour à l'emploi , ce qui m'a grandement aidée pour un bon départ.
Finalement, aujourd'hui, le 16 octobre 2009, je fête mon premier anniversaire aux Ateliers Savoir Faire. Votre intervention humaine a contribué à ma réussite et je tenais à vous remercier. Bien que le succès vienne en grande partie du chercheur d'emploi, souvent, ce succès est réalisé avec l'aide d'une personne clef et vous avez été cette personne pour moi.
Je vous souhaite beaucoup de succès comme celui-ci tout en espérant que vos services et votre professionnalisme seront autant appréciés.
Veuillez accepter, Madame, mes salutations les meilleures.
Nathalie Gosselin
Montérégie
Je travaille chez Aliments AGM de Boucherville depuis huit ans et ici, comme dans mes emplois précédents, j'ai toujours appris à travailler sur le terrain. En 2005, mon patron m'a offert de suivre le Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) d'Emploi-Québec. Évidemment, j'ai accepté. Mes principales sources de motivation pour devenir apprentie au PAMT étaient d'acquérir des connaissances concrètes dans le domaine de la pâtisserie et de recevoir enfin un certificat.
Avec le PAMT, pendant trois ans et à raison de six à dix heures par semaine, j'étais jumelée à un collègue expérimenté, qu'on appelle le compagnon dans le cadre du programme, lequel me formait directement dans mon milieu de travail. Cette expérience m'a permis de faire de nouveaux apprentissages, de devenir davantage polyvalente en pâtisserie et d'être plus à l'aise dans mon travail.
Recevoir une formation directement en entreprise, c'est tout simplement efficace! Divisée en huit modules d'apprentissage, cette formation pratique m'a permis de survoler le domaine de la pâtisserie, même les facettes qui ne font pas partie du mandat d'Aliments AGM.
Les entreprises gagnent à adopter ce programme d'apprentissage : il est un atout pour conserver leurs employés et un moyen d'améliorer la qualité de leur main-d'œuvre. Quant au compagnon, il est valorisé dans son travail d'aide. Assurément, je conseille le PAMT à toute entreprise dont les ressources humaines sont importantes. Tout le monde en sort gagnant!
Geneviève Guénette
Montréal
Pendant quelques années, j'étais travailleuse autonome dans le milieu de l'illustration et du film d'animation, mais j'avais en tête un projet plus ambitieux parce que ce domaine était en perte de vitesse. Depuis très longtemps, je rêvais de développer ma carrière artistique, mais je savais que je n'étais pas assez organisée pour m'accomplir complètement. Avec l'aide d'Emploi-Québec, j'ai suivi une formation d'entrepreneurship à la Compagnie F, un organisme ayant pour mission l'autonomie financière des femmes par l'entrepreneuriat, et j'ai vraiment réussi à acquérir des outils pour continuer mes projets d'illustrations tout en lançant ma carrière en art visuel. J'ai développé un langage artistique où j'utilise des matériaux recyclés, comme des chaussures, des billets de métro, des poignées de porte ou même des ballons gonflables, pour créer des collages et des sculptures hétéroclites.
Depuis, j'ai eu deux expositions solos, participé à plus de 15 expositions collectives, fait deux performances devant public, dont une qui est devenue une publicité télévisée, gagné quatre prix, donné plusieurs ateliers créatifs dans des écoles et j'ai eu des contrats beaucoup plus intéressants. J'ai même eu la chance d'avoir un épisode complet sur mon travail artistique à la télévision. Un site Internet me permet également de partager ma pratique artistique. L'autonomie financière n'est peut-être pas encore complètement atteinte, mais cette fois, j'ai bon espoir. Avant tout, cette formation m'a permis d'avoir confiance en moi pour me créer un emploi à ma mesure. J'ai plein de projets en tête et en chantier, mais surtout, j'ai maintenant beaucoup plus de plaisir à faire ce que je fais!
Luis Chanis
Montérégie
Lorsque j'ai immigré au Québec, je me suis trouvé un emploi dans une entreprise manufacturière. Je gagnais très bien ma vie, mais mon boulot ne me comblait pas autant que je l'aurais souhaité. Puis un jour, j'ai eu un accident de travail grave, qui a eu pour conséquence qu'il m'était désormais impossible d'exercer ce genre d'emploi.
Une fois rétabli, je suis allé au SEMO afin de procéder à une évaluation de mes capacités physiques dans le but de me trouver un nouveau domaine de travail. C'est à ce moment que j'ai entendu parler d'Emploi-Québec. Je me suis dirigé à mon centre local d'emploi et j'y ai rencontré une agente d'aide à l'emploi. Je peux affirmer sans hésitation que cette agente a eu une grande influence sur la personne que je suis aujourd'hui. Elle a cru en moi et m'a permis de reprendre confiance en moi. Elle m'a accompagné dans mes démarches de retour aux études . Le soutien qu'elle m'a apporté a fait une réelle différence dans mon parcours.
Aujourd'hui, je suis heureux dans mon emploi! Je travaille comme consultant en marketing, entre autres, pour des grossistes de voyages et pour le Bureau de tourisme du Panama. Je ne remercierai jamais suffisamment cette agente. C'est simple, elle fut un cadeau du ciel pour moi!
Sylvie Brazeau
Montérégie
Après 12 ans de prestations d'aide sociale, je souhaitais retourner sur le marché du travail. Je ne savais pas par où commencer. Je suis allée à mon CLE rencontrer une agente d'aide à l'emploi, qui m'a suggéré une formation pour me familiariser avec huit logiciels informatiques et pour améliorer mon anglais. Je suis retournée à l'école à temps plein pendant quatre mois. Cela m'a permis de reprendre une routine et à la fin de ma formation, j'étais prête à foncer pour me trouver un emploi!
Un jour, j'ai vu un poste de réceptionniste intéressant, mais j'hésitais en raison de sa durée (six mois). Je voulais trouver un emploi à long terme. J'ai donc poursuivi mes recherches avec l'appui de mon agente. Elle pouvait m'appeler deux fois par jour pour m'informer d'offres d'emploi et m'encourager.
Puis, la durée du poste de réceptionniste a été prolongée à deux ans. J'ai postulé, j'ai été convoquée en entrevue et j'ai obtenu l'emploi! Cela fait maintenant trois ans que je l'occupe et je me sens à ma place dans ce travail. Je reçois beaucoup de compliments des clients et de mes collègues. D'ailleurs, mes collègues s'adressent à moi lorsqu'ils ont des questions sur un logiciel!
Je suis fière de ce que j'ai accompli et c'est en partie grâce à mon agente. Elle me dit plutôt qu'elle m'a fourni les outils et que c'est moi qui m'en suis sortie. Quoiqu'il en soit, je me suis fait un vrai cadeau en retournant sur le marché du travail!
Simona Mariana Negrea
Montréal
Je suis arrivée de Roumanie il y a deux ans. Au début, j'ai vraiment éprouvé des difficultés. Pour moi, c'était un nouveau pays, mais aussi un autre monde. Il a fallu que je commence à me débrouiller seule, dans ma vie personnelle et dans ma vie sociale. Dans ces conditions, essayer de trouver un travail et de changer mon cheminement, ce n'était pas facile.
J'ai eu mon premier contact avec Emploi-Québec en 2007, après avoir épuisé toutes les ressources financières que j'avais en arrivant. J'ai été acceptée pour participer au programme Devenir , qui comprend des séances d'information portant sur l'informatique, le marché du travail, la vie quotidienne au Québec, la déclaration de revenus, le système d'éducation et le système de santé. Bref, tout ce qui aide à mieux connaître la réalité et la vie du Québec. Cela m'a permis d'être plus autonome et de me créer un réseau de personnes que je n'aurais pas pu connaître autrement et qui encore aujourd'hui m'appuient dans mes démarches. Mais plus que tout, j'y ai trouvé ce que je voulais faire de ma vie et on m'a aidée à trouver les façons d'y arriver.
Après Devenir, j'ai participé à un projet pilote de réflexion et de planification de mon projet de carrière. Nous étions des femmes qui ne se connaissaient pas et se trouvaient comme devant un miroir où elles voyaient des choses cachées en elles. Je me suis sentie seule avec moi, moi et moi. À la fin, je savais exactement qui j'étais, ce que je voulais faire et ce que je devais faire pour y arriver. J'y ai trouvé l'aide nécessaire en posant simplement des questions.
Aujourd'hui, je suis fière de ce que j'ai accompli. Je connais des personnes qui vivent ici depuis plus de cinq ans et je peux maintenant les aider. J'ai toujours été une personne dynamique, confiante et persévérante, mais au Québec, si tu décides de chercher de l'aide et de trouver ta voie, c'est possible de te réaliser.
Parfois, j'ai eu des moments très difficiles. Il arrive à tous de regarder en arrière, d'être triste, mais tout ça passe très vite. La vie que mon fils et moi avons ici nous a rapprochés. C'est vraiment ici que j'ai commencé à avoir une belle vie, même si j'ai dû faire un pas en arrière au début pour trouver le cheminement qui me convenait.
Épilogue
M me Negrea suit actuellement un cours de secrétariat juridique qui lui permet aussi de perfectionner son français et sa connaissance de l'informatique. Elle espère par la suite poursuivre ses études en techniques juridiques au collégial.
Daniel Poirier
Nord-du-Québec
À la suite d'une perte d'emploi, M. Daniel Poirier a dû avoir recours à l'aide financière d'Emploi-Québec.
Puisqu'il ne pouvait plus exercer son métier pour des raisons de santé, son agente et lui ont travaillé ensemble à réorienter sa carrière. Après un long processus où ils ont exploré maintes possibilités, le métier de camionneur est apparu comme une évidence, car tout ce qui entourait ce métier passionnait M. Poirier!
La formation menant à un diplôme d'études professionnelles (DEP) en transport par camion se donnait à 250 kilomètres de chez lui. « Toute la famille a dû faire des sacrifices, car nous étions éloignés cinq jours sur sept, mais cela en valait le coup! » , précise avec enthousiasme M. Poirier. Étant un homme déterminé, il a concentré tous ses efforts vers un objectif ultime : trouver un emploi. La mesure de formation - volet individu d'Emploi-Québec et l'allocation de frais de séjour hors foyer ont grandement contribué à le soutenir dans sa démarche.
Daniel Poirier est très reconnaissant envers son agente. Il lui a même remis un message de remerciements ainsi qu'une photo où on le voit avec son gros camion. « J'ai admiré tous les efforts qu'elle a faits pour moi et c'est pourquoi je tenais à lui exprimer toute ma reconnaissance » , souligne avec émotion M. Poirier. Pour l'agente, voilà un geste qui donne un sens authentique à son travail …
Chantal Filion
Centre-du-Québec
Alors que je recevais des prestations d'assurance-emploi, Emploi-Québec m'a permis de poursuivre mes études et mes stages en m'aidant financièrement. En effet, la somme qu'on m'accordait a servi à payer mes frais de subsistance hebdomadaires de même que mon transport et d'autres frais connexes (uniformes, stationnement pendant mes stages).
J'ai réalisé un rêve, celui de me réorienter et de retourner sur les bancs d'école après des années à faire un travail saisonnier. J'ai donc choisi un cours de six mois en formation professionnelle « Assistance aux bénéficiaires en établissement de santé » , qui me conduira vers un métier valorisant, bien rémunéré, qui favorise le contact humain et, surtout, qui est très recherché.
Avec l'aide d'Emploi-Québec, j'ai pu étudier en ayant moins de soucis en tête, car j'avais une sécurité financière. De plus, les agentes et agents du centre local d'emploi sont disponibles et répondent à toutes nos questions.
C'est possible de réussir, peu importe votre âge, alors n'hésitez pas à entreprendre les démarches nécessaires, vous ne le regretterez pas!
Merci, Emploi-Québec!
Pascal Poirier
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Après avoir perdu mon emploi à la Smurfit-Stone de New Richmond, je suis allé travailler à l'extérieur de la région pendant trois ans. Comme ma conjointe est propriétaire d'une entreprise dans la région de la Baie-des-Chaleurs, je voulais revenir y travailler. Grâce à Emploi-Québec, j'ai pu suivre une formation d'un an en milieu de travail pour apprendre le métier de commis aux pièces chez un concessionnaire. J'y suis maintenant directeur des pièces. Je désire donc remercier Emploi-Québec et toute l'équipe de Mauger Ford d'avoir cru en moi et de m'avoir permis de revenir travailler chez moi.
Noëlla Huard
Côte-Nord
Étant activement à la recherche d'un emploi , je me rendais plusieurs fois par semaine au CLE de ma région. N'ayant pas accès à Internet à la maison, je pouvais me servir des ordinateurs mis à ma disposition (ESSENTIEL) pour avoir accès aux emplois disponibles sur le site d'Emploi-Québec. Je pouvais également envoyer mon curriculum vitæ par télécopieur et faire des photocopies de mes documents.
Après plusieurs mois de recherche, je commençais à m'essouffler. Je faisais tout cela par moi-même. Orgueil quand tu nous tiens! Il ne me restait qu'un mois de prestations à recevoir. Le moral était à la baisse et le portefeuille aussi. Quelqu'un m'a alors conseillé de prendre rendez-vous avec un agent du CLE. Je n'avais rien à perdre et j'obtiendrais de l'information.
SURPRISE! J'aurais dû faire cette démarche au début de ma recherche d'emploi. Une agente formidable m'a accueillie, écoutée, renseignée, dirigée, elle ne m'a pas jugée et a tout fait pour que je puisse trouver un emploi au moyen des programmes offerts.
J'occupe maintenant un emploi formidable, grâce à ma démarche et surtout à des gens compétents qui sont là pour vraiment nous intégrer au marché du travail. Il existe plusieurs programmes pour nous venir en aide; il n'en tient qu'à nous de faire le premier pas.
Morale de cette histoire : Laissez votre orgueil de côté, allez consulter un agent ou une agente de votre CLE pour ne pas avoir à dire « j'aurais donc dû, avoir su! » .
Jimmy Harvey
Côte-Nord
J'ai travaillé pendant quinze ans comme opérateur-journalier chez Abitibi-Bowater (Scierie des Outardes) à Pointe-aux-Outardes. Vu le contexte économique du secteur forestier, j'ai été mis à pied en avril 2007 pour une période indéterminée.
Je me suis pris en main et je suis allé au Centre local d'emploi de Baie-Comeau pour m'informer. J'y ai rencontré une agente d'aide à l'emploi, Patsy Caissy, qui m'a aidé dans la recherche d'un nouveau départ.
En plusieurs rencontres, j'ai pu découvrir les possibilités de métiers et de professions, et aussi de formation , que m'ouvrirait un retour aux études. J'étais stressé, j'avais des craintes puisque j'avais terminé l'école il y a plus de vingt ans, mais l'agente d'emploi m'a rassuré et m'a conseillé de faire le saut.
En septembre 2007, j'ai commencé un cours de deux ans en électricité d'entretien et de construction. J'ai travaillé très fort, j'ai eu des périodes difficiles mais avec l'encouragement de mon agente, j'ai continué vers mon but : avoir un diplôme d'études professionnelles.
J'ai donc terminé mon cours en juin 2009 et reçu un Méritas pour ma persévérance. Je dois dire que sans l'aide financière d'Emploi-Québec et le soutien de mon agente d'emploi, je n'aurais pu suivre cette formation ni surtout la terminer avec succès. Et je me suis trouvé un emploi dans mon domaine, l'électricité.
Je suis fier de moi et de mes réalisations.
Jean-François Riverin
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En septembre 1998, à l'âge de 18 ans, Jean-François Riverin a été victime d'un grave accident de trois-roues qui lui a fait perdre complètement la motricité du bas du corps.
Après de longs traitements, des interventions chirurgicales multiples, une rééducation et des apprentissages pour le rendre apte à se déplacer en fauteuil roulant, Jean-François entreprenait une démarche d'intégration au marché du travail. La perspective de gagner sa vie et d'être autonome stimulait sa détermination à travailler. À cette époque, Jean-François recevait des prestations d'aide de dernier recours (contraintes sévères à l'emploi).
Sa première démarche auprès d'Emploi-Québec en 1999 lui a permis de préciser son objectif professionnel et de s'inscrire à une formation professionnelle en dessin industriel. Des contraintes consécutives à plusieurs interventions chirurgicales l'ont empêché, à ce moment-là, d'intégrer le marché du travail.
En 2005, malgré un certain scepticisme né de l'insuccès de ses démarches de recherche d'emploi antérieures et de contacts pas toujours positifs avec certains employeurs, Jean-François entreprend une démarche d'intégration au marché du travail. Avec le soutien et l'accompagnement d'Emploi-Québec ainsi que la collaboration soutenue de différents intervenants du milieu, tels le SEMO et la SAAQ, Jean-François réussit à se dénicher un emploi. De septembre 2006 à mars 2009, Jean-François travaille au Service d'assistance téléphonique et d'aide aux usagers dans une entreprise de services en technologies de l'information et en gestion des processus d'affaires reconnue mondialement.
Compte tenu du contexte économique défavorable et de son désir d'obtenir un emploi en lien avec ses intérêts et ses capacités et offrant des possibilités d'avancement, Jean-François entreprend alors, avec l'aide d'Emploi-Québec, une formation collégiale en gestion des microordinateurs et en réseautique CISCO (1545 heures), qu'il terminera en juin 2010.
« Je suis convaincu qu'avec cette formation spécialisée et mes expériences de travail, mon intégration au marché du travail sera concluante. J'encourage donc les personnes qui ont des limitations à garder espoir, à ne pas lâcher, à croire en elles et à consulter les organismes du milieu, tel Emploi-Québec, pour réussir leur intégration au marché du travail. Ça vaut la peine d'y croire et de faire appel aux bonnes ressources » , d'affirmer Jean-François.
Jean-François Poisson
Centre-du-Québec
Lorsque je me suis présenté chez Parvélo, une entreprise d'insertion, je venais de m'établir à Victoriaville. J'avais perdu l'emploi de journalier que j'avais occupé de 2003 à 2007 à Drummondville. Avant, j'avais travaillé quatre ans chez Sixpro à Notre-Dame-du-Bon-Conseil. En perdant mon dernier emploi, j'ai perdu confiance en moi et j'ai sombré dans la consommation de drogues et d'alcool. Bien entendu, j'ai commis des méfaits et j'ai touché le fond. Je suis revenu habiter chez mes parents à Victoriaville.
En juillet 2008, j'ai rencontré un agent d'aide du Centre local d'emploi de Victoriaville et, avec lui, j'ai convenu que l' entreprise d'insertion Parvélo m'aiderait à régulariser ma situation de chômeur et me permettrait d'acquérir les attitudes et comportements nécessaires pour conserver un emploi.
Mon passage chez Parvélo m'a permis de me reprendre en main et de me refaire un réseau social, d'avoir du soutien pour régler mes démêlés judiciaires et de diminuer de beaucoup ma consommation.
Après, j'ai été embauché par Peintures récupérées, où je travaille toujours. Grâce aux personnes-ressources qui m'ont soutenu, j'ai pu recevoir l'aide du SEMO (Service externe de main-d'œuvre) qui a évalué mes capacités réelles à la suite de multiples accidents qui auraient affecté ma mémoire et ma compréhension.
Je suis heureux d'être allé chez Parvélo : cela a changé ma vie, et je suis fier d'être maintenant autonome.
Ian Poirier
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Je m'appelle Ian Poirier et je suis technicien ambulancier paramédical.
Alors que j'étais sans emploi et n'avais rien à l'horizon, je caressais un rêve, soit celui de devenir technicien ambulancier paramédical et ainsi avoir la possibilité d'aider les gens de notre région. Pour y arriver, j'ai demandé l'aide d'Emploi-Québec. Mon parcours n'a pas été facile, puisque j'ai tenté quatre fois, sans succès, de m'inscrire à la formation, en 2001, 2002, 2006 et 2007. La cinquième a été la bonne et j'ai finalement prouvé hors de tout doute en 2008-2009 que ce métier était pour moi en obtenant mon diplôme de technicien ambulancier avec succès.
Tout au long de mes démarches, Emploi-Québec, par l'entremise de madame Cayouette que je remercie énormément, m'a toujours soutenu et a cru en moi. Ce n'est pas seulement de l' aide financière que nous y trouvons, mais aussi de belles valeurs humaines. En me rencontrant à plusieurs reprises, en me valorisant, m'encourageant et me motivant, madame Cayouette m'a redonné confiance en moi et fait reprendre espoir.
Merci à Emploi-Québec car je peux maintenant exercer ce que j'appelle le plus beau métier du monde.
Cédric Szwab
Estrie
En novembre 2008, la Direction régionale d'Emploi-Québec Estrie recevait, d'une professeure de l'école secondaire Montcalm de Sherbrooke, un appel concernant un de ses élèves, Cédric Szwab. Elle le décrit comme un jeune homme très dynamique avec beaucoup de détermination. Malgré ses qualités, il arrive difficilement à surmonter ses importantes difficultés d'apprentissage, qui risquent d'en faire un « décrocheur » . Toutes les tentatives pour le motiver et l'inciter à persévérer ont échoué, mais elle a fini par découvrir l'étincelle qui anime ce grand bonhomme de 15 ans : Cédric rêve de devenir boucher!
Se sentant impuissante à le « réchapper » seule, elle fait appel aux services d'Emploi-Québec pour trouver une solution. On l'adresse au responsable du Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT) à qui elle explique l'intervention et la démarche qu'elle effectue pour monsieur Szwab. Le métier de boucher de détail fait justement partie de ce programme; le responsable communique donc avec un des employeurs associés au programme, qui se montre intéressé.
Cédric a terminé ses cours en juin dernier et travaille maintenant à temps complet pour cet employeur réputé dans le domaine. Le jeune homme s'est inscrit au PAMT en août dernier, ce qui lui permettra d'apprendre son métier dans le cadre d'une démarche structurée de formation. À la fin de son apprentissage, il se verra décerner un certificat de qualification professionnelle confirmant les compétences acquises dans le métier de boucher de détail.
Cédric est convaincu qu'il a fait le bon choix et sa passion pour le métier ne fait qu'augmenter.
Sandra Édith Bonilla
Capitale-Nationale
Immigrante, seule responsable de l'éducation de quatre enfants, elle a réussi sa formation de préposée aux bénéficiaires tout en continuant de travailler.
Découvrez sa belle histoire !
Daniel Pinet
Abitibi-Témiscamingue
Tout d'abord journalier, puis expéditeur de bois d'œuvre et répartiteur, Daniel Pinet travaille depuis plus d'un quart de siècle dans l'industrie forestière dans la région de Senneterre quand il se retrouve soudain au chômage. Il décide alors de retourner aux études dans le but d'obtenir un diplôme d'études professionnelles. Il s'adresse à Emploi-Québec, dont l'un des programmes lui permet de s'inscrire à un cours qui le mènera à un DEP en mécanique de véhicules lourds. Tout au long de cette formation qui s'étend d'août 2007 à février 2009, il reçoit une allocation de formation qui lui tient lieu de salaire et qui prend en compte le fait qu'il n'habite pas chez lui et qu'il doit s'acheter des outils, des manuels, etc. « C'était bien généreux de la part d'Emploi-Québec » , commente aujourd'hui le récent diplômé, qui étudierait volontiers à temps plein s'il en avait les moyens!
DEP en main, M. Pinet avait retrouvé son optimisme : « Avec ça, j'avais bon espoir de me placer. » Mais c'était sans compter avec la crise économique et l'effondrement du secteur forestier. Les CV qu'il distribue généreusement demeurent sans réponse jusqu'au jour où lui parvient une offre d'une entreprise de Senneterre qui fabrique des maisons modulaires destinées à servir de camps forestiers ou miniers. Le poste de menuisier qu'on lui propose n'a rien à voir avec sa formation, mais qu'importe puisque c'est un salaire assuré et que ça lui permet de demeurer à Senneterre. Il accepte.
Daniel Pinet se dit totalement satisfait de ses relations avec Emploi-Québec : « J'ai eu la meilleure agente au monde et on m'a toujours adressé aux personnes compétentes. » Si jamais on lui propose un poste en mécanique de véhicules lourds à Senneterre, il l'acceptera avec enthousiasme « si, précise-t-il, les conditions de travail me conviennent » .
Daniel Leblanc
Mauricie
Après avoir été prestataire de l'aide sociale pendant plusieurs années, Daniel a participé à un projet d'employabilité qui lui a permis de trouver un emploi en entretien ménager dans un supermarché. Il a beaucoup de plaisir à côtoyer chaque jour ses collègues et la clientèle. Revenir en arrière? Il ne veut même pas y penser.
Claude Morin
Mauricie
Perdre son emploi est souvent tout un choc à encaisser! Pour s'en remettre et retrouver leur santé professionnelle, bon nombre de personnes n'hésitent pas à s'en remettre à Emploi-Québec.
C'est le cas de Claude Morin, de La Tuque en Mauricie. Après vingt ans de travail dans une entreprise locale de transformation du bois, ce père de deux enfants a décidé de retourner aux études après avoir été mis à pied pour une période indéterminée.
Conscient de son bagage scolaire insuffisant, il s'est d'abord inscrit en formation générale pour obtenir son diplôme d'études secondaires. Puisqu'il travaillait bénévolement comme secouriste et répondant en premiers soins depuis de nombreuses années, il a opté pour ce domaine et entrepris en février 2008 une formation menant à une attestation d'études collégiales en Technique ambulancière au Cégep de Sainte-Foy.
Rétrospectivement, M. Morin admet que sans le soutien d'Emploi-Québec, il n'aurait pu effectuer ce retour aux études, car il était inconcevable pour lui de travailler et d'étudier simultanément à temps plein. L'aide financière d'Emploi-Québec lui a donc permis de stabiliser sa situation et de se concentrer sur ses études.
En septembre 2009, après une démarche intensive, M. Morin est devenu ambulancier paramédical pour la Banque des techniciens ambulanciers du Québec à La Tuque.
Liliana Arcilia et Alvaro Zapata
Chaudière-Appalaches
Quand nous sommes arrivés en Beauce, à Sainte-Marie, pour trouver du travail, nous nous sommes dirigés vers Emploi-Québec afin d'y faire transférer notre dossier. M me Diane Thibodeau nous a aidés et accompagnés dans nos recherches. Dans un premier temps, elle nous a dirigés vers la formation appropriée pour améliorer notre maîtrise de la langue française. Nous avons ensuite exploré avec elle le marché du travail . Après avoir suivi, sur sa recommandation, des formations pour faciliter notre réintégration en emploi, nous avons commencé à travailler pour la Maison Dupuis et chez Bonneville portes et fenêtres.
M me Thibodeau nous a ensuite encouragés à suivre un cours de perfectionnement en français. Elle a aussi orienté mon mari vers une formation en installation et réparation des équipements de télécommunication. Nous avons aussi apprécié que M me Thibodeau nous recommande le cours d'orientation professionnelle offert par Passeport travail. Grâce à Emploi-Québec, nous avons acquis des moyens pour surmonter diverses difficultés, en particulier la barrière de la langue, et pour nous épanouir au travail tout comme dans notre quotidien. Nous recommandons les services d'Emploi-Québec aux nouveaux arrivants .
Anne Arsenault
Abitibi-Témiscamingue
Au Gala de l'entreprise, organisé par la Chambre de commerce de Val-d'Or en 2007, Plaisir de la table remporte un prix pour la qualité de son service à la clientèle. Au gala de 2009, la même entreprise obtient le Prix de la jeune entreprise « pour l'ensemble de sa gestion, sa stratégie de développement et de croissance » . À l'origine des succès de ce commerce d'articles de cuisine se trouve une jeune femme originaire de la Côte-Nord, Anne Arsenault, mère de trois jeunes garçons, qui adore cuisiner et recevoir à sa table.
En 2004, forte d'une expérience de gérante dans des commerces de vêtements et munie d'un diplôme d'études collégiales en commercialisation de la mode, Anne profite du programme Soutien au travail autonome d'Emploi-Québec qui lui assure un salaire pendant un an, le temps de lancer son entreprise. Cette aide se révélera assez déterminante : « Je ne suis pas sûre, reconnaît-elle aujourd'hui, que j'aurais mis cette entreprise sur pied sans l'aide d'Emploi-Québec. » Par la suite, Anne a recours à plusieurs reprises à la mesure de formation d'Emploi-Québec pour elle-même et pour ses employées, dont le nombre varie de quatre à sept selon l'époque de l'année : comptabilité, vente au détail, gestion du stress, gestion des ressources humaines, anglais, etc. Elle estime que ces formations ont été importantes « parce qu'elles nous ont permis de bien faire les choses, d'éviter certaines erreurs » .
Anne Arsenault fait partie d'un regroupement de femmes d'affaires de la Vallée-de-l'Or, un organisme dont elle a d'ailleurs assumé la présidence pendant quelques années. Il lui arrive d'y côtoyer des femmes ayant à affronter des difficultés qui lui rappellent son propre cheminement dans les affaires. Elle se fait alors un devoir et un plaisir de leur suggérer de recourir aux services d'Emploi-Québec.
Adam Desbiens
Côte-Nord
J'ai travaillé près de douze ans dans une scierie de la Côte-Nord. Je souhaitais depuis longtemps retourner aux études afin de développer pleinement mes talents. Les compressions dans le secteur de la forêt en 2006 m'ont donné l'occasion de me réorienter et, pour ce faire, j'ai rencontré une agente d'Emploi-Québec.
J'aimais le domaine des affaires et un orienteur professionnel m'a confirmé, après quelques rencontres, que j'avais les aptitudes pour y réussir.
Cependant, aucune formation n'était offerte à ce moment-là et j'ai dû accepter un emploi dans une agence de sécurité pour subvenir aux besoins de ma famille. Je craignais que mes chances de retour aux études diminuent avec le temps, mais ma patience a été récompensée en avril 2008 lorsque la possibilité de suivre un cours menant à une attestation d'études collégiales s'est présentée au Cégep de Baie-Comeau.
Il s'agissait d'un programme intensif d'un an. À 33 ans, cela n'a pas été facile de reprendre les études, mais je tenais à réussir et c'est avec beaucoup de fierté que j'ai obtenu mon diplôme un an plus tard.
Aujourd'hui, je travaille dans un centre de travail adapté. Pour moi, une nouvelle vie a commencé. Je remercie le CLE de Baie-Comeau de son soutien.
Prashanthini Mahathevan
Chaudière-Appalaches
Je suis arrivée au Canada le 1er mars 2007 en provenance du Sri Lanka. Je parlais seulement l'anglais et je ne savais rien de la langue française. Le Centre local d'emploi de Sainte-Marie m'a aidée en me dirigeant vers les cours de francisation à Québec, plus précisément à l'Université Laval. Ensuite, j'ai fréquenté le Centre Phœnix pour parfaire ma connaissance du français. Par la suite, j'ai pu m'inscrire à Tandem International pour une formation au logiciel de comptabilité Acomba. Puisque j'ai étudié deux ans en administration au Sri Lanka, le CLE de Sainte-Marie m'a aidée à obtenir des équivalences scolaires.
Malheureusement, je n'ai pas pu poursuivre mes études et j'ai dû avoir recours de nouveau au service du CLE pour la recherche d'un emploi. Je travaille maintenant dans un marché IGA, de même qu'à temps partiel au restaurant Le Victorien et dans une boutique. Le CLE m'a aussi aidée à comprendre le fonctionnement de l'administration canadienne ainsi que tout ce qui a trait à l'aide sociale.
Au Sri Lanka, je travaillais comme maître de poste et j'aimerais beaucoup faire le même travail au Canada. Pour cela, je sais que je dois perfectionner mon français ainsi que mon anglais. Je m'y applique chaque jour afin d'atteindre mon objectif. Le CLE a joué un rôle très important à mon arrivée au Canada. Ses conseillers m'ont fourni toute l'information nécessaire et une aide précieuse dans ma nouvelle vie ici.
Merci beaucoup!
Vincente Rangel et Liliana Pérez
Chaudière-Appalaches
Quarante-cinq jours après notre arrivée au Canada, j'ai commencé à travailler dans une entreprise située à Saints-Anges. Je ne connaissais pas le métier, mais c'était une bonne expérience pour mon premier travail au Québec. Un mois et demi après, malheureusement, j'ai perdu mon emploi. Je suis donc allé au Centre local d'emploi de Sainte-Marie où j'ai rencontré M me Thibodeau, conseillère en emploi. Elle a été très aimable avec moi et m'a beaucoup aidé dans mes recherches . Je travaille maintenant à Saint-Nicolas comme électricien, le métier pour lequel je suis formé. Quand je suis arrivé à Sainte-Marie, ma femme s'est aussi rendue au CLE pour demander de l'aide en francisation . La réponse a été très efficace et nous avons été très satisfaits du service obtenu. Le CLE de Sainte-Marie est un très bon organisme pour les immigrants qui cherchent de l'aide pour étudier ou travailler et nous recommandons pleinement ses services.
Merci beaucoup, M me Thibodeau, pour votre aide!
Patrick Aubin
Montérégie
Comme j'ai la sclérose en plaques, j'ai cherché de l'aide pour m'assurer une sécurité d'emploi. Le SEMO, organisme qui a pour mission de favoriser la formation et l'intégration en emploi des personnes handicapées de la Montérégie, a pu m'aider dans ce but.
J'ai connu le SEMO il y a environ dix ans grâce au Centre local d'emploi de Brossard. Au cours de mes démarches, j'ai rencontré un agent et j'ai passé des entrevues. Malgré mon diplôme universitaire et ma formation spécialisée en ingénierie ferroviaire, il était difficile de me trouver un emploi dans mon domaine. J'ai donc réorienté ma carrière avec l'assistance du SEMO et je me suis ensuite trouvé un emploi.
C'est par l'entremise du SEMO que j'ai pu profiter, en particulier, d'un Contrat d'intégration au travail (CIT). Il s'agit d'une mesure d'Emploi-Québec qui a pour objet de faciliter le maintien en emploi de personnes ayant un handicap ou une maladie importante qui les limite en ce qui concerne l'emploi. Avec le CIT, mon employeur a obtenu une aide financière mensuelle qui lui permettait d'adapter mon horaire de travail pour tenir compte de mes rendez-vous médicaux. L'aide financière que j'ai personnellement reçue en complément m'a été très précieuse. À présent, je suis très engagé dans les coopératives d'habitation.
Le succès en emploi, c'est nous-mêmes qui le faisons, avec la bonne volonté, la motivation et une attitude proactive.
Marie-France Appleby
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En avril 2009, voyant sa pension alimentaire diminuer, Marie-France Appleby s'est vue contrainte de faire une demande d'aide sociale. Absente du marché du travail durant plusieurs années pour prendre soin de ses quatre enfants, elle devait affronter plusieurs obstacles relatifs à son employabilité. Bien que titulaire d'un DEP en comptabilité obtenu il y a une dizaine d'années, elle avait très peu travaillé dans le domaine et n'avait ni voiture ni permis de conduire. Craignant de ne pas y arriver toute seule, madame Appleby a accepté l'aide que lui proposait le CLE Avignon de Carleton.
De concert avec son agente d'aide, madame Appleby a décidé de miser sur la recherche d'emploi, puis avec l'agente responsable de l'appariement et du placement, elle a d'abord fait le tour des offres d'emploi. Avec le concours du Service d'aide à l'emploi , elle a aussi pu mettre à jour son CV.
Début mai, le coordonnateur de la Maison des jeunes Le Trèflerie de Maria informe l'agente du service aux entreprises du CLE qu'il doit combler un poste en animation. L'agente en informe à son tour l'agente RAP (pour Recensement-Appariement-Placement) et l'agente d'aide chargée du dossier de madame Appleby, qui parlent de l'emploi à cette dernière. Comme elle a déjà fait partie du conseil d'administration de la maison des jeunes de sa ville natale, elle accepte avec enthousiasme de rencontrer l'employeur. La rencontre est concluante et le CLE accorde une subvention salariale , volet « expérience de travail » , pour permettre à madame Appleby de reprendre confiance en ses capacités et de faire valoir ses compétences. Entrée en fonction le 1er juin, madame Appleby, comme elle le dit, « tripe » sur son emploi depuis. Le jour, elle travaille à la comptabilité de l'organisme et, le soir, elle se consacre à l'animation auprès des jeunes. Marie-France Appleby, les agentes du CLE, ainsi que l'employeur qui a fait preuve d'ouverture pour lui donner sa chance, ont fait un formidable travail d'équipe.
Et depuis quelques semaines, la nouvelle animatrice songe sérieusement à obtenir son permis de conduire …
Josée Gagnon
Abitibi-Témiscamingue
Josée Gagnon travaille à la Commonwealth Plywood depuis 17 ans quand, en juillet 2006, l'entreprise de Tee Lake annonce sa fermeture. Cette mère de quatre jeunes enfants se recycle alors en caissière et en concierge jusqu'au jour où elle apprend que la commission scolaire sollicite des candidatures pour une formation en aménagement paysager. Depuis toujours passionnée de jardinage, elle s'inscrit à cette formation sachant qu'elle peut compter sur une assistance financière d'Emploi-Québec . D'octobre 2007 à novembre 2008, Josée étudie à Ville-Marie, à une heure de route de chez elle, jusqu'à l'obtention de son diplôme d'études professionnelles (DEP) en horticulture. « J'ai trouvé ça difficile, confie-t-elle, parce qu'on était assez peu actifs physiquement et que ça exigeait beaucoup d'attention. »
DEP en main, M me Gagnon décide de mettre sur pied sa propre entreprise de production en serre et d'aménagement paysager à Témiscaming. Emploi-Québec l'appuie financièrement par le truchement de la mesure de soutien au travail autonome et la caisse populaire lui consent un prêt pour s'équiper. Au printemps 2009, elle amorce sa première production dans une serre louée et offre ses services en aménagement et entretien paysagers. À l'automne 2009, elle installe une serre derrière la maison familiale. « Beautécour » (c'est le nom de son entreprise) a désormais pignon sur rue. Pour le moment, M me Gagnon travaille seule, mais elle prévoit engager deux ou trois personnes d'ici quelques années.
Josée Gagnon reconnaît que son projet n'aurait pas vu le jour sans l'aide d'Emploi-Québec. Elle doit également une fière chandelle à son conjoint qui l'a soutenue et encouragée dans les moments difficiles.
Joany L'Écuyer Noiseux
Montérégie
En décembre 2008, j'étais étudiante et cherchait un emploi qui pourrait me permettre de développer mes compétences dans mon domaine d'études, soit la communication et les relations publiques. Idéalement, mon futur employeur devrait tenir compte de mon horaire de cours à l'université.
En naviguant sur Internet à la recherche d'offres d'emploi intéressantes, j'ai découvert, par hasard, le service de Placement étudiant. Je connaissais Emploi-Québec, mais pas son site Internet de recherche d'emploi s'adressant exclusivement à la communauté étudiante. Deux semaines après mon inscription, sans avoir postulé pour un emploi en particulier, j'ai été convoquée en entrevue pour un emploi dans la fonction publique québécoise. Drôle de coïncidence : il s'agissait du poste d'agente de promotion du Placement étudiant en Montérégie! À ce titre, j'ai eu la chance d'appliquer « sur le terrain » la théorie apprise à l'école et d'avoir un horaire convenable, me permettant d'allier travail et études.
Je conseille fortement aux étudiants et étudiantes à la recherche d'un emploi d'été ou d'un stage de s'inscrire au Placement étudiant. Pourquoi? Parce que ça fonctionne! C'est facile, gratuit, et en plus on y trouve des emplois stimulants partout au Québec. Les employeurs peuvent consulter les candidatures en ligne et communiquer rapidement avec les personnes inscrites. Pour ma part, cela a été merveilleux!
Francine Nadeau
Centre-du-Québec
Je m'appelle Francine Nadeau et j'ai travaillé comme couturière au cours des 25 dernières années mais après avoir été opérée au coude gauche pour une épicondylite, je ne suis plus capable d'accomplir ce travail. Lorsque je me suis présentée pour une rencontre de groupe au Centre local d'emploi de L'Érable, on m'a proposé de retourner à l'école pour me réorienter dans un autre domaine, après l'obtention d'une AEC en bureautique et immersion anglaise. Au début, je ne pensais pas y aller, pas parce que je n'aime pas l'école, mais bien parce que je croyais être trop âgée pour retourner aux études … J'ai repensé un certain temps à cette proposition, d'autant plus que j'avais passé les tests de réorientation avec succès. Au début des cours, je ne me sentais pas à ma place parce que les autres élèves étaient plus jeunes que moi et plusieurs avaient beaucoup plus de connaissances en informatique, alors que je n'y connaissais pas grand-chose : je savais ouvrir un ordinateur et envoyer des messages, mais sans plus. Je me suis finalement dit que j'étais capable étant donné que j'aime apprendre de nouvelles choses. J'ai dû relever beaucoup de défis tout au long des cours, surtout en anglais. J'ai même failli abandonner, mais aujourd'hui je suis fière de moi. C'est le Centre local d'emploi de L'Érable qui ma donné la chance de retourner à l'école et c'est là que j'entame actuellement mon stage d'agente de bureau. Je recommande à tous ceux et celles qui comme moi veulent faire des études de venir rencontrer le personnel du centre, que je remercie de m'avoir aidée.
Adam Vallières
Chaudière-Appalaches
Je m'appelle Adam Vallières et je souhaite raconter mon expérience dans le cadre du projet Jeunes en action , auquel j'ai participé du 23 février au 14 août 2009. Ce projet m'a été offert par mon agente d'Emploi-Québec (la meilleure qui soit!). Alors que j'étais décrocheur et que je ne savais pas où aller, que rien ne m'intéressait, j'ai amorcé ce projet en me disant que ça allait m'aider à rebâtir ma vie sociale et que je finirais peut-être par trouver une voie qui ne serait pas si pire. Avec l'aide du personnel compétent du Carrefour jeunesse emploi, j'ai fini par me trouver des intérêts, aussi minimes soient-ils. Tous ces éléments ont mené à un succès auquel je ne m'attendais pas : trouver quelque chose qui m'intéresse et me passionne. J'ai commencé une formation d'agent de conservation de la faune avec un grand sourire, beaucoup de motivation et plein de reconnaissance.
En plus de trouver un choix de carrière, j'ai acquis plein de connaissances utiles grâce aux activités telles que l'ébénisterie et le travail à la ferme. De plus, je me suis fait quelques amis avec qui j'ai passé de bons moments. J'ai même trouvé quelque chose d'inattendu, « l'Amour » , grâce à une simple question de mon intervenante qui a su lire en moi et m'aider à me l'avouer à moi-même. Bref, mon passage dans Jeunes en action a totalement chamboulé ma vie. Le projet m'a rempli de motivation, alors que j'en manquais énormément, et ça m'a apporté plein de bons souvenirs que je n'oublierai jamais.
Je tiens à remercier personnellement Marjolaine Larochelle, agente d'Emploi-Québec, Stéphanie Poulin, intervenante au CJE, Simon Auger, conseiller en choix de carrière au CJE et tous ceux et celles qui rendent ce projet possible.
Pauline Beaudry
Estrie
À sa première rencontre avec une agente d'Emploi-Québec, Pauline Beaudry venait de terminer un baccalauréat, tout en s'occupant de ses neuf enfants. Nouvellement diplômée, elle croyait que le marché du travail s'ouvrirait facilement à elle. Cela ne s'est pas passé comme elle l'espérait, l'obligeant à recourir à l'aide sociale.
Comme première expérience de travail, elle profite d'une mesure d'insertion en emploi , d'une durée de six mois, en tant qu'intervenante sociale. Tout va bien mais, à la fin, l'organisme pour lequel elle travaillait ne peut, par manque de budget, la garder à son service, même s'il aurait souhaité le faire. Voilà M me Beaudry de nouveau à la recherche d'un emploi.
Elle trouve un emploi à temps partiel dans une maison d'hébergement pour personnes souffrant de maladie mentale. Puis vient un autre emploi à temps partiel à l'organisme Virage Santé mentale.
Aujourd'hui, elle est directrice générale chez Virage. Et depuis cet automne, une fondation qui vient en aide aux familles démunies de la MRC du Haut-Saint-François porte son nom et elle a comme porte-parole officiel le magicien Alain Choquette.
Selon M me Beaudry, c'est l'aide-conseil, le soutien et l'accompagnement de son agente d'emploi (qu'elle nomme son ange) qui a fait toute la différence. Son agente croit plutôt qu'elle lui a simplement offert les outils dont elle avait besoin. Toutes les deux ont probablement raison!
Joyce Wallace
Chaudière-Appalaches
Mon histoire a commencé il y a dix ans, quand je suis tombée amoureuse d'un Québécois lors d'un voyage touristique au Canada. Après trois ans d'amour à distance, j'ai quitté le Mexique pour épouser l'homme de ma vie.
Le fait d'avoir laissé ma carrière universitaire et mon indépendance personnelle a été difficile. Je me trouvais seule et isolée dans un milieu où on parlait une langue que je ne connaissais pas.
J'ai vite compris que le manque de familiarité avec la langue française mettait ma vie d'immigrante entre parenthèses. Je n'avais pas de temps à perdre! Alors, j'ai appris le français comme un perroquet. Je répétais les phrases que j'entendais et j'arrivais ainsi à me débrouiller.
Pour intégrer le marché du travail, j'avais besoin de maîtriser le français écrit. Alors, Emploi-Québec m'a aidée et orientée vers les cours appropriés. Deux mois après avoir amorcé ces cours, j'ai été engagée comme agente de crédit dans une entreprise internationale à Sainte-Marie.
Virginie Fréchette
Mauricie
Dans la vie, chacun se fait un peu son cinéma … Virginie Fréchette, de Shawinigan, voulait plutôt en faire une carrière! Grâce à la mesure Jeunes volontaires d'Emploi-Québec, elle a pu concrétiser ce scénario et réaliser un long métrage documentaire de 90 minutes consacré à l'univers médiéval fantastique du Duché de Bicolline, vaste domaine réservé aux jeux de rôle grandeur nature où chaque année, pendant cinq jours, près de 2000 participants et participantes accourent à Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie.
Mentionnons qu'après trois années de tournage, plus de cent entrevues et près de trois cents heures d'images exclusives, le film Bicolline, le jeu des jeux , a été présenté en avant-première le 24 octobre à l'Espace Shawinigan, devant plus de 400 personnes vêtues pour la plupart en costumes médiévaux. Même si la réalisatrice n'avait pas encore de distributeur, elle entendait présenter son œuvre dans des festivals de cinéma, ici et ailleurs.
Pour cette diplômée universitaire en cinéma et littérature, Jeunes volontaires aura permis de développer ses compétences et d'acquérir une expérience professionnelle précieuse, sous le parrainage d'artistes professionnels qui l'ont mis en contact avec les acteurs du milieu. Elle occupe depuis un poste de réalisatrice-productrice dans une entreprise régionale spécialisée dans la production de vidéos d'entreprise et de fiction.
Dans la catégorie « jeune, volontaire, cinéaste et heureuse » , la gagnante est assurément … Virginie Fréchette!
Natalia Zelensky
Montréal
Après vingt cinq années à occuper des emplois de bureau, j'ai commencé à travailler dans un entrepôt. Même si, au début, j'étais très nerveuse, j'ai surmonté mes craintes et je me suis peu à peu rendu compte que ce type de travail me convenait beaucoup plus que je ne n'aurais pu l'imaginer. Toutefois, après trois ans, j'ai perdu mon emploi au sein de l'équipe de contrôle des stocks de cet entrepôt. Je me suis immédiatement mise à la recherche d'un poste semblable, mais malheureusement, je ne possédais pas la carte de compétences nécessaire pour utiliser les diverses machines avec lesquelles il faut travailler. C'est pourquoi j'étais folle de joie lorsque j'ai vu la publicité au sujet du programme financé par Emploi-Québec . Au départ, j'ai été accueillie avec scepticisme, ma taille et ma carrure ne correspondant pas vraiment à celles d'une femme désireuse de travailler dans un entrepôt. Je suis une ancienne ballerine et j'ai besoin du mouvement dans ma vie. Au fond de moi, je savais qu'il me fallait occuper un emploi exigeant mouvement et productivité.
Le cours lui même a été tout simplement fantastique et, même s'il a été donné entièrement en français, je n'ai fait l'objet d'aucune discrimination en tant qu'anglophone. J'ai dû travailler fort et incorporer à ma routine du samedi la visite à la bibliothèque, mais au bout du compte, j'ai réussi, tout en prenant grand plaisir à suivre le cours. Le formateur, le conseiller et les gens du Centre des femmes ont été incroyables, me donnant toute l'aide requise pour relever les défis qui se sont présentés, peu importe leur nature.
Je suis heureuse de dire que je travaille actuellement dans un entrepôt où on me laisse faire autre chose que de déplacer de petites caisses! Je mesure 1 mètre 58 et je conduis des chariots élévateurs dotés d'extensions de plus de 4 mètres servant à transporter des pièces d'aéronefs! On m'a même confié d'autres responsabilités : je travaille parfois dans l'aire de chargement, aux stocks, et je fais partie d'une équipe spéciale chargée de déplacer et de contrôler des caisses de matériel.
Je suis la seule femme de tout l'entrepôt, mais je me sens acceptée des autres. Bien que je sois couverte d'huile, de poussière et de saleté lorsque je quitte l'entrepôt, une fois chez moi, je suis toujours la même femme. J'ai été acceptée par mes collègues sans devoir changer ce que je suis, et je les ai acceptés de la même manière. Nous nous vouons un respect mutuel.
Je lève mon chapeau à Emploi Québec. Croyez-moi, il m'a fallu franchir bien des obstacles pour arriver où j'en suis aujourd'hui, mais l'aide qui m'a été fournie a grandement facilité les choses.
Marc-Olivier Bérubé
Montérégie
Sans le programme de Soutien au travail autonome (STA), je n'aurais jamais pu lancer ma propre entreprise. Grâce à l'appui d'Emploi-Québec, j'ai pu, dès le début, me consacrer entièrement à mon projet. Et puisque, pour ce faire, je recevais un soutien financier, j'ai pu prendre le temps nécessaire et si précieux pour planifier, réfléchir, calculer, bref pour partir du bon pied. L'aspect financier est très préoccupant lorsqu'on démarre son entreprise et, pour moi, le fait de ne pas avoir eu à m'en soucier a été déterminant.
Cela fait maintenant deux ans que mon entreprise, DSE Solutions, spécialisée dans le commerce international, fait des affaires prospères. Évidemment, je recommande à quiconque a un projet sérieux en tête de soumettre une demande à Emploi-Québec. J'ai d'ailleurs déjà encouragé trois personnes à participer au STA. Les agents et agentes d'Emploi-Québec ont réellement à cœur notre réussite et les démarches sont simples et courtes.
Natacha Lévesque
Bas-Saint-Laurent
Je m'appelle Natacha Lévesque et j'ai 20 ans. Durant mon enfance et mon adolescence, j'ai été placée en famille d'accueil. Je n'ai donc pas eu la chance d'avoir un appui financier parental pour mon retour à l'école. J'ai eu recours à Emploi-Québec une première fois afin d'obtenir de l'aide pour payer mes frais scolaires. Cette demande a été refusée parce qu'il n'y avait pas deux ans que j'avais arrêté les études. Je voulais alors travailler, ramasser de l'argent pour ensuite retourner à l'école, mais je n'ai pas réussi. Après un certain temps, je suis retournée à Emploi-Québec. J'ai été acceptée et, depuis, je vais à l'école. J'ai un très bon rendement scolaire malgré tout ce que j'ai vécu durant la dernière année. J'ai perdu beaucoup de gens de mon entourage (amis, cousins) et j'ai dû surmonter de gros problèmes familiaux. Cependant, cela n'a pas nui à mes résultats scolaires. Grâce à Emploi-Québec, je n'ai plus à me soucier des moyens de trouver l'argent nécessaire pour l'inscription et mes livres d'école. Cela me permet d'avancer rapidement. J'ai la volonté de terminer mon diplôme d'études secondaires (DES) puisque je vise le diplôme d'études collégiales (DEC) en travail social.
Je suis prête à recommander à quiconque les services d'Emploi-Québec. J'ai eu le soutien constant d'une agente très efficace, Marie-Denyse Bérubé, qui a toujours su être disponible et surtout compréhensive avec son sourire réconfortant dans les pires moments.
Merci beaucoup!
Jean Ouellet
Laurentides
À l'automne 2007, Jean Ouellet réalisait des courts métrages qu'il mettait ensuite en ligne. Passe-temps, curiosité? Pas du tout! Il le faisait dans le cadre d'un cours offert par la Commission scolaire des Laurentides. Six mois plus tard, il se retrouve chez Digidub, une entreprise de Sainte-Adèle spécialisée dans le doublage de films.
Jusque-là, et depuis 1998, Jean était sans emploi. Les cours qu'il a suivis à la Commission scolaire des Laurentides et qui lui ont ouvert la voie n'étaient pas de niveau technique ou professionnel mais de niveau préscolaire. Jean est parti de loin. Avec l'appui de sa conseillère à Emploi-Québec et l'encouragement d'Intégration Travail Laurentides, et grâce à un employeur qui croyait en lui, il a bénéficié d'un soutien à la fois efficace et humain, qui l'a accompagné dans sa démarche, au rythme de ses ambitions. Encore fallait-il que l'homme soit à la hauteur, et il l'a été!
Depuis, Jean découvre la vie sous l'angle d'un travailleur actif. Il travaille maintenant à temps plein dans le domaine de l'adaptation française des films, et plus spécifiquement de la détection cinématographique. De son propre aveu, son intégration en emploi a été une renaissance pour lui. C'est arrivé un bon matin, lorsqu'il s'est dit : « Hé, Jean, mon homme, tu commences lundi! »
Pierre Rivard
Mauricie
Affecté d'un handicap auditif depuis sa naissance, M. Pierre Rivard est, depuis plus de cinq ans, journalier chez Hardy Filtration de Trois-Rivières, entreprise spécialisée dans la fabrication de filtres industriels et commerciaux. Auparavant, il avait exploité une entreprise agricole pendant de nombreuses années.
Grâce à une intervention du Service externe de main-d'œuvre (SEMO) de la Mauricie, M. Rivard a pu effectuer une démarche qui a favorisé son intégration en emploi dans une entreprise qui a su tenir compte de ses limitations tout en misant sur ses forces et ses aptitudes personnelles.
Le Contrat d'intégration au travail qui le lie à Hardy Filtration permet à l'entreprise de recevoir une compensation financière d'Emploi-Québec pour les accompagnements que requièrent les limitations fonctionnelles de M. Rivard.
Un bel exemple d'intégration en emploi d'une personne qui a beaucoup à offrir à son employeur!
Jenny Bouchard
Côte-Nord
Je venais tout juste d'avoir ma petite fille quand j'ai vraiment ressenti le besoin de me construire une carrière solide. Ayant peu de ressources financières, un agent m'a parlé du Centre local d'emploi. Une fois qu'il m'a fait prendre connaissance de tout ce qu'on m'offrait, de toute l'aide et du soutien financier qu'on pouvait m'apporter, on m'a fourni tout le matériel nécessaire en plus de me verser une rémunération pour bâtir une carrière d'avenir. Grâce à cette aide, j'ai étudié pendant deux ans sans m'endetter. J'ai maintenant une belle et longue carrière devant moi comme infirmière auxiliaire. Qui l'aurait cru?
David Boustouller-Durand
Estrie
Âgé de 22 ans et prestataire de l'assistance-emploi, M. Boustouller-Durand avait peu d'expérience de travail. Il a rencontré une agente d'Emploi-Québec pour s'informer sur les services d'emploi.
M. Boustouller-Durand avait déjà fait des démarches auprès du Centre d'études professionnelles de Saint-Jérôme et s'était inscrit à la formation en conduite de camion, cours donné à Sherbrooke. Il attendait une réponse pour savoir si sa candidature allait être acceptée.
Après sa rencontre avec l'agente d'Emploi-Québec, il a accepté de participer aux programmes Alternative jeunesse et Mesure de formation pour le diplôme d'études professionnelles (DEP) conduite de camion. Il a entrepris sa formation avec motivation, s'est adapté au groupe et a réussi ses cours. Sa plus grande difficulté a été de se trouver un stage, étape nécessaire pour obtenir son diplôme.
Même une fois sa formation terminée, il a poursuivi sa recherche de stage avec beaucoup de détermination. Il a obtenu de l'aide d'appoint de son agente et en salle multiservice pour s'outiller dans sa recherche d'un stage ou d'un emploi comme chauffeur de camion dans les régions de Sherbrooke et Montréal. Une lettre d'admissibilité au programme Découvrir lui a été remise pour l'aider dans ses démarches.
Après trois mois de recherches intensives, il a trouvé un emploi de chauffeur de camion pour une entreprise de Granby, qui a accepté de devenir son milieu de stage. Il a finalement obtenu son diplôme officiel et il conduit maintenant un camion sur de longues distances au Canada et aux États-Unis.
Marie-line et Nancy Charbonneau
Lanaudière
Un cheminement vers la réussite qui débute par la volonté de deux sœurs, mères de jeunes enfants, d'intégrer le marché du travail afin d'acquérir leur autonomie financière. M mes Marie-line et Nancy Charbonneau, de la MRC de D'Autray, dans la région de Lanaudière, n'avaient pu terminer leurs études secondaires et constataient la difficulté de trouver et de conserver un emploi. En effet, Marie-line avait laissé les études au cours de sa première année du secondaire et Nancy après sa troisième secondaire.
Prestataires de l'aide financière de dernier recours, elles se tournent alors vers leur agente d'aide à l'emploi du Centre local d'emploi de Berthierville, M me Diane Lincourt. Marie-line et Nancy, informées des services offerts par Emploi-Québec, font part à madame Lincourt de leur souhait d'entreprendre une démarche d'employabilité qui pourrait améliorer leurs conditions de vie. Partant de leur bagage scolaire respectif, elles profiteront de services d'orientation et de la Mesure de formation . Cheminant d'abord chacune de son côté, elles se rejoindront par un heureux hasard en s'inscrivant au même programme de formation. Persévérantes et déterminées, encouragées par leurs professeurs ainsi que par leur agente d'aide à l'emploi, elles obtiendront simultanément leur diplôme d'Assistance à la personne en établissement de santé.
Le marché du travail de Lanaudière compte maintenant deux nouvelles diplômées dans le domaine de la santé, un secteur qui offre des perspectives d'emploi favorables. Marie-line et Nancy Charbonneau ont à leur actif une expérience de travail directement liée à leur formation, même si elles n'ont obtenu leur diplôme que récemment. Et l'une d'elles a déjà un emploi.
Céline Tremblay
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2004, je me suis retrouvée dans l'obligation de gagner ma vie. Soutien de famille, sans diplôme et sans expérience de travail récente, j'ai vite constaté qu'il serait très difficile de me trouver un emploi.
C'est au Centre local d'emploi d'Emploi-Québec que j'ai trouvé les clés pouvant m'ouvrir les portes. L'agente d'aide à l'emploi qui m'a reçue m'a informée des services offerts et m'a aidée à élaborer mon plan d'action.
Mes échanges avec elle et la réflexion sur mon retour au travail m'ont convaincue de retourner aux études. À 38 ans, ça n'allait pas de soi. Mais avec l'appui financier d'Emploi-Québec, j'ai entrepris en août 2005 une formation en électromécanique de systèmes automatisés, un programme d'une durée de 1800 heures.
Bien sûr, je n'ai pas choisi le chemin le plus facile : un métier non traditionnel, une formation intensive de deux ans et deux enfants à la maison. Cependant, la volonté de réaliser mes rêves et l'encouragement ainsi que le soutien financier d'Emploi-Québec m'ont permis d'atteindre mon but et d'obtenir un diplôme d'études professionnelles.
Par la suite, après un séjour dans un club de recherche d'emploi , je me suis inscrite à une formation professionnelle en mécanique industrielle que j'ai terminée avec succès.
Avec deux diplômes en main, des notions de recherche d'emploi et une détermination à toute épreuve, je me suis trouvé un emploi assez rapidement. Enfin, un défi relevé : j'avais intégré le marché du travail.
Aujourd'hui, je travaille dans une entreprise de fabrication de machinerie agricole à plein temps et dans mon domaine d'études. Mon employeur et mes collègues de travail apprécient mon travail. J'en suis très fière.
Je suis heureuse d'avoir su profiter des services que m'a offerts Emploi-Québec. J'ai pu ainsi réaliser mes rêves et même davantage.
J'encourage les personnes qui doivent affronter des situations comme la mienne à faire comme moi et à demander l'aide d'Emploi-Québec et des ressources du milieu pour concrétiser leurs projets et faire leur marque sur le marché du travail.
André Lalonde
Estrie
En 2007, M. Lalonde a déposé une demande d'aide financière de dernier recours, car il ne recevait plus de prestations d'assurance-emploi. À cette époque, son fils de 21 ans vivait avec lui. Il avait de l'expérience de travail à titre de journalier et d'employé d'entretien ménager. M. Lalonde a un handicap à la main droite, ce qui le limite dans le type d'emploi qu'il peut occuper. De plus, il souffrait alors d'une dépression. Malgré ces difficultés, il désirait faire appel aux services publics d'emploi. Il a rencontré une agente de ces services, qui a fait l'évaluation de son employabilité. Elle a suggéré à M. Lalonde de s'assurer auprès de son médecin qu'il était apte à l'emploi. Il a ensuite rencontré l'agente qui administre le programme PAAS ( Devenir ). Pendant trois mois, il a occupé un poste d'entretien à l'Accueil Notre-Dame. L'expérience s'est ensuite poursuivie chez le même employeur pendant une période de cinq mois, grâce à une subvention salariale . Par la suite, il a été engagé à l'Accueil Notre-Dame comme préposé à l'entretien. L'employeur se dit très satisfait du travail de M. Lalonde, qui ne reçoit plus d'aide financière d'Emploi-Québec puisqu'il a retrouvé sa pleine autonomie.
M. Lalonde est maintenant le formateur désigné pour les gens que le CLE adresse à cet employeur dans le cadre du programme PAAS.
Sophie Bouchard
Capitale-Nationale
M me Sophie Bouchard, lauréate du prix Coup de cœur du jury du 9 e concours Mérite à la formation des travailleuses et travailleurs, a reçu son prix des mains du sous-ministre adjoint aux opérations d'Emploi-Québec, M. Claude Blouin.
Après avoir vécu dans la rue dès l’âge de 16 ans, cette jeune femme a réussi à surmonter ses difficultés. Elle occupe maintenant un poste d’assistante aux bénéficiaires dans un établissement de santé.
Ghislain Dufresne
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Je m’appelle Ghislain Dufresne et j’ai obtenu mon diplôme d’ambulancier en octobre 2008.
En novembre 2000, je me suis retrouvé à l'assurance-emploi, soutien familial, avec une troisième année du secondaire. J'ai toujours été intéressé par le domaine de la santé, mais je n'avais ni les préalables ni la formation pour accéder à ce genre d'emploi. J'ai demandé l'aide du Centre local d'emploi (CLE) de La Côte-de-Gaspé afin d'entreprendre une démarche que je voulais réaliste et réalisable.
À 37 ans, je suis retourné sur les bancs d'école. J'ai dû travailler très fort pour acquérir les préalables exigés pour ensuite attendre d'être admis à l'attestation d'études collégiales (AEC) en technique ambulancière. Ce fut une période difficile, tantôt au chômage, parfois même sans revenu, avec deux enfants aux études.
Puis en 2007, dans un souci de répondre à la demande de main-d’œuvre dans le domaine ambulancier, Emploi-Québec achète des places en prévision d’une formation dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, ce qui me permet enfin d’entreprendre le cours tant convoité. Dès l’obtention de mon diplôme, j’étais engagé par la firme Radisson.
J’ai maintenant 46 ans et grâce à Emploi-Québec, je travaille dans ce que j’aime. Ma persévérance m’a bien servi et j’ai toujours pu compter sur le soutien et l’encadrement de mon agente pour répondre à mes inquiétudes et m’encourager à poursuivre ma démarche. Je peux vous confirmer qu’avec la motivation, peu importe l’âge et les contraintes qui peuvent se présenter, il faut croire en soi et foncer.
Patrick Julien
Mauricie
Comme ses collègues de la scierie Commonwealth Plywood à La Tuque, Patrick Julien a été licencié à la fermeture de l'entreprise en 2004 en raison de la crise qui affecte les industries du secteur forestier.
Ayant fait le choix de réorienter sa carrière, M. Julien, malgré l'éloignement de sa famille demeurant toujours à La Tuque, s'est inscrit à une formation menant à l'obtention d'un double DEP en électromécanique et en mécanique industrielle, d'une durée de 2310 heures, au Centre de formation Vision 20/20 de Victoriaville.
M. Julien s'est d'ailleurs particulièrement investi pour développer ses compétences, acquérir une nouvelle qualification et atteindre ses objectifs professionnels. En 2007-2008, il a même été le représentant des élèves au conseil d'établissement. Et au terme de sa formation, il a reçu le prix du mérite étudiant décerné à la personne s'étant le plus illustrée dans son groupe, notamment en raison de sa persévérance et de sa ponctualité.
Diplôme en main, M. Julien a été embauché par Hydro-Québec où il travaille depuis deux ans comme électromécanicien à la centrale de La Tuque.
Pour Patrick Julien, le soutien accordé par Emploi-Québec a été déterminant dans sa réussite scolaire étant donné qu'il devait habiter à l'extérieur de sa localité (séjour hors foyer). De plus, l'augmentation de l'allocation liée au programme de soutien aux travailleurs du secteur forestier lui a permis de ne pas travailler pour subvenir à ses besoins durant ses études. C'est donc sans hésitation que cet homme énergique recommande les services d'Emploi-Québec.
Christian Rodrigue
Chaudière-Appalaches
Bien que je souffre d’un problème de vision important qui a influencé mon cheminement, j’ai fondé, il y a près d’un an et demi, mon entreprise Au bout du fil CR inc.
Avant d’en arriver là, j’ai expérimenté différentes voies. Mon cheminement scolaire m’a conduit à des études universitaires que j’ai terminées avec succès en administration des affaires.
Grâce à différents programmes d’Emploi-Québec, j’ai obtenu des emplois variés qui m’ont permis de développer des compétences que j’applique aujourd’hui dans la conduite de mon entreprise.
Récemment, j’ai pu profiter du programme de Soutien au travail autonome offert par Emploi-Québec en collaboration avec le Centre local de développement. Grâce à ce programme, j’ai pu développer mon concept d’entreprise.
J’offre des services téléphoniques de tout genre : sondage, mise à jour des coordonnées de la clientèle, recherche de rendez-vous pour des courtiers en assurances, service après-vente en impartition ainsi que logistique d’événements. Je compte bien d’ici quelque temps, si mon entreprise se développe comme je le souhaite, pouvoir embaucher du personnel.
Ma détermination et le soutien reçu me permettent aujourd’hui d’être à la tête d’une petite entreprise.
Merci à tous les intervenants qui m’ont offert leur soutien et n’hésitez surtout pas à faire appel à mes services!
Geneviève Lévesque
Montérégie
Quand j’étais à l’université, on entendait parler d’un programme qui nous permettait de concevoir un projet qui nous tenait à cœur, c’était presque un mythe! J’ai donc décidé de me renseigner auprès de mon centre local d’emploi, où Jeunes volontaires m’a été présenté.
Je me suis lancée dans cette aventure, car je réalisais qu’aucun boulot ne correspondrait parfaitement à mes intérêts. Je voulais créer mon propre emploi en promotion et diffusion artistique, mais je n’avais pas encore l’expérience nécessaire. Jeunes volontaires arrivait donc à point!
Au cours des dix mois qu’a duré la mise sur pied de mon projet, j’ai acquis une forte confiance en moi : j’ai découvert que j’étais capable de lancer ma propre entreprise! À tous ceux qui hésitent à participer à Jeunes volontaires, je dis : « Essayez, vous n’avez rien à perdre, tout à gagner. Que ce soit l’expérience, la découverte d’une passion ou une rencontre qui vous mènera sur un autre chemin auquel vous n’auriez pas pensé. »
Cela fait un an que j’ai fondé Artêria et je représente une quinzaine d’artistes peintres et de photographes. En 2009-2010, je prendrai part à de nombreuses expositions internationales, notamment à Tokyo, Melbourne, New York et Istanbul, pour promouvoir le talent d’artistes québécois.
Louise Vaillancourt
Bas-Saint-Laurent
C'est avec plaisir que je vous fais part de l'expérience que j'ai vécue dans ma démarche pour réintégrer le marché du travail.
Après le décès de mon conjoint, j'ai vendu les actions de la ferme. Étant devenue soutien familial avec trois enfants à charge, je désirais réintégrer le marché du travail dans un emploi à temps partiel. Je me suis donc présentée au Centre local d'emploi de Rivière-du-Loup.
Après discussion avec l'agente d'Emploi-Québec, elle m'a adressée au Club de recherche d'emploi du KRTB et j'ai rencontré l'équipe de Bioglobe, une entreprise de formation, pour évaluer mes compétences en comptabilité. Par la suite, j'y ai fait un stage d'une durée de 15 semaines en comptabilité informatisée, pour l'apprentissage de différents logiciels et le perfectionnement de mon français et de mon anglais, avec l'appui d'un personnel toujours disposé à m'aider dans mes apprentissages et mes démarches de recherche d'emploi.
Actuellement, je travaille comme vérificatrice chez Transport Morneau de Rivière-du-Loup. Pour occuper cette fonction, j'ai reçu une formation supplémentaire de trois mois au sein de l'entreprise.
J'apprécie grandement l'aide que m'a apportée Emploi-Québec et particulièrement celle de mon agente, M me Estelle Dubé, qui m'a soutenue tout au long de mon parcours. Cette aide a été précieuse pour moi, je dirais même indispensable. Elle m'a permis d'atteindre mes objectifs d'autonomie financière et personnelle.
Émilie D’Amboise
Nord-du-Québec
M me Émilie D'Amboise est mère monoparentale de deux jeunes enfants.
Émilie avait un rêve et une passion … elle voulait devenir ambulancière! Elle a rencontré des ambulanciers afin de parler avec eux de leur métier avant même que le Centre d’études collégiales de Chibougamau ait annoncé son intention de donner la formation . Elle était bien déterminée à aller jusqu’au bout de son rêve.
« En septembre 2007, quand j'ai appris que le cours se donnerait, j'ai tout de suite fait les démarches pour me renseigner plus en détail sur le métier. Je suis allée chercher des livres à la bibliothèque afin d'acquérir des connaissances sur la biologie ainsi que sur les interventions des premiers répondants. De plus, comme je voulais absolument être en excellente forme pour réussir les examens médicaux, je n'ai pas hésité et je me suis mise à l'entraînement sans tarder. »
Émilie a terminé avec succès sa formation en février 2009. Depuis qu'elle exerce son nouveau métier, elle vit des expériences plus qu'enrichissantes. « Je rencontre des cas parfois très difficiles, mais le fait de pouvoir aider les gens m'attire beaucoup et le contact avec eux me procure une énergie très stimulante. J'exerce un métier vraiment merveilleux et je remercie Emploi-Québec d'avoir contribué à faire de mon rêve une réalité! »